Update du portefeuille
Cher trader,
Hier matin, quand je postais cet article, la clôture au plus bas du CAC mercredi soir en cassure du bas de son petit range de court terme (visible en rectangle noir sur mon graphique journalier ci-dessous) ne me disait rien qui vaille pour la fin de semaine.
D’autant que le retour du « dossier Huawei » venait s’ajouter à l’aggravation sanitaire sur le front du coronavirus dans certains Etats américains (en particulier le Texas et la Floride) ou même dans d’autres pays (après l’Allemagne, le « doute » s’installe par exemple en Australie).
Mais c’était sans compter sur les autorités monétaires… qui, face au risque accru d’une seconde vague de coronavirus aux Etats-Unis en particulier, n’ont pas tardé à sortir du bois. En Europe tout d’abord avec les injections de liquidités de la BCE via son TLTRO. Outre-Atlantique ensuite, le régulateur bancaire américain annonçant hier après-midi un assouplissement de la règle Volcker. Instaurée après la crise des subprime, cette règle limitait la capacité des banques à intervenir sur les marchés avec l’argent de leurs clients. En d’autres termes, il s’agissait de dissocier les activités d’investissement et de trading sur les marchés financiers (activité à risque) des activités de dépôt via la banque de détail/de réseau classique (activité peu risquée, mais aux rendements moindres). Toutefois, la Fed a imposé une contrepartie hier soir en leur interdisant de relever leurs dividendes ainsi que le montant de leurs programmes de rachat d’actions. D’où l’hésitation des futures US ce matin, avec par exemple dans ce segment bancaire un titre comme Goldman Sachs qui, après avoir bondi de 4% la veille, rechutait déjà de 3% en préouverture.
Dans ce contexte, si la réaction du CAC dans le gap haussier ouvert le 16 juin et la mèche basse laissée hier (cf flèche verte sur mon graphique ci-dessus) sont positives, j’ai toutefois du mal à me persuader qu’un potentiel haussier résiduel demeure à court terme, sur le Nasdaq par exemple (cf mes commentaires dans mon article d’hier et le maintien du solde des Put de mercredi d’ailleurs). Pour cette raison, et comme mardi dernier d’ailleurs, j’étais vite peu à l’aise avec la hausse du CAC sur les 5000 points en fin de matinée. Surtout étant donné la faiblesse des volumes, cela me rendait à nouveau très méfiant quant à la consistance acheteuse. Et ce soir, force est de constater qu’avec le reflux du CAC cet après-midi sur les 4900 points, je me dis que nous avons pour le moment bien fait de ne pas céder aux « sirènes acheteuses »…
Plus largement, si vous venez de nous rejoindre dans le service, vous venez d’avoir une belle illustration cette semaine d’une application pratique et concrète de mes règles de money management. J’en veux pour preuve les call S&P 500 mardi soir que l’on n’a pas tenus en overnight (à juste titre vu la rechute qui a suivi mercredi) ; puis, à l’inverse, les Put Nasdaq dès le lendemain que, cette fois, nous avons conservés. A bon escient.
Comme je vous le disais mardi soir, je recherche à capter des premières accélérations intraday pour conserver ensuite sur de l’overnight (cf au besoin l’un de mes guides sur mes stratégies accessible dans les footers de chacun de mes mails). Or dans le cas présent, les indices évoluaient depuis une grosse semaine (et évoluent d’ailleurs globalement toujours, cf mes commentaires plus haut sur le retour du CAC dans les 5000 points) dans ces sortes de trading range (ou assimilés). Or les breakout de ce type de phase sont statistiquement très impulsifs (comme toujours dans ce type de situation et de volatilité compressées, plus cela tergiverse longtemps et plus, quand ça sort, cela va vite). Eh bien cela n’a pas manqué, comme en témoigne la rechute des indices entre mercredi soir et hier matin, sur laquelle nous aurons parfaitement capitalisé – cercle noir sur mon graphique intraday du S&P 500 ci-dessous.
A ce stade, les leviers pris sur les Turbos dernièrement restent volontairement « contenus » vu le contexte (et alors que les relais swing tardent pour le moment à suivre -cf le rebond de la veille). Mais, comme pour le pétrole cet après-midi (sur lequel j’ai à nouveau dû passer outre notre timing habituel du matin pour uniquement intervenir quand ma conviction augmentait en début d’après-midi – à l’idée que l’humeur « risk on » du CAC ce matin n’allait pas trouver autant de relais à Wall Street), le Nasdaq « y était bien allé mercredi soir ». Mieux vaut un trade un peu décalé mais qui prend la direction attendue qu’un trade « à tout prix » avec une conviction moindre, vous ne trouvez pas ?
Voici un récapitulatif des trades pris cette semaine :
Neoen (Turbo Call M050Z) : alors que le titre hésitait en début de semaine à l’occasion de son entrée dans le SBF120, nous soldé la ligne. Marginalement dans le vert sur l’ensemble après notre PBP de la semaine dernière (+5%).
S&P 500 (Turbo Call 34EBC) : dans la continuité de mes propos introductifs sur la situation de l’indice élargi en intraday, alors que le franchissement de la résistance horizontale horaire ne suivra pas, nous avons repris nos billes en fin d’après-midi. Call revendu (flat).
Nasdaq 100 (Turbo Put V091Z) : à l’inverse ici, l’accélération baissière en rupture du support oblique évoqué mercredi a parfaitement été au rendez-vous. Alors que la baisse se poursuivait comme attendu hier matin sous les 10 000 points, nous avons sécurisé une PBP. Désormais, même si le stop initial venait à être atteint, nous sortirions alors la ligne légèrement dans le vert sur l’ensemble. Affaire à suivre mais j’aime assez bien la tournure des choses depuis l’ouverture des cash US cet après-midi…PBP à +15% ; conservez bien le solde sur stop automatique initial inchangé.
WTI (Turbo Put 18V5Z) : demi-ligne (en termes de money management) initiée cet après-midi. Conservez ; stop automatique inchangé à 9,22 €.
Bonne fin de semaine à tous, d’avance bon week-end et à lundi,
Mathieu



