Cher lecteur de Top 1% Altucher,
Les 1% d’investisseurs les plus riches n’investissent pas dans les mêmes entreprises, ne pratiquent pas la même discipline d’investissement et ne possèdent pas le même type de biens immobiliers. Mais ils ont tous un point commun : ils ne lâchent rien.
La ténacité et la persévérance sont les clés de la réussite dans pratiquement tous les domaines. Même si nous aimerions tous que la chance et la bonne fortune nous offrent un coup de pouce, la vérité est la suivante : ceux qui sont prêts à se battre et à avancer avec ténacité en sortent généralement gagnants.
Sur le plan de l’investissement, 2022 aura été l’une des années les plus difficiles qu’il m’ait été donné de voir au cours de mes dizaines d’années d’expérience dans ce domaine. Mais les revers et les obstacles sont le propre de l’investissement.
Les actions, surtout celles des entreprises à la croissance rapide, ont suscité un fort engouement, en 2019 et en 2020. Bien que certaines d’entre elles aient été sous pression en 2021, le secteur technologique au sens large n’a pas dégringolé avant 2022. Malgré les incroyables innovations qui se réalisent encore, le marché actions évolue par cycles. L’année qui s’est écoulée ne peut être qualifiée que de marché baissier, en ce qui concerne les actions.
Mon équipe et moi avant passé énormément de temps à discuter de notre stratégie pour l’année 2023. Nous admettions tous la possibilité que l’économie américaine entre en récession au cours du premier semestre 2023, mais nous sommes tout de même enthousiastes face aux opportunités qui se créent.
Je suis en train d’étudier en profondeur deux secteurs : la finance et l’énergie.
Ce ne sont pas des secteurs « glamour », ou des valeurs de croissance, mais si les taux d’intérêt restent élevés – et je crois que ce sera le cas –, les entreprises qui gagnent de l’argent en prêtant des capitaux vont s’en sortir haut la main.
Sur le front de l’énergie, même si les cours du brut sont modérés ces dernières semaines, on ne peut ignorer qu’une fois que les États-Unis renoueront avec la croissance et que la Chine cessera les confinements liés au COVID, la demande en faveur des hydrocarbures va exploser.
Et bien que d’intéressantes technologies se profilent à l’horizon dans le secteur des énergies alternatives, l’Amérique et le monde entier s’appuieront encore sur les hydrocarbures pendant des décennies.
Un oeil sur la croissance
Dans un contexte où les semaines de vente se succèdent et sont suivies de mois de consolidation, il est quasiment impossible d’avoir envie d’investir de nouveaux fonds.
Voilà pourquoi mon équipe et moi, malgré nos efforts incessants pour dénicher de nouveaux investissements, nous nous sommes abstenus de faire de nouvelles recommandations, en cette fin d’année.
Nous découvrons des opportunités et des valeurs de croissance que nous avons envie de vous recommander à long terme. Mais tant que le sentiment ne s’est pas stabilisé et que la Fed ne donne aucun signe de ralentissement de son programme de resserrement monétaire, notre approche consiste à attendre.
S’agissant de nouvelles opportunités, j’adore le secteur des micro et petites capitalisations. Mais, soyons honnêtes, la plupart des investisseurs ne sont préparés ni à la volatilité ni aux fluctuations auxquelles il faut s’attendre quand on investit dans de petites entreprises.
Warren Buffett, figure emblématique de l’investissement « value », ne s’est pas toujours focalisé sur les méga capitalisations.
En raison des dizaines de milliards de dollars que Warren est chargé de déployer, chez Berkshire Hathaway, ses directeurs de l’investissement et lui ne peuvent plus investir dans des micro capitalisations comme il a pu le faire au début de sa carrière.
Lorsque les gens de la télévision parlent de Warren, ils mettent en avant ses investissements dans Apple et Occidental Petroleum. Personne ne parle des acquisitions qu’il a réalisées dans See’s Candies, au début des années 1970, alors que cette société ne valait que 25 M$, environ.
Lors de son assemblée annuelle des actionnaires, en 2019, Warren a déclaré que See’s avait rapporté plus de 2 Mds$ aux actionnaires de Berkshire, depuis qu’il a racheté l’entreprise pour la modique somme de 25 M$.
Si vous investissez dans la perspective de gains annuels de 6% ou 10%, vous n’avez pas besoin de vous concentrer sur les valeurs de croissance ou les petites capitalisations. En revanche, vous devez partir en quête de croissance si vous recherchez des gains de 100%, 500% et 1 000%.
Et c’est souvent sur le terrain des micro et petites capitalisations que cela se passe.
Des opportunités que personne ne remarque
En période de marché haussier, les investisseurs ne voient que le potentiel de hausse. Et en période de marché baissier, ils ne se focalisent que sur le potentiel de baisse.
L’investissement est tout autant une question d’analyse technique et fondamentale que de psychologie. Actuellement, les investisseurs ont du mal à voir des opportunités pourtant visibles comme le nez au milieu de la figure, sur ce marché actions plombé par un marché baissier, des taux d’intérêt en hausse et une économie mondiale au bord de la récession.
