Skip to main content

Suivi n°28 – Inflation : pourquoi les actions ne sont pas si chères

Par 9 septembre 2021septembre 27th, 2022Alertes, NTF Alertes

Arthur ToceCher lecteur de NewTech Insider Europe,

Aujourd’hui, j’inaugure une série au sujet de l’inflation et les intérêts composés en commençant par l’inflation et son impact sur votre épargne.

Plus largement, nous allons multiplier les articles éducatifs sur l’investissement, la stratégie d’entreprise, l’épargne, le capital et plus généralement sur l’économie.

Vous le savez, je suis quelqu’un qui pense long terme et cela tombe bien, car s’il est rare que l’inflation se voie à court terme (sauf quand il y a un vrai problème), on la voit très bien sur le temps long.

Commençons par une définition simple de l’inflation : c’est la hausse du prix des biens et des services, la hausse du prix de la vie. C’est une mesure de l’économie réelle.

Elle est surnommé le « fléau des rentiers », car elle entraîne une diminution du pouvoir d’achat du capital ancien, du capital accumulé, qui permet d’acheter de moins en moins de choses. Bref qui se dévalorise.

Sur le graphique suivant, nous avons :

  • en vert le prix du S&P 500 en valeur réelle (c’est-à-dire défalqué de l’inflation) ;
  • en bleu, la masse monétaire globale (M3) – on voit bien l’explosion de l’émission de monnaie depuis une vingtaine d’années et depuis la pandémie ;
  • la courbe rouge donne le ratio du S&P ajusté par rapport à la monnaie disponible.

 

 

On voit donc quelque chose d’étonnant : quand la courbe rouge forme des pics, c’est que l’on est dans un moment d’exubérance boursière, comme lors de la bulle Internet des années 2000. La courbe rouge est très éloignée de la courbe verte : la valorisation des entreprises est donc généreuse par rapport à la disponibilité de monnaie. Car c’est elle qui détermine l’argent qui peut s’investir.

Nous voyons également que, depuis 2007, malgré la hausse importante des actions, elles valent en vérité beaucoup moins cher (rapporté à M3).

Si l’on compare à 2000 pour atteindre le même niveau, il faudrait que le prix du S&P 500 double ! Peu en parlent dans leurs comparaisons avec 2000, mais il faut toujours ajuster les datas dans le temps.

Par exemple, la fameuse baguette de pain qui sert souvent d’indicateur à l’inflation, ne révèle rien de plus que l’évolution de son prix, si on ne le rapporte pas à des indicateurs de salaire, d’inflation monétaire, d’inflation des biens et services, etc.

D’ailleurs, notez qu’en cinquante ans la création monétaire n’a quasiment jamais faibli… ce qui montre bien que la monnaie en tant que telle n’a pas, et n’aura jamais, de rôle de refuge. Ce n’est pas son rôle, elle a une utilité –
qui est de fluidifier les échanges – et c’est tout. En aucun cas, ce n’est un refuge de valeur.

Dans la suite de cette série, nous regarderons si l’or est une bonne protection contre l’inflation.

A notre bonne fortune,

Arthur Toce

 

Arthur Toce

NewTech Insider Europe

PS : En ce qui concerne notre portfeuille, vous avez dû voir la très belle envolée de Median Technologies en début de semaine. Nous en parlerons la semaine prochaine. Le plan se déroule comme nous l’espérions.

PPS : pensez à mettre notre adresse d’expédition ntf@publications-agora.fr dans
votre carnet d’adresses pour éviter que nos envois soient considérés comme indésirables et SPAM.