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Retrouvez-moi dans la salle des opérations !

Par 9 avril 2020octobre 6th, 2022Alertes, SMS/WIN Alertes

Update du portefeuille

Cher trader,

Avant d’en venir à notre récapitulatif hebdomadaire (exceptionnellement avancé ce soir alors que les marchés resteront clos d’ici mardi pour cause de week-end pascal), je vous invite à me retrouver dans la salle des opérations à l’adresse suivante : https://vimeo.com/405738325/826e3b8ac3.

Cela étant dit, venons-en plus largement à la question du moment : savoir si le pire de la crise liée au coronavirus est derrière nous ? Ou en tout cas dans quelles mesures elle a déjà été actée…

A en croire un certain nombre de banques d’affaires américaines, c’est visiblement le cas. Fin mars, JP Morgan estimait que le marché américain avait probablement « touché le fond ». Début avril, Morgan Stanley suivait sa consœur en estimant que le pire pourrait être passé. Et cette semaine c’était au tour de Goldman Sachs de se rallier à cette vision. Sa branche « gestion de fortune » commence à entrevoir « la lumière au bout du tunnel », comme le précisait Donald Trump lundi.

Le point commun de ces banques d’affaires c’est que leur horizon de placement s’étend sur plusieurs mois (en moyenne autour de 12 / 18 mois). Mais à plus court terme, on constate une certaine dissonance. Car pour le responsable de la stratégie actions de Goldman Sachs, le risk/reward n’y est pas. En d’autres termes, David Kostin considère qu’il y a moins de potentiel à la hausse qu’à la baisse. Et je dois admettre que je tends à partager cette dernière observation. Je vois en effet deux risques d’ici l’été :

– D’une part, la saison des trimestriels va débuter la semaine prochaine outre-Atlantique. De nombreux warning et dégradations de perspectives vont évidemment suivre et la question qui reste ouverte à ce stade est de savoir à quel point le ralentissement est déjà acté au-delà du deuxième trimestre actuellement en cours ?

– D’autre part, il y a un risque sur le front de la pandémie de coronavirus outre-Atlantique. Mercredi, le directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses outre-Atlantique a indiqué qu’une inversion de la courbe des contaminations pourrait suivre dès la semaine prochaine.

J’ai bien envie de le croire. Pour autant, si je pense que les mesures de confinement (étendu donc) prises dans l’hexagone pour juguler la pandémie vont dans le bon sens, en revanche aux Etats-Unis, quand je vois l’explosion de nouveaux cas et les réponses données ici ou là par les autorités, j’ai du mal à me persuader que la contagion aura atteint son pic si rapidement.

D’autant que, comme je le rappelais le mois dernier, le système de santé US n’a rien à voir avec le nôtre. Ainsi, pour vous faire soigner du coronavirus là-bas, si vous n’avez pas de couverture médicale (ce qui, vu son coût, est le cas d’une grosse partie de la population), la facture se compte en milliers de dollars… Et le débat autour de l’Obamacare reprend ses droits.

Quoi qu’il en soit, graphiquement, le S&P 500 poursuit sa reprise haussière amorcée depuis la fin mars. Mais je pense que l’on va vite « arriver dans le dur » autour des 2800/2900 points (d’où, entre autres, mon mail de 16h30 alors que des premières hésitations apparaissaient au-delà des 2800 points), zone de retracement de 50/61,8% de Fibonacci de l’ensemble du mouvement baissier antérieur (visible en rouge ci-dessous).

D’autant qu’à la vue de ce graphique, plusieurs choses me font un peu tiquer.

D’une part, la structure en noir dans laquelle les cours évoluent depuis deux semaines s’assimile à une configuration en drapeau/biseau ascendant (à affiner en fonction des évolutions des prochaines séances). Ce qu’il faut garder en tête est que ce type de figure a un rôle de continuation de tendance. Dit autrement, alors que le mouvement antérieur était baissier, il y a statistiquement deux chances sur trois pour qu’une sortie dans le même sens finisse par se produire (par le bas donc).

D’autre part, la baisse des volumes depuis deux semaines (cf flèche noire descendante en partie basse de graphique) n’est pas très engageante. Regardez ainsi l’image ci-dessous (tirée d’une note de l’un de mes confrères américains) qui résume parfaitement le message envoyé par les volumes :

Comme vous l’aurez compris, cela illustre que les volumes se gonflent durant chaque phase de baisse et se réduisent durant chaque phase de rebond. Or, en se basant sur l’adage boursier qui veut que les volumes suivent la tendance, vu la décroissance des volumes dernièrement, cela ne me semble guère engageant pour la suite. Comme durant le rebond des 3/5 mars dernier, je crains que la reprise actuelle ne soit juste d’ordre technique. Et je crains qu’une nouvelle rechute vers les récents points bas ne soit d’actualité au printemps.

D’ailleurs, je pense que les hésitations sur cette séance de jeudi ne sont pas sans lien avec ces moindres volumes évoqués juste avant. Reprenons. Après une ouverture en nette hausse, le CAC retombait dans le rouge ce midi, avant de repartir de l’avant suite à une nouvelle sortie inopinée de la Fed (nouvelle enveloppe de rachats incluant désormais notamment des junk bonds -obligations pourries- dans le high yield notamment ; afin de soutenir le pétrole de schiste américain en premier lieu). Avant que de larges hésitations ne suivent en fin de séance (cf mon mail de 16h30), en particulier sur le Nasdaq avec les « détails » de Jerome Powell.

Enfin, quant à la tournure des choses en cette fin d‘après-midi, comme je vous le disais dans mon mail succinct tout à l’heure, le retour dans le rouge du Nasdaq peu avant 16h30 a commencé à me faire tiquer à l’éventualité d’intervenir à la vente. Mais outre le « bruit intraday » du pétrole (entre volatilité et manque de densité) dans le même temps (qui passait de +3% à 16h, à +10% ensuite -alors que, selon Reuters, l’Arabie Saoudite et la Russie sont visiblement tombé d’accord sur une baisse de production- avant de retomber à vers l’équilibre peu après 17h), je n’ai au final pas eu assez de confirmations en séance européenne pour y aller dans de bonnes conditions. Surtout alors que cela intervient à la veille d’un week-end pascal prolongé… Au passage, cela met une fois de plus en lumière ce fameux contexte de timing/overnight dont je vous parle dernièrement (et sur lequel je revenais d’ailleurs dans mon point vidéo). Quoi qu’il en soit, avant un week-end de quatre jours, on ne vas pas y aller à ce stade (étant donné notamment les caractéristiques des Turbos lié au risque de gap). Mais ce n’est clairement que partie remise pour mardi…

Voici un récapitulatif des trades pris cette semaine :

Or (Turbo Call C360Z) : les cours ayant bel et bien renoué avec leurs sommets, nous avons encaissé nos gains. Call soldés à +20% mardi.

Cuivre (Turbo Call Z538Z) : bonne anticipation ici aussi puisque les cours fuseront parfaitement dans la nuit de lundi à mardi ; nous permettant d’encaisser nos gains dès le mardi matin. Call soldés à +17% mardi matin.

Bonne fin de semaine à tous, d’avance bon week-end pascal et à mardi,

Mathieu