
Le sentiment des marchés s’est considérablement amélioré ces derniers jours, mais ne laissez pas la hausse des cours vous induire en erreur. La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine continue de faire rage.
L’industrie financière s’inquiète toujours du prochain tweet du président Trump, et du moment où le président américain, avec sa célèbre impulsivité, dira quelque chose qui poussera le président chinois Xi et son équipe de négociateurs au-delà du point de non-retour.
Franchement, je comprends et apprécie les raisons pour lesquelles Trump a adopté une ligne dure avec les Chinois.
Le président, quoi qu’on puisse penser de lui, essaie de contraindre le gouvernement chinois à changer sa politique – laquelle consiste essentiellement à fermer les yeux sur les agissements des sociétés chinoises qui volent la propriété intellectuelle (PI) des entreprises américaines.
Cependant, il ne s’agit pas toujours de vols de PI clairs et nets.
Lorsque des entreprises américaines veulent s’installer en Chine, il leur faut souvent passer par un partenariat avec une entreprise chinoise, et mettre en place ce qu’on appelle un transfert de technologie.
Voici les explications de Jeff Mason, reporter à l’agence Reuters, sur le sujet des transferts de technologie :
« Les entreprises américaines disent se sentir souvent obligées de fournir le savoir-faire technologique associé à leurs produits à leurs partenaires chinois, aux autorités locales ou aux régulateurs chinois comme condition préalable à leur installation en Chine. Le gouvernement américain déclare que, par la suite, cette technologie est souvent transmise et utilisée par les concurrents chinois. »
Depuis des années, les États-Unis et d’autres entreprises internationales se plaignent que les officiels du gouvernement chinois les forcent à révéler des secrets industriels et de la propriété intellectuelle pour accéder au marché chinois. Et selon le secteur où évolue la société, Beijing peut exiger que la société souhaitant entrer en Chine mette en place une joint-venture avec une entreprise chinoise – et que ladite entreprise ait une part majoritaire dans la joint-venture.
Une joint-venture, en deux mots, c’est lorsque deux entreprises se rassemblent pour en créer une troisième. Souvent, la Chine demande à ce que le partenaire chinois (de ces deux entreprises qui en forment une troisième) devienne majoritaire dans la nouvelle entité.
Bref, la Chine a beau répéter depuis des années que ces exigences en matière de transfert de technologie ne sont pas inscrites dans leurs lois, les entreprises américaines ne savent que trop bien que faire affaire avec la Chine est soumis à conditions.
Changeons maintenant de sujet…
Nous n’abandonnons pas Control4 pour l’instant
Le 9 mai 20198, Control4 Corporation (NASDAQ : CTRL) a annoncé que SnapAV avait offert d’acquérir la société pour 23,91 $ par action, en cash.
Vous êtes positionné sur Control4 depuis début avril 2018 ; 23,91 $, cela fait environ 12% de plus que notre prix d’achat. Je suis déçu de ce montant, dans la mesure où je pense que le cours devrait en réalité être plus proche des 30 $.
D’ordinaire, je vous dirais de vendre le titre, d’encaisser vos gains et de passer à autre chose.
Pas cette fois-ci…
En effet, Control4 a une période de sollicitation d’autres offres de 30 jours. En d’autres termes, l’entreprise a jusqu’à début juin pour trouver un acheteur prêt à payer plus de 23,91 $ par action.
Je vous conseille donc de conserver encore un peu vos titres Control4 – au cas où la direction de l’entreprise réussirait à trouver quelqu’un qui achèterait vos actions un peu plus cher.
Bien à vous,
James Altucher
Rédacteur en Chef

