Cher trader,
Les premiers trimestriels permettent donc un rebond des marchés. En toute franchise, je ne « sentais pas vraiment la chose » auparavant.
A commencer par Publicis hier matin. Etant donné le niveau du titre en amont, je n’étais guère convaincu de l’upside au-delà des 60 €. Et, quand je vois la réaction du titre depuis hier (qui a « simplement » pris 2/3% malgré un nouveau relèvement de ses objectifs annuels), je serais presque conforté quant à ma prudence antérieure. En d’autres termes, voir une si maigre appréciation malgré ce bon newsflow me fait dire qu’une simple confirmation des objectifs aurait probablement été vendue par le marché. Bref, l’asymétrie du risque s’est révélée être tout sauf positive (et donc hors de mes critères).
Comme je l’écrivais au préalable, il en était un peu de même avec LVMH. Mais, ici, comme je vous le disais avant-hier soir, c’est plus la « manière d’y aller » qui m’a surpris, avec l’ouverture flat du titre mercredi matin, le groupe ayant publié la veille au soir. Pourquoi tant d’hésitation ? Si la publication est si bonne que cela, pourquoi le titre n’a pas ouvert directement en gap ?
Le ralentissement de la demande en Asie durant la seconde partie de l’été (avec la résurgence du Covid, mais surtout les craintes de hausse des taxes en Chine qui étaient à l’origine du trou d’air de la mi-août) reste dans toutes les têtes. Et, même si la dynamique est repartie le mois dernier, je pense que l’attentisme initial traduit une méfiance quant aux tendances pour le trimestre en cours.
Continuons sur les trimestriels, avec un autre comportement boursier un peu « étrange ». Mais à Wall Street cette fois, avec le secteur bancaire qui était à l’honneur cette semaine. De JPMorgan à Morgan Stanley en passant par Citigroup ou encore Bank of America, elles ont toutes fait mieux que prévu.
Pour autant, là encore, à part Bank of America puis Goldman Sachs ce vendredi, les réactions boursières ont été pour le moins nuancées. Les valeurs correspondantes étaient toutes flat ou marginalement dans le vert en clôture hier (Wells Fargo ou JPMorgan mercredi ayant même terminé dans le rouge). Ici, comme avec Publicis, cela montre surtout à mon sens que le marché pricait déjà bien ces publications. Toutefois, d’autres titres, comme le géant de l’assurance santé UnitedHealth Group, ou encore Alcoa aujourd’hui, ont permis de nettement plus dynamiser la cote.
Un mot enfin sur l’inflation US. Avec, en toile de fond, la politique monétaire de la Fed qui en découle. Avec les CPI et PPI respectivement sortis mercredi et hier qui ont dans l’ensemble tempéré les craintes d’un emballement excessif. Au besoin, retrouvez-moi en vidéo ici pour un rapide debrief de fin de semaine dans lequel je reviens sur certains de ces points.
Pour autant, avec la sortie cet après-midi de ventes au détail qui ont augmenté de 0,7% le mois dernier (contre un repli de 0,2% attendu en moyenne par le consensus des économistes), le débat semble loin d’être clos. D’autant que les chiffres du mois d’août ont, en outre, été révisés à la hausse (+0,9% contre +0,7% en lecture initiale).
Pour ce qui est des marchés, en conséquence de ces constats touchant directement l’obligataire US, les points d’entrées n’ont pas été évidents à appréhender. Sur les métaux précieux tout d’abord (cf l’achat de call Silver que j’ai envisagé mercredi matin dans notre canal Telegram). Eu égard donc au contrepied intraday de mercredi après-midi à 14h30 sur lequel je revenais dans ma vidéo précédente. Et à voir l’or et l’argent retomber ce vendredi, je me dis qu’il n’y avait franchement rien à glaner ici (sauf des portes de saloon).
Pour ce qui est des marchés, en conséquence de ces constats touchant directement l’obligataire US, les points d’entrées n’ont pas été évidents à appréhender. Sur les métaux précieux tout d’abord (cf l’achat de call Silver que j’ai envisagé mercredi matin). Eu égard donc au contrepied intraday de mercredi après-midi à 14h30 sur lequel je revenais dans ma vidéo précédente. Et à voir l’or et l’argent retomber ce vendredi, je me dis qu’il n’y avait franchement rien à glaner ici (sauf des portes de saloon).