Prenons Vision Marine Technologies (VMAR), par exemple.
Nous vous avons recommandé Vision Marine au début du mois de février. Alors que le marché actions s’est fait malmener ces dix derniers mois, les actions de cette minuscule entreprise – qui s’efforce de produire les meilleurs moteurs électriques pour hors-bord du monde – se sont appréciées.
Les excellentes nouvelles sont souvent négligées ou passées sous silence, sur un marché baissier, car les investisseurs se préoccupent davantage d’éviter de souffrir, ou de limiter leurs pertes, que d’investir dans de nouvelles opportunités.
Il y a quelques jours, Vision Marine a annoncé la signature d’un accord de fournisseur ferme et définitif avec le Groupe Beneteau.
L’objectif des deux entreprises est simple : intégrer le premier moteur de hors-bord et système motopropulseur entièrement électriques au monde dans les fantastiques bateaux que fabrique le Groupe Beneteau.
Pour les investisseurs, c’est dans cette déclaration d’Alex Mongeon, P-DG de Vision Marine, que se situe l’information la plus importante :
« Nous pensons que notre carnet de commandes va enregistrer une croissance continue à l’approche du lancement du H2e (le bateau Four Winns grand public) et d’autres offres de Beneteau. »
Xavier Montagne, directeur d’exploitation et technique de Vision Marine, a ajouté ceci :
« Nous avons développé une relation de travail et de confiance avec l’équipe de gestion stratégique du Groupe Beneteau. C’est sans aucun doute pour notre expertise technique dans le domaine de l’électrification, et notre expérience sur les marchés nautiques nord-américains et européens, que nous avons été sélectionnés par le Groupe Beneteau. Nous savions qu’ils souhaitaient passer à l’électrique depuis longtemps, et nous sommes fiers d’avoir été choisis pour réaliser ce souhait. »
À lui seul, cet accord est une ÉNORME victoire, pour Vision Marine. Mais ce qui s’est produit après cette annonce, là encore du point de vue d’un investisseur, est encore plus crucial.
Jeudi 15 décembre, Vision Marine a annoncé avoir reçu une première commande du Groupe Beneteau portant sur 25 moteurs et groupe motopropulseurs E-Motion 180E. Mieux encore, Vision Marine a déclaré qu’au début de chaque mois, Beneteau fournirait des prévisions trimestrielles glissantes avec un bon de commande portant sur des quantités supplémentaires de moteurs et groupes motopropulseurs.
Cette première commande de Beneteau est extrêmement importante car c’est une importante étape franchie, sur le plan commercial et médiatique.
Avec son gigantesque réseau de 72 revendeurs aux États-Unis et 400 répartis sur les cinq continents, Beneteau ne peut équiper ses bateaux que du nec plus ultra. Selon moi, cette commande de groupes motopropulseurs électriques de Vision Marine confirme de façon explicite que le système E-180E pour hors-bord est leader sur le marché de l’électrification des bateaux.
L’extraction de lithium
Nous avons également recommandé cette micro capitalisation : Recharge Resources (RECHF).
Cette petite entreprise possède plusieurs projets d’extraction (nickel, or, lithium). Mais je me suis énormément intéressé à son gisement de saumure de lithium, appelé « Pocitos 1 Salar Lithium Brine Project » qui est situé à Salta, en Argentine.
Risque et extraction minière vont main dans la main : si une minière junior s’engage dans un forage, en quête d’un minéral, et qu’il n’en ressort rien, énormément de temps et d’argent partent en fumée, et l’entreprise et ses actionnaires repartent les mains vides.
D’après les communiqués de presse de l’entreprise, accessibles sur son site Internet, les risques liés à notre investissement sont en train de diminuer.
En début de mois, l’équipe présente en Argentine sous la houlette de Phil Thomas, géologue de l’entreprise, a annoncé qu’elle avait intercepté son premier aquifère de saumure de lithium, que des échantillons avaient été prélevés et immédiatement envoyés dans deux laboratoires différents pour analyse.
Et lundi 12 décembre, Recharge Resources a annoncé que de la saumure de lithium sous pression jaillissait, dans la mesure où la société a réussi à atteindre l’aquifère ciblé.
Voici ce qu’a déclaré Phil, lorsque l’aquifère a été atteint :
« Je suis enchanté de constater la continuité du premier réservoir découvert en 2018. Avec cette deuxième source de saumure de lithium, nous avons atteint la zone ciblée, et le prélèvement d’échantillons est désormais en cours. »
Nous devrons attendre les résultats de l’analyse faite en laboratoire ainsi que l’estimation de futures ressources afin de compléter le tableau, mais le lithium se vendant à environ 82 000 $ la tonne au comptant, Recharge Resources a un énorme potentiel.
La société fait tout pour boucler ses estimations selon la norme National Instruments 43-101 au cours des prochains mois. Une fois ce rapport technique achevé, nous cernerons mieux quelle sera la réelle valeur des actifs du site de Pocitos.
Bien cordialement,
James Altucher

