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Mise à jour du portefeuille : Quatre semaines sous le signe de la politique

Par 6 octobre 2020octobre 23rd, 2022Alertes, LMA Alertes

James AltucherCher lecteur de Top 1% Altucher,

Durant les quatre prochaines semaines, il ne sera question que de l’élection présidentielle américaine. Il n’y aura pas moyen d’y échapper.

Il n’est donc pas surprenant que l’actualité du week-end se soit concentrée sur l’état de santé de Donald Trump et la date à laquelle il quitterait le centre médical militaire Walter Reed. Donald Trump a pu quitter l’hôpital lundi ; cela a rassuré les marchés qui ont repris leurs marques.

Cela étant, il faut maintenant aborder le point sensible du débat : les marchés tiennent d’ores et déjà pour acquis la victoire de Joe Biden.

Comment je le sais ? Eh bien, je le devine.

Mais soyons réalistes : il n’y a pas un seul site de sondage ou site de pari en ligne digne de ce nom qui ne prédise pas d’ores et déjà une large victoire de Joe Biden sur Donald Trump.

Avant de conjecturer que les marchés seront malmenés par le gouvernement de Joe Biden, il convient de rappeler que l’ancien vice-président de Barack Obama s’est engagé à ne pas relever l’impôt sur le revenu pour quiconque gagne moins de 400 000 $ et on peut légitimement penser que ses conseillers l’exhortent à ne pas augmenter les impôts en pleine récession.

Augmenter les impôts en période de récession équivaut à jouer avec le feu. Certes, Joe Biden a clairement fait comprendre qu’il souhaitait imposer davantage les plus hauts revenus, mais même le conseiller le plus progressiste, s’il souhaite conserver son emploi à l’issue de la prochaine élection, a conscience de ce qu’impliquerait une baisse des dépenses des ménages dans une économie en berne.

Prédire une victoire de Joe Biden n’est vraiment pas sorcier, mais la question des impôts est un sujet très délicat.

Le seul événement qui pourrait tout faire basculer dans l’élection

La seule chose qui changerait drastiquement la donne dans cette élection serait de voir Donald Trump être remplacé par le vice-président actuel, Mike Pence.

Un de mes analystes m’expliquait que, quand bien même cette probabilité est très faible, si Donald Trump ne parvenait pas à se rétablir du COVID dans un délai raisonnable ou que ses conseillers, alertés par les sondages déplorables, décidaient d’utiliser son état de santé comme excuse pour l’inciter à se retirer de la course à la présidentielle, le parti républicain pourrait décider de faire de Mike Pence son candidat.

Je le répète : cette probabilité est infime. Et ce, pour plusieurs raisons.

Selon le New York Times, le comité national du parti républicain devrait nommer un candidat (je pars du principe qu’il s’agirait de Mike Pence). Toutefois, dans la mesure où de nombreux États ont commencé à imprimer leurs bulletins de vote, il est peu probable qu’ils seraient en mesure d’imprimer de nouveaux bulletins en quantité suffisante en temps et en heure.

Selon toute vraisemblance, les États devraient décider comment procéder. Or, nous savons pertinemment que cela tournerait à la foire d’empoigne entre les partisans.

Aussi étrange que cela puisse paraître, personne ne sait vraiment ce qui se passera si l’état de santé de Donald Trump se dégradait et que sa santé ne lui permettait plus de briguer un second mandat.

Mais si vous cherchez le petit truc qui pourrait chambouler cette élection, c’est cela.

Le fait est que l’élection aura lieu comme prévu. Joe Biden est donné gagnant dans les sondages et, en cas de victoire probante (avec un écart de 10 points ou presque), je pense que le marché ne réagira pas outre mesure à cet événement.

Une victoire sans partage des démocrates (à la Chambre des Représentants, au Sénat et à la Maison-Blanche), censée provoquer une chute de la Bourse, est le scénario privilégié par la plupart des observateurs.

Je sais que nombreux sont les investisseurs qui se préoccupent de la politique. Mais en matière d’investissement, comme je vous l’ai expliqué à de nombreuses reprises par le passé, la personne la plus importante est le président de la Réserve fédérale. Or, pour le moment, nous avons un président de la Fed dont la préoccupation principale est de permettre aux investisseurs de gagner de l’argent en Bourse.

Bien cordialement,

Signature James Altucher

James Altucher