Ce qui nous amène aux indices boursiers. Ici, l’aspect lié au marché obligataire avait également son importance. Eu égard à son potentiel aspect refuge. Sur ce compartiment, le risque pour les indices boursiers se matérialise dans deux situations :
– Soit quand la remontée des taux longs (et donc la baisse des contrats) est trop rapide en terme de vitesse.
– Soit quand de l’argent entre dans ce compartiment refuge (rebond des contrats), souvent pour des questions de recherche de sécurité (rendement moindre mais sûr).
Pour l’illustration historique, regardez par exemple ci-dessous l’envolée des contrats TNote en mars 2020 (cf rectangle de couleur) quand, dans le même temps par le principe des vases communicants, l’argent sortait des indices boursiers (cf la débâcle du Cac alors) en pleine crise du covid.
Pour le dire autrement, dans l’environnement actuel, toute poussée baissière des contrats TNote/TBond aux Etats-Unis (c’est-à-dire de remontée des taux longs) a statistiquement tendance à peser (voire même plomber) le Nasdaq (et plus largement le segment growth pour des questions de valorisations maintes fois évoquées) selon la vitesse dudit mouvement. A l’inverse, historiquement donc, des entrées de capitaux sur les contrats obligataires peuvent aussi souvent aller de pair avec une recherche de sécurité. C’est cette deuxième option qui a prévalue cette semaine (jusqu’à cet après-midi, avec les ventes aux détails US en hausse surprise). Mais le fait est que cette fois, cette entrée d’argent s’est également faite de manière concomitante à une entrée d’argent sur les indices boursiers. D’où, me concernant, une certaine difficulté à avoir une forte conviction quant au directionnel des indices. C’est-à-dire savoir si, dans le cas de l’Europe, le rebond du Bund (cf ce que je vous disais mardi dans notre Salle des opérations) allait permettre une reprise des titres Value (ce qui n’avait pas forcément mes faveurs ; cf mon tableau Cac antérieur). Ou si, au contraire, si cela allait se faire au détriment des actifs à risque, indices boursiers donc (dans l’alternance plus « classique » des vases communicants et de l’alternance mode risk on / risk off).
Pour en revenir au S&P 500, l’Epaule-tête-épaule inversée en base journalière évoquée la veille dans mon traditionnel « mail du soir » aura eu le dernier mot, avec une accélération de la hausse effective hier après-midi en franchissement de la résistance descendante grisée (cf mon mail/graphique d’hier soir). Pour autant, en l’absence de volumes dans la hausse préalablement à jeudi après-midi, pas évident d’y aller. D’autant qu’en toute franchise, le mercredi après-midi alors que le future S&P 500 testait à nouveau notre point d’allègement partiel de mardi matin (cf flèche verte sur la situation intraday de l’indice élargi US dont je vous avais déjà parlé mardi dans notre Salle des Opérations), je commençais alors à craindre une accélération des dégagements en cas de rupture du double soutien intraday (visible en pointillés noirs + rectangle de couleur ci-dessous).
Notre money management adapté au préalable (cf notre PBP de mardi) nous aura toutefois permis de bien appréhender cette alternative. En capitalisant ensuite parfaitement sur Accor qui, comme attendu, aura donc parfaitement filé au-delà des 32 € tout à l’heure en fin de séance…
Voici un récapitulatif des trades pris dernièrement :
S&P 500 (Turbo Put 069XS) : après avoir sécurisé une PBP mardi matin au plus bas de la semaine, le stop automatique sur le solde de la position a été déclenché ce matin. PBP à +14% mardi matin ; solde revendu sur stop automatique ce matin à 3,93 € (flat sur l’ensemble).
Brent (Turbo Put DO69S) : un peu comme avec la situation du S&P 500 dernièrement, ma conviction swing restait « moyenne » (cf mes « commentaires de mardi soir par exemple et notre « demi-position »). Jusqu’à ce renfort de ce matin où, pour le coup, un top précisément ici me semble probable. D’où la seconde « patte » de la stratégie initiée ce matin. Conservez ; stop ajusté à 19,21 € désormais sur l’ensemble.
Accor (Turbo Call 23WQC) : vite fait, bien fait. La hausse ayant suivi comme attendu ce vendredi, nous avons encaissé quelques gains. PBP à +10% ; conservez le solde sur stop à 0,71 €.
Bonne fin de semaine à tous, d’avance bon week-end et à lundi,
Mathieu
Rédacteur en chef / SMS Cash Alert



