
Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais une élection est imminente, aux États-Unis. Et d’après ce qu’on dit, elle serait super importante.
Blague à part… Historiquement, le mois d’octobre est un mois minable pour les actions.
- La crise de 1907 a eu lieu en octobre.
- Le krach de 1929 s’est produit le 24 octobre 1929.
- Le fameux lundi noir (« Black Monday« ) est survenu le 13 octobre 1987.
- Le minikrach provoqué par la crise asiatique a eu lieu le 27 octobre 1997.
- La crise financière de 2007-2008 a provoqué une chute de près de 17% en octobre 2008.
Alors inutile de le préciser, les traders ont une excellente raison d’être terrifiés par le mois d’octobre : ce mois a été le théâtre de redoutables chutes de marché !
Mais voilà : de 1980 à 2019, le S&P 500 a enregistré un taux de rendement moyen proche de 1%, au mois d’octobre. Même si ce chiffre est inférieur au taux de rendement de 1,50% du mois d’avril, aucun gestionnaire de portefeuille ne va se plaindre du taux de rendement d’octobre.
Voici ce qu’il faut retenir : même si d’effroyables krachs se sont produits en octobre, à long terme, il vaut mieux investir dans des actions au mois d’octobre que laisser dormir son argent pendant que vos concurrents récupèrent ce taux de rendement moyen proche de 1%.
Préparez-vous mentalement
Selon LPL Research, lors d’années électorales, les mois de septembre ET d’octobre sont historiquement redoutables pour les marchés.
Si l’on remonte à 1950 – et, je le répète, en cours d’année électorale – le S&P 500 a enregistré une baisse de 2% en septembre et de 0,70% en octobre.
Comme vous l’imaginez probablement, cette faiblesse a tout à voir avec l’incertitude politique ambiante et rien à voir avec le cycle économique réel.
Voilà pourquoi, en cours d’année électorale – après les baisses de septembre et d’octobre – le mois de novembre affiche une hausse moyenne de 1,50%, soit l’équivalent, à peu près, du taux de rendement moyen de 1,48% enregistré en novembre les années où il n’y a pas d’élection.
Les élections provoquent de l’angoisse et déclenchent des pics d’incertitude chez les traders de Wall Street. Et comme vous le savez, quand les traders ne savent pas quoi faire, ils vendent d’abord et se posent des questions après.
Ce qu’il faut retenir est simple…
Vous devez vous attendre à une hausse de la volatilité du marché actions au cours des six prochaines semaines et, sauf transfert de pouvoir conflictuel ou refus des démocrates d’accepter une victoire électorale du président Trump, les probabilités sont favorables à une poursuite de la hausse du marché actions en novembre et en décembre.
Une dernière chose, et je l’évoque uniquement pour que vous soyez prêt, mentalement, à tous les scénarios : si, comme certains commentateurs politiques le craignent, nous assistons à un transfert de pouvoir conflictuel entre le gouvernement Trump et le gouvernement Biden, la volatilité de marché pourrait durer jusqu’à la fin du mois de novembre, au moins.
Mais là encore, cette lutte de pouvoir post-électorale n’est PAS ce qu’anticipe l’équipe de mon service investissements.
L’approche logique consiste à conserver ses investissements et à exploiter les replis comme celui que nous avons vécu pour renforcer certaines positions ou en ouvrir d’autres.
Bien cordialement,
James Altucher

