Skip to main content

Suivi n°33 – Le titre MINT n’est pas mort et sortira renforcé de la crise

Par 12 octobre 2021septembre 27th, 2022Alertes, NTF Alertes

Arthur ToceCher lecteur de NewTech Insider Europe,

Hier MINT a perdu 20 % et l’entreprise a retrouvé peu ou prou le cours auquel nous avions acheté. Si c’est une mauvaise nouvelle pour nos positions, vous allez voir que MINT devrait s’en sortir sur le temps long.

Evidemment, comme vous, j’aurais préféré que les choses se passent différemment à court terme. C’est pourquoi je vous envoie cette vidéo d’une heure dans laquelle je vous explique ce que j’en pense. Pour ceux qui préfèrent un aperçu rapide par écrit, vous le trouverez ci-dessous.

 

Vidéo MINT

Cliquez ici, ou sur l’image pour lancer la vidéo

Nous sommes en pleine crise de l’énergie, ce que certains comparent au krach de 2008 dans le domaine financier, avec des prix qui s’envolent. Laissez-moi vous dire que c’est probablement un peu exagéré, voire carrément n’importe quoi. Mais j’y reviendrai à la fin de cette alerte.

La problématique immédiate du secteur des brokers d’énergie est simple : le coût de l’électricité est devenu supérieur au prix où ils la vendent. Ce brusque changement des conditions de marché se répercute dans les comptes.

Zoom sur les comptes de MINT

Voici les résultats du premier semestre 2021 que MINT a présentés hier. Le chiffre d’affaires est en pleine explosion (x2), mais l’EBE s’effondre et passe en territoire négatif, à -1,5M€. Evidemment les autres indicateurs de rentabilité sont à l’avenant.

Il y a deux choses à comprendre :

  • au niveau du S1 2021, il y a 1,2 M€ d’amortissements sur des créances clients, sans eux l’EBE serait à la limite du positif – c’est du cash qui peut revenir en partie ;
  • on passe de 22 M€ à 18 M€ de disponibilités, c’est une perte de cash d’environ 3 M€, mais il en reste beaucoup.

Première conclusion : MINT n’est pas près de mourir, l’entreprise est bien plus résiliente que ses concurrents comme ekWateur, Bulb ou Cdiscount. Elle dispose d’une réserve de cash conséquente et, en plus, MINT est repassée en mode « économies » en arrêtant ses campagnes de recrutement et en augmentant massivement ses tarifs.

De nombreuses entreprises vont se vendre ou fermer – et nombre d’entre elles ne prennent plus de clients (Cdiscount/Leclerc). Ce n’est pas le cas de MINT qui continue son activité, même si son argument numéro un pour recruter a été temporairement annulé.

Cette résilience est un avantage compétitif énorme qui s’exprimera lors du retour à la normale.

Comment réagit MINT à ce choc ?

MINT a réagi très tôt, dès le début de l’été, en reportant cette hausse des coûts vers ses clients. Normalement, l’intégralité de la base clients devrait être basculée vers de nouveaux tarifs à présent.

La hausse est brutale : +25 %, ce qui l’amène au-dessus des tarifs réglementés (TRV), mais permet de stopper l’hémorragie.

 

NTF

Quel futur pour le marché de l’électricité ?

Le prix du gaz a commencé à rebaisser et il est probable que le top ait été atteint.

NTF

En revanche, il est probable que le prix de l’énergie augmente, au moins de 15 %. Le prix des autres fournisseurs va donc rejoindre celui de MINT. Même si, pour le moment, cela est repoussé à 2022.

Et s’il n’augmente pas, MINT devra également profiter des mesures d’amortissement quelles qu’elles soient, droit européen oblige.

A plus long terme, il est probable que le choc actuel simplifie le marché en éliminant des concurrents. Quand les choses reviendront à la normale, le rebond de MINT sera très conséquent.

Il faudra surveiller le nombre de clients perdus dans les prochaines communications. Mais, même avec une perte des deux tiers de sa base (ce qui serait énorme), cela ne devrait pas être catastrophique.

Le marché du commerce de l’énergie est très réglementé et il n’est pas simple de le quitter et d’arrêter de servir les clients – cela coûte très cher. Cela veut dire qu’il va y avoir de potentiels rachats, dont MINT pourrait profiter.

J’attire aussi votre attention sur le mécanisme de capacité, instauré en 2017. Il permet de forcer de gros consommateurs (industries) à ne pas consommer sur le réseau électrique en échange d’un dédommagement. Ce coût pourrait exploser et se reporter sur tous les producteurs-consommateurs. C’est un énorme problème assez complexe. Difficile de dire où cela ira…

Au niveau macro-économique, je pense que les prix de l’électricité vont redescendre car ce n’est tout simplement pas tenable.

De trop nombreuses entreprises (et pas que dans le secteur de l’énergie) sont sur le point de faire faillite et ajouter le coût de l’énergie à l’inflation rampante n’est pas possible politiquement. Personne n’a intérêt à voir éclater une crise systémique… Des mesures seront prises : la récente réaction de Poutine le prouve.

Quelle vision pour le futur de MINT ?

Il est probable qu’Eoden pousse vers son ancien métier, à savoir la production d’électricité sur le modèle d’Holaluz. J’en parle à la fin de la vidéo (42:00).

Le but sera probablement de pousser des installations de panneaux solaires et peut-être une mutualisation. C’est le principe de cogénération.

Je pense que MINT va aller de plus en plus vers le principe de plateforme avec de nombreux services annexes.

En conclusion, au terme de la crise actuelle, vers le milieu d’année prochaine, MINT devrait repartir très fortement dans un marché qui lui sera plus favorable.

J’ai rendez-vous avec Eoden dans les semaines qui viennent et je vous en dirai plus alors.

MON CONSEIL

Conservez si vous avez déjà une position
ou achetez MINT (FR0004172450 – FR : ALBUD)
sous 4,50 € si vous n’en avez pas.

 

 

A notre bonne fortune,

Arthur Toce

 

Arthur Toce

 

NewTech Insider Europe

PS : pensez à mettre notre adresse d’expédition ntf@publications-agora.fr dans
votre carnet d’adresses pour éviter que nos envois soient considérés comme indésirables et SPAM.