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Suivi n°388 – Eurobio Scientific, un bagger de plus dans notre sélection !

Par 20 octobre 2020septembre 22nd, 2022Alertes, Archives NewTech Insider, NTF Alertes

Arthur ToceCher lecteur de NewTech Insider,

Après Mint (FR : ALBUD) qui nous a permis de faire x2 et que nous allons tenir jusqu’à la fin de l’OPA (si jamais elle a vraiment lieu), voilà qu’Eurobio Scientific (FR : ALERS) nous offre un nouveau bagger ! Dans le jargon de la finance anglo-saxonne, un bagger est une position qui ramène au moins autant que l’investissement de départ. On parle de 3-bagger, de 10-bagger ou encore de 20-bagger.

J’avais décidé d’alléger la position voici quelques semaines, mais le chemin de notre couverture contre la deuxième vague se comporte exactement comme espérée. Et si, vous n’avez pas vendu, je vous en félicite !

Pourquoi ce bond ? Tout simplement parce que l’entreprise a présenté son premier semestre 2020 le 15 octobre : le chiffre d’affaires a doublé, à 62,2 M€ d’un semestre à l’autre. La marge brute atteint presque 49 % (contre 36,8 % en 2019). Et, surtout, le résultat net a explosé de 850 %, à plus de 16 M€ !

Quelques points clés à retenir de cette présentation de résultats. L’activité transplantation subit le choix des hôpitaux de reporter à plus tard certaines opérations. L’activité COVID-19 a produit la moitié du chiffre, soit 31 M€ de ventes au premier semestre. Le management pense que le groupe fera mieux sur le second semestre. Ces activités ont permis une envolée du résultat, en partie parce que les tests COVID-19 sont mieux margés.

La dette, en revanche, prend 12,3 M€ dont 10 M€ en provenance de prêts garantis par l’Etat (PGE). Les créances clients augmentent de plus de 15 M€. A contrario, les dettes fournisseurs montent seulement de 1 M€. Au premier semestre, l’entreprise a donc fortement augmenté sa dette pour financer ce besoin en fonds de roulement (BFR).

A l’heure actuelle, une fois toutes ces créances encaissées, le groupe présenterait une trésorerie nette quasi stable, alors qu’elle avait une dette nette de 7 M€ fin 2019. On peut donc s’attendre à un résultat net de 25/35 M€ sur le second semestre. Avec l’acquisition récente de Teco, sans activité COVID-19 et sans compter le cash, j’évalue le PER de l’action à 35/40. Avec le cash, cela nous ramène sur un PER de 28/32 à la fin de l’année.

Cela reste cher, mais l’entreprise est en croissance et produit beaucoup de rentabilité. Il y aura un petit amortisseur avec une reprise forte des opérations de transplantation post COVID-19. De plus, ce véhicule nous offre une sécurité en cas de montée de l’épidémie. Dans mes estimations, je m’arrête au second semestre 2020, mais il est quasi certain que le groupe connaîtra un premier semestre 2021 très fort. Ainsi, la valorisation tombe à un PER de 15 retraité du cash.

Cette hypothèse repose sur un RN hors COVID-19 compris entre 5 M€ et 6 M€, 30 M€ de cash produits pour les deux prochains semestres, puis 15 M€ résiduels (COVID-19 S2 2021 et augmentation transplantation post COVID-19).

Le groupe a installé beaucoup de machines pendant la période de l’épidémie. Certaines de ces machines sont spécifiques et fonctionnent mieux avec une gamme de tests précis. Ces installations pousseront les clients de ces machines à recourir encore aux services d’Eurobio après l’épidémie.

Ainsi, si l’épidémie garde en force, on peut encore acheter l’action en cas de repli sous les 14,00 €. Mon objectif actuel se situe autour des 25 €, niveau auquel le potentiel semble quasiment épuisé. A moins que l’épidémie ne dure au-delà de 2021…

Ma recommandation
Conservez Eurobio Scientific (FR0013240934 – FR : ALERS)
ou achetez sous 14,00 €.

Pharnext, la mal-aimée

Le champion de la recherche en pléothérapie est notre plus grosse déception, pour le moment. Le nouveau DG, David Horn, a impulsé une transformation totale de Pharnext. Une grande webconférence sur la maladie de Charcot-Marie-Tooth (CMT) a eu lieu ce mois-ci avec des experts reconnus. L’entreprise a changé son identité graphique pour quelque chose de bien plus « tech » et « jeune ».

La nouvelle organisation monte en puissance. Les talent tech retournent dans l’ombre et laissent place au management et à des talents plus commerciaux pour représenter la société.

A l’heure actuelle, l’entreprise se concentre sur le PTX3003 et devrait lancer des études cliniques très prochainement. La valorisation n’a aucune raison de reculer. L’entreprise a toujours publié de bonnes avancées. Ses partenaires, Galapagos ou Tasly, passent également des jalons. Seul le souci de formulation du PTX3003 a assombri le tableau. De tout manière, il est impensable de vendre sur ces niveaux.

Cette histoire me rappelle une autre entreprise que je suis dans le domaine de l’intelligence artificielle en France, Median Technologies. Personne ne comprenait sa stratégie et le cours s’est effondré sous 1 € suite à la vente de ses parts par un fonds américain. Mais, surprise, à la première bonne nouvelle, l’action est repartie vers le haut pour se fixer autour des 8 €.

Il manque peu de choses, à mon avis, pour que Pharnext reparte vers le cadran nord-est.

Ma recommandation
Conservez ou Pharnext (FR0011191287 – FR : ALPHA)
ou achetez sous 4,00 €.

Prosus se renforce dans le e-learning

Prosus continue de se structurer. L’entreprise a notamment participé au montage du SPAC Churchill Capital Corp II (NYSE : CCX) qui est devenu la semaine dernière le plus gros acteur des contenus de formation pour les entreprises en fusionnant avec SkillSoft et Global Knowledge lors d’une transaction d’un montant de 1,5 Md$.

Cela marque une continuité des investissements dans l’éducation à distance, où Prosus devient clairement le plus gros acteur par la diversité de ses solutions.

Sur le pôle OLX, l’entreprise a pris le contrôle d’un leader de l’immobilier du monde arabe, EMPG, à 39 % contre 100 M$ + l’apport des actifs d’OLX dans ce secteur. L’opération valorise EMPG à plus de 1 Md$.

Côté livraisons de repas, le leader brésilien iFood rachète son concurrent SiteMercado qui était le second sur la livraison de courses à domicile. Avec cet achat, iFood s’assure la position de numéro un dans la livraison de courses… et de loin.

Même si Prosus ne s’envole pas, la société continue d’améliorer ses positions. J’ajoute que le groupe est avant tout exposé aux émergents, des pays qui ont beaucoup souffert et souffrent encore de la crise sanitaire. Malgré tout, l’action se maintient au-dessus des 80 €. Cela montre que la dégradation macro-économique n’atteint pas Prosus de façon très profonde.

Ma recommandation
Achetez Prosus (NL0013654783 – NL : PRX) sous 80 €.

 

Avertissement AMF: Arthur Toce est actionnaire des actions susmentionnées.