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Update du portefeuille

Par 20 janvier 2023janvier 24th, 2023SMS/WIN Alertes

Cher trader,

Mon insistance aura donc fini par payer. Illustrant une fois encore l’adage boursier selon lequel les marchés prennent « l’escalier pour monter mais l’ascenseur pour descendre », hier, le Cac 40 a retracé l’extension haussière réalisée depuis le milieu de la semaine dernière en une seule et même séance. Ce qui a validé le constat dont je vous faisais part dans mon habituel « mail du soir » mercredi en fin d’après-midi, repris ci-après : « je persiste et signe à l’idée que l’absence de construction dans ce mouvement est tout sauf sain (et que, par conséquent, il risque d’être corrigé violemment). D’où mon insistance… ».

Après, je n’oublie évidemment pas qu’au préalable nous avions concédé quelques pertes. Pour autant, cela s’inscrit dans ma gestion et mon money management. Comme le dit le proverbe, on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs. Des pertes (petites) donc certes, même si quasi inéluctables étant donné la fréquence et les leviers de nos opérations (j’y reviens juste après). Avec surtout en tête l’idée que : « quand cela y va », cela couvre les pertes préalables et nous rémunère nettement plus. Cela fait donc partie des règles et, comme l’illustre l’historique de mes performances dans le service (accessible comme toujours sur notre site internet), cela n’a rien de dramatique. Surtout donc que, quand cela y va, cela rembourse et paye et fait plus que compenser le tout (cf les quasis +70% dégagés ce vendredi).

En ce sens, et conformément au mail que je vous ai envoyé ce matin vers 11h30, une option va être intégrée au service : la possibilité des réaliser des trades « Quitte ou Double ». Trades sur lesquels l’élasticité / l’effet de levier seront plus conséquents.

C’est dans ce principe que s’inscrivaient nos opérations intraday de mercredi. Avec, alors que le Cac 40 évoluait alors autour des 7100 points une élasticité sur les Turbos Put 952DS proche de 40. Une remarque/rappel ici. L’effet de levier des turbos est fonction de la distance avec la barrière désactivante. Plus les cours du sous-jacent en sont proches et plus l’élasticité du produit est élevée. C’est la raison pour laquelle, avec un Cac 40 retombé sous les 7000 points, l’élasticité desdits Put était retombée autour de 20 ce matin (alors que la barrière désactivante à 7131,94 points s’est, depuis, éloignée).

A ce sujet d’ailleurs, on me posait la question par rapport à mes niveaux intraday qui évoluent d’une séance à l’autre. Cf les 7115 points de mercredi, seuil qui n’était pas le même que la veille par exemple. Ou encore sur la séance de vendredi dernier la région des 7030/7050 points qui avait mon focus d’alors en tant que résistance. Effectivement, je n’ai malheureusement pas de boule de cristal pour savoir en amont où la hausse est susceptible de s’arrêter. Je surveille des zones swing mais cela ne fait pas tout. Qui plus est, et surtout, mes niveaux intraday évoluent en fonction de différents critères (carnets d’ordres, niveaux équivalents de Wall Street le jour « j », newsflow propre sur un poids lourd de l’indice comme Total ou LVMH). Donc, oui, il est logique que cela change d’un jour sur l’autre.

Mais revenons rapidement aux Put 952DS sur le Cac 40, et plus précisément au niveau de la barrière désactivante située précisément sur les 7131,94 points. En gros ici, quand nous sommes rentrés à la vente mon idée était que le cap des 7115 points que j’avais à l’œil le matin même allait tenir et que l’indice ne pousserait pas au-delà (avec une marge d’erreur grosso modo d’une quinzaine de points, entre les 7115 et les 7131,94 points). Si la rechute d’hier a confirmé les anticipations, je voudrais surtout insister sur deux notions : barrière désactivante et prix d’exercice.

Dans mon mail de ce matin 11h30 par rapport à l’arrivée de trades « Quitte ou Double » donc, je vous indiquais : « Soit le produit ne vaut rien (désactivation / atteinte de la barrière) ; à quelques nuances près cependant (avec, selon le produit utilisé, le niveau du prix d’exercice ».

Je m’explique. Sur les Turbos illimités, la barrière désactivante ne correspond pas au prix d’exercice. En l’occurrence sur les Put 952DS, l’écart entre 7131 points (barrière) et 7287 points (prix d’exercice –j’arrondis dans les deux cas) représente 156 points. Ajusté de la parité du produit (100), cela veut donc dire que si le Cac 40 avait atteint les 7132 points, le produit aurait certes été désactivé mais la perte qui en découle n’aurait pas été de -100%. Car il y aurait alors eu une valeur résiduelle de remboursement, qui plus est automatique (même si vous le pouvez, vous n’êtes donc tenus de repasser un ordre de vente –votre courtier vous recrédite la somme postérieurement). Avec, alors, 1,56 € environ en valeur de remboursement, à mettre en comparaison des 1,85 € de prix d’achat.-C’est à dire – 15/16% de perte potentielle donc…risk attrayant vu le reward que le produit nous a donc rapporté.

