Cher trader,
Si je ne me trompe pas, je pense que nous avons shorté un potentiel top de court terme avec une certaine précision cet après-midi (cf flèche rouge + cercle noir ci-dessous).
D’ailleurs tout à l’heure peu avant 18h, alors que notre bon timing nous offrait une nouvelle plus-value latente de +10%, je me suis demandé si on en profitait pour sécuriser une nouvelle PBP. Mais j’ai pris le parti de ne pas bouger pour viser plus. En effet en base journalière cette fois, si l’essoufflement se confirme ce soir, l’indice élargi US laisserait alors une belle « mèche haute » comme je les affectionne. Auquel cas, après sept séances de hausse d’affilée, cela devrait aller de pair avec une poursuite de la correction la semaine prochaine. C’est ce que j’ai envie de « jouer » ici.
Ceci alors que j’ai quand même un peu de mal à m’emballer avec le newsflow corporate US de cette fin de semaine. Certes il y a bien Mattel ou American Express (présent dans le Dow) qui se tiennent. Mais quid de l’importance de leur pondération en comparaison des FANG et autres GAFAM ? Car franchement, outre les gros gadins d’Intel et de Snap (qui, accessoirement, trébuchent de 10% et 25% ce vendredi), nous avons quand même des géants comme Twitter ou surtout Alphabet ou Facebook qui baissent en moyenne de 3 à 5%. Et quand on connaît le poids de ces mastodontes… D’autant que pour le reste, outre-Atlantique toujours, quelques autres publications ne sont franchement pas attrayantes (comme celle du conglomérat industriel Honeywell après l’abaissement des prévisions de ventes annuelles, pour cause de perturbation des chaînes d’approvisionnement).
Plus largement maintenant sur la saison des trimestriels à ce stade, je vous parlais en première partie de semaine de ces importantes divergences de comportements ici ou là. Et bien cela a encore une fois été le cas ce vendredi avec, d’un côté, le Cac qui file à la hausse de 1% quand, de l’autre, le Nasdaq hésitait. Sur notre indice pour le coup aujourd’hui, avec l’envolée du poids lourd L’Oréal (faisant elle-même suit à une publication trimestrielle de belle facture), cela peut se légitimer. Maintenant plus largement en Europe, la prudence reste de mise pour bon nombre d’acteurs cycliques. A l’image du suédois Ericsson qui avait été vendu en début de semaine, ou du secteur industriel dont je vous parlais la veille (cf les ABB et autres Schindler), l’allemand Continental (qui a émis un profit warning ce matin) suivait la prudence de certains constructeurs ou équipementiers automobiles dernièrement (cf Renault cette semaine). Tout comme le géant Intercontinental Hotel Group (d’où la pression continue sur Accor d’ailleurs).
Dans ce contexte, de nouveau assez peu d’opportunités de trades ces derniers jours selon mes critères. Ceux-ci sont en partie basés sur les probabilités. Or voir une série de huit séances de hausse d’affilée sur le S&P 500 (jusqu’à l’ouverture des cash US cet après-midi) est tout sauf dans mes normes historiques. Ce qui bride donc indirectement certains paramètres de validation dans mes systèmes. C’est en ce sens d’ailleurs que je n’ai pu que constater certaines hausses se faire sur quelques valeurs moyennes au cas par cas. Je pense par exemple à Neoen et à son accélération en sortie de range journalier (cf cercle noir ci-dessous).
Le problème étant que, dans le timing équivalent, ma prudence par rapport au Nasdaq de mardi soir ne collait pas. D’autant qu’ici alors que le groupe avait émis un warning pendant l’été et que, dans le secteur des ERN, l’homologue Albioma allait publier, j’étais méfiant à l’idée du simple soutien du plan Macron en termes de catalyseur fondamental. Mais comme quoi ici, la « magie de l’analyse technique » couplée à un marché qui n’avait au final pas bronché sur la publication d’Albioma, ont entretenu l’inertie haussière.
Plus proche de nous encore, ce matin avec le cas de Klépierre qui, après avoir plus 5% peu à l’ouverture retombait autour des +2% avant 9h30 (cf flèche verte sur mon graphique intraday ci-dessous).
Trop serré dans tous les cas pour y aller, mais là encore non conforme à mes règles. Sauf à envisager, comme pour Neoen d’ailleurs déjà 48h plus tôt, qu’une telle inertie du S&P 500 suivrait (cf ces fameuses huit séances de hausse d’affilée).
Voici un récapitulatif des trades pris cette semaine :
Nasdaq 100 (Turbo Put 491QS) : « demi-ligne » (en termes de taille de position/money management) initiée mardi en toute fin de séance. Et qui ne donnera rien au final. Revendu mercredi (flat).
Accor (Turbo Call 23WQC) : malgré de bons débuts vendredi dernier, une tendance sectorielle lourde (cf mes propos introductifs sur Intercontinental Hotel Group en cette fin de semaine) nous avait conduit à reprendre nos billes. PBP à +10% ; solde revendu mercredi (flat / légèrement dans le vert en moyenne sur l’ensemble).
Brent (Turbo Put DO69C) : la baisse surprise des stocks hebdomadaires de Brut nous avait conduit à la prudence. Pour autant, alors que je continue de penser que nous sommes dans une zone de top de court terme, je vous le dis tout de suite : on devrait vite y revenir dès la semaine prochaine. Revendu mercredi (-5%).
S&P 500 (Turbo Put 069XS) : alors que l’indice élargi US était allé chercher de nouveau records depuis la veille, notre stop automatique n’avait pas tenu. Revendu sur stop automatique à 2,93 € (-9%).
S&P 500 (Turbo Put 069XS) : ligne reprise donc dans un beau timing cet après-midi et, eu égard à mes commentaires ci-dessus, que l’on va maintenir jusqu’à nouvel ordre. Conservez sur stop automatique actif/à reprogrammer au besoin dès lundi matin à 2,64 €.
Bonne fin de semaine à tous, d’avance bon week-end et à lundi,
Mathieu
Rédacteur en chef / SMS Cash Alert




