Skip to main content

Update du portefeuille

Par 8 janvier 2021octobre 4th, 2022Alertes, SMS/WIN Alertes

La rechute de la première séance de l’année à Wall Street est venue semer le trouble. Enfin surtout son catalyseur : le regain de tension sur le front de l’inflation US. Comme je vous le disais déjà en fin d’année (via notre intervention sur le TNote), c’est l’un des éléments que j’avais à l’œil. Car potentiellement déstabilisateur. Or le fait est que la remontée des taux US s’est accélérée depuis la victoire des Démocrates en Georgie…

Le principe est qu’initialement les capitaux sortant de ce segment refuge que sont les TNote/TBond se reportent sur les actifs à risques (indices actions donc). Mais, très vite ensuite, le marché intègre le « revers de la médaille ». Car si d’un côté une remontée des taux longs profite à certains secteurs (banques, assurances par exemple), de l’autre, les Utilities et autres segments très endettés vont vite en pâtir. Je ne vous fais pas un dessin : étant donné les politiques monétaires ultra accommodantes des Banques Centrales ces dernières années, l’argent a coulé à flot et l’endettement y est allé à tout va. Qui plus est, toute remontée du « taux sans risque » ne fait qu’augmenter mécaniquement la cherté relative des actions. Ceci alors que les modèles de valorisation (DCF et autres) prennent comme référence (ou taux d’actualisation), le taux sans risque donc des obligations d’Etat. Ainsi, plus le rendement du « sans risque » remonte et plus, proportionnellement, il s’avère relativement moins intéressant d’acheter des actions.

Pour résumer mon propos, oui, et à l’image de la rotation sectorielle amorcée début novembre avec le Russell 2000 (l’indice des mid et small cap US) qui surperforme ses pairs, bon nombres de secteurs Value (cf la hausse des valeurs vertes ou liées encore au cannabis – alors que Joe Biden va avoir les coudées franches sur le front politique) peut continuer à se revaloriser. Pour autant, pour le reste de la cote, entre la sphère pharmaceutique (risque de régulation du prix des médicaments) ou surtout les FANG et autres GAFAM (sujets au risque de hausse de la fiscalité), je pense schématiquement que de nombreux nuages vont désormais assombrir le ciel de la sphère traditionnellement Growth dans son ensemble. Or, ne l’oublions pas trop vite, ce sont eux qui font le gros des valorisations du S&P 500 et du Nasdaq. Et, comme lors de la séance du 9 novembre (où le Nasdaq avait cédé plus de 2%), le recul du même calibre de l’indice technologique US mercredi matin ne me semblait pas des plus engageants.

Et c’est d’ailleurs tout sauf un hasard si, dans le sillage de flambée du Russell 2000 outre-Atlantique, ce sont surtout les mid et small cap qui « y vont ». Et ce, des deux côtés de l’Atlantique. Car sur le front des big cap (où l’on peut intervenir en Turbos), cela reste très disparate. Regardez d’une part la faiblesse du Cac. Certes notre indice grapille quelques dizaines de points ici ou là. A la faveur ce vendredi, comme hier déjà en Europe d’un newsflow corporate en soutien (après les Saint-Gobain/Bayer, de la veille, nous avions par exemple dans les semi-conducteurs l’allemand Infineon ou STMicroelectronics ou même encore Sodexo dans l’hexagone en soutien). Couplé à l’annonce d’une marche arrière de Washington sur le front des taxes douanières à l’encontre du vin et du luxe français (ce qui porte par exemple LVMH sur de nouveaux sommets), patience avant de revenir à la vente sur les indices européens. Mais pour le reste, cela demeure très poussif. D’autant que, dans tout cela, le contexte sanitaire n’aide pas. Certes les campagnes de vaccinations vont le bon sens. Mais à court terme, à l’image du reconfinement global annoncé en Angleterre en début de semaine, la propagation de la nouvelle souche mutante du covid reste dans tous les têtes.

En ce vendredi enfin, deux choses.

Sur le front de l’emploi US tout d’abord, comme je vous le disais à demi-mots hier soir, je m’attendais plutôt à une lecture moins mauvaise que prévu. Cela n’a pas été le cas, avec au final 140 000 destructions de postes le mois dernier. Rien de plus à faire donc au final après avoir capitalisé en partie sur le trou d’air initial vers les 1,22 $ ce matin. Statistique moins bonne que prévu, mais qui n’empêche pas les taux longs US de poursuivre à ce stade leur remontée…faisant à nouveau replonger l’Or (mon regret de la semaine évidemment : avoir escompté ce mouvement swing sur le billet vert uniquement).

Ensuite, pour ce qui est de Tesla, je ne sais pas jusqu’où cette hausse parabolique va emmener le titre (mon collègue Philippe parlait des 1000 $ !!). Si le principe habituel de « marchés qui prennent l’escalier pour monter mais l’ascenseur pour descendre » doit être respecté, je n’ose imaginer ce que la moindre correction risque de donner. Et de mon côté, je compte bien gagner de l’argent quand cette bulle explosera. Evidemment, personne ne sait quand. Mais je suis à peu près certain d’une chose : quand cela se produira, les -7% concédés avant hier sur nos Turbos seront anecdotiques en comparaison de la plus-value que nous dégagerons. Rendez-vous est pris…

Voici un récapitulatif des trades pris cette semaine :

Tesla (Turbo Put 57Q2S) : tentative de short en milieu de semaine alors que le Nasdaq était sous pression. Sans regret et au final bien gérée dans l’immédiat alors que l’envolée se poursuit encore ce soir. Put revendus mercredi après-midi (-7%).

Eurodollar (Turbo Put 4V63S) : bon timing d’entrée, et bon timing de PBP ce matin alors que la paire retombait sur les 1,22 $. PBP à +12% ce matin ; conservez le solde sur stop automatique initial inchangé.

S&P 500 (Turbo Put 58SZC) : eu égard à mes commentaires ci-dessus, on ne bouge pas. Conservez sur stop automatique à 3,96 €.

img

Bonne fin de semaine à tous, d’avance bon week-end et à lundi,

Mathieu
Rédacteur en chef / SMS Cash Alert