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Suivi n°23 – Trimestriels d’Atos : gardez la tête froide

Par 12 juillet 2021septembre 27th, 2022Alertes, NTF Alertes

Cher lecteur de NewTech Insider Europe,

 

Avant l’ouverture de ce lundi matin, Atos a publié un communiqué de presse faisant état d’objectifs revus à la baisse pour 2021. Son objectif de croissance du CA à taux de change constants sur l’année est passé à « stable », et la marge opérationnelle devrait finalement s’établir à 6 % (contre 9,4 % à 9,8 % attendus précédemment).

La surprise est venue du fait que l’activité n’a pas rebondi comme attendu au deuxième trimestre (en baisse de -1,5%), ce qui rend difficile la prévision de croissance de +3,5 % à +4 % anticipée jusqu’ici.

La direction profite même de cet « arrachage de sparadrap » pour apurer ses comptes et a fait passer plusieurs éléments exceptionnels (dépréciation d’actifs, provisions pour pertes) sur le premier semestre (- 160 M€ ).

Le marché n’a pas bien pris la nouvelle puisque l’action décroche ce matin de -16 %. Faut-il céder les titres dans ce sauve-qui-peut général ? Pas si vous souhaitez être exposé, sur le long terme, à la cybersécurité.

Que l’activité d’Atos ait souffert du Covid-19 est une situation connue. Les marchés le savent, et c’est d’ailleurs le reflux du titre (qui côtoyait encore les 80 € en juillet dernier) qui nous a permis d’entrer la valeur au portefeuille à bon prix. La déception des opérateurs vient du fait que le T2 2021 n’aura pas été celui du rebond d’activité. Ceux qui avaient acquis le titre pour spéculer sur un retournement à court terme sortent – et c’est bien normal – du dossier en attendant des jours meilleurs.

Pour les investisseurs fondamentaux, en revanche, aucun changement : le groupe reste solide, profite d’une masse critique et d’une implantation dans la plupart des pays développés.

Pas plus tard que jeudi dernier, Atos annonçait d’ailleurs qu’il allait s’associer à IBM afin de concevoir une infrastructure sécurisée pour le ministère de la Défense aux Pays-Bas. L’objectif, selon Atos et IBM, est de protéger le système informatique du ministère et de développer son propre réseau mobile haut débit afin de sécuriser les échanges d’informations classifiées.

Il faut de grands noms comme Atos pour parvenir à signer des contrats aussi prestigieux et mener à bien de tels déploiements. Les trimestriels en-dessous des attentes nous indiquent simplement que la crise économique du Covid-19 continue de se diffuser dans l’économie réelle. Sur le long terme, la position d’Atos en tant que prestataire de confiance des industries et des gouvernements n’est en aucun cas remise en question.

Alors, comment jouer ce mouvement violent ? La baisse du jour étant, à mon sens, trop limitée pour profiter du trou d’air pour doubler notre position, vous pouvez conserver vos titres ou, si vous n’aviez pas encore mis la valeur en portefeuille, en profiter pour entrer sur le dossier.

 

 

MON CONSEIL

Vous pouvez acheter Atos (ATO, FR0000121329) sous les 62 €.

 

 

Note de la rédaction : Une erreur s’est glissée ce matin dans notre alerte au sujet de Prosus. Voici le portefeuille actuel : https://publications-agora.fr/publications/newtech-insider-europe/portefeuille-type/

 

Bons investissements,

Etienne Henri

 

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