
Quand, à la fin du mois dernier, les analystes de Wall Street ont commencé à regarder dans leur « boule magique numéro 8 » en vue de leurs prévisions boursières pour 2020, ils étaient à des années-lumière d’imaginer devoir s’inquiéter à cause de l’assassinat, sur ordre de Trump, de l’un des personnages les plus influents de la République islamique d’Iran.
Et pourtant.
En fin de semaine dernière, Donald Trump a donné son feu vert pour la frappe aérienne ayant entraîné la mort de Qassem Soleimani, commandant de la force Al-Qods des Gardiens de la Révolution islamique d’Iran.
Maintenant, bien que je ne veuille pas verser dans le débat politique, il importe finalement peu d’être ou non d’accord avec la décision prise par le président américain d’éliminer Soleimani.
L’opération a eu lieu et nous devons désormais en tenir compte pour dresser nos hypothèses en matière d’investissements.
Une bonne leçon : garder son calme
Ma mission est de vous aider à réaliser des investissements judicieux afin de générer le plus de richesse possible – et je prends cette responsabilité très au sérieux.
Par conséquent, bien que vous n’ayez peut-être pas d’emblée pensé à votre portefeuille lorsque vous avez appris l’assassinat de Soleimani, de mon côté, je me suis immédiatement mis à réfléchir à l’impact que pourrait avoir un conflit avec l’Iran sur vos investissements.
Avez-vous vu les mouvements sur les contrats à terme dimanche en fin de journée ?
Si vous y aviez jeté un oeil, vous auriez vu un océan de rouge.
Tout était à la baisse.
Les contrats à terme du S&P 500, les contrats à terme du Nasdaq, les contrats à terme du Russell 2000 concernant les petites capitalisations. Du rouge, rien que du rouge.
Mais comme nous l’avons constaté à de nombreuses reprises ces dix dernières années, la panique soudaine a le chic pour s’estomper à la lumière du jour. Voilà pourquoi j’insiste toujours sur l’importance d’être patient, discipliné et surtout de ne jamais paniquer.
Le risque potentiel d’un conflit avec l’Iran est élevé. Je n’essaie pas de prendre à la légère une situation grave.
Mais paniquer n’est jamais une solution.
Et les investisseurs qui ont bougé lundi matin en se mettant immédiatement à vendre ont agi pour une seule raison : ils avaient extrêmement peur.
Comment gérer une escalade de la situation avec l’Iran ?
L’ouverture dans le rouge des marchés lundi matin s’est muée en journée positive pour les titres à la fin de ladite journée. Et ce phénomène s’est produit pour une raison très simple.
Les traders de Wall Street avaient choisi de rester optimistes quant au mode de riposte de l’Iran.
Je vais vous expliquer le fond de ma pensée.
Les traders avaient parié sur le fait que les Iraniens ‒ bien que furieux de l’assassinat de Soleimani ‒ anticiperaient une extrême violence de la part de Trump en réponse à toutes représailles.
Encore une fois, vous n’êtes pas obligé d’approuver les méthodes ou idées du président Trump, mais vous devez comprendre comment Wall Street les interprète.
Le risque d’escalade du conflit américano-iranien existe. Si cette escalade se produisait, nous nous pencherions dessus une fois que nous serons capables d’en évaluer les conséquences économiques.
Mais pour l’heure, je souhaite que vous restiez patient et discipliné. Gardez en tête que, bien que les titres soient surachetés à un cours un peu cher, ils continuent de se négocier à des niveaux proches des records historiques.
Tant que les taux d’intérêt demeurent bas, la croissance mondiale continue de rebondir et les traders restent confiants dans le fait que l’élection présidentielle de 2020 ne va pas faire s’écrouler nos fondations capitalistes – les titres continueront de se négocier à des cours plus élevés.
Bien à vous,
James Altucher
Rédacteur en Chef