En fait, pour aller jusqu’au bout de la chose, aucun remboursement ne suit (valeur de remboursement nulle) seulement si, dans notre cas, le Cac 40 avait immédiatement atteint le niveau du prix d’exercice (7287 points) après l’atteinte de la barrière. Ce qui est objectivement peu probable étant donné l’éloignement des deux. En cause : des questions de market marking afin de laisser à la banque émettrice des turbos (et au trader qui gère la pose) de réagir sur le marché en revendant sa position ou coupant sa couverture, position inverse de la notre.

Donc même si les évolutions du sous-jacents dans les minutes/heures qui suivent l’atteinte de la barrière désactivante peuvent venir minorer un peu le montant de la valeur de remboursement, il n’en demeure pas moins que la perte n’est pas totale (et que dans la grande majorité au moins 90/95% de la valeur de remboursement résiduelle sera effectivement recréditée).

Attention toutefois ici, cela vaut pour les Turbos illimités (et n’est pas vrai pour les autres). Au besoin, n’hésitez pas à consulter ce guide (à partir du bas de la page 6 plus spécifiquement pour le cas des Turbos illimités).

En résumé, par rapport à ces stratégies, en gros : soit on ne perdra pas l’intégralité de notre prime dans le cas de Turbos Illimités (valeur de remboursement résiduelle expliquée ci-dessus) soit, selon la situation, j’aurais alors préalablement positionné un stop court automatique (-9%). Comme cela était donc le cas cette semaine…

Je referme là cette parenthèse pour en venir aux marchés.

 

Cette semaine, je retiens la pertinence de mes niveaux et l’insistance qui a été payante alors que les zones de résistances testées des deux côtés de l’Atlantique concordaient.

Insistance avec, encore et toujours, cette résistance descendante de moyen terme avec la région de prix des 4000 points sur le S&P 500, très travaillée en intraday (d’où les quelques à-coups d’ailleurs par équivalent sur nos opérations sur le Cac 40) mais qui aura bel et bien fini par déboucher sur un nouveau rejet baissier.

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Pertience avec la zone des 7115 points sur laquelle j’ai su insister mercredi compte-tenu des mèches d’essoufflement formées en intraday. Et donc le fait que depuis, le Cac 40 cale bel et bien (à moins de vingt points donc de la barrière des Put intraday de mercredi). Ce qui a en outre ensuite aussi permis aux Put swing de reprendre, eux aussi, des couleurs. Un beau doublé donc et une persévérance en termes de prise de risque qui aura rapporté ses fruits.

Plus largement, les causes de ce nouvel échec sous résistance des indices reposent sur la divergence de vue entre les marchés (obligataires) et les discours des banquiers centraux. En Europe tout d’abord, hier matin Klaas Knot (le gouverneur néerlandais de la BCE) déclarait à CNBC que : « Le type d’évolution de marché que j’ai vu au cours des deux dernières semaines n’est pas tout à fait le bienvenu. Avant que Christine Lagarde n’enfonce ensuite le clou en conseillant « aux participants de marché de réviser leurs positions ». Outre-Atlantique, après James Bullard (président de la Fed de Saint-Louis) qui en a remis une couche avec son habituelle tonalité hawkish (en insistant sur le fait que les taux US seraient portés à plus de 5% cette année), Lael Brainard (la vice-présidente de la Fed, connue pour être plutôt colombe) n’a pas tenu un discours des plus dovish hier soir (en indiquant que les taux d’intérêts devront rester élevés pendant encore longtemps avant de ramener l’inflation vers l’objectif des 2% de la Fed). Plus largement, plusieurs speakers ont pris la parole depuis Davos (ou vont encore continuer à le faire en cette fin de semaine) mais on sent quand même bien que si un plateau a été atteint sur les taux, il faudra toutefois ensuite du temps pour envisager un reflux (et probablement donc plus que ce sur quoi le marché table en ce début d’année).

A l’inverse dans le même temps, nous avons un effet ciseau guère encourageant. En cause : des statistiques macroéconomiques dans l’ensemble moins bonnes qu’attendu dernièrement. Entre le repli des ventes au détail aux Etats-Unis le mois dernier plus marqué que prévu (-1,1%), idem pour la production industrielle en décembre (contraction de 0,7% contre -0,1% attendu en moyenne par les économistes) ou encore le PPI US mercredi qui a chuté, le ralentissement est là. Auparavant, ces mauvaises nouvelles étaient souvent achetées à l’idée que cela allait minorer les prochains relèvements de taux à venir de la Fed. Mais pas cette semaine, en particulier mercredi. Comme le résumait parfaitement cet article hier matin, le marché a pris cette mauvaise nouvelle en tant que telle.

Dès lors, le salut viendra t’il des publications trimestriels ? C’est ce que le marché espère. Pour autant à ce stade, après les nouvelles réactions divergentes dans le secteur bancaire US mardi (Morgan Stanley en hausse mais Goldman Sachs en baisse), si Netflix est salué cet après-midi, à l’inverse l’assureur américain Travelers a averti que ses résultats seraient inférieurs aux attentes. Le producteur d’aluminium Alcoa était également sous pression hier à Wall Street, la baisse des prix de l’aluminium ayant pesé en fin d’année. Même un acteur défensif comme Procter & Gamble a lâché près de 3% hier Wall Street malgré un relèvement des prévisions. Selon Refinitiv, le consensus s’attend à ce que les profits des sociétés du S&P 500 baissent de 2,8% sur un an au quatrième trimestre. Au vu des premiers agrégats, cela confirme la thèse d’un ralentissement modéré, mais d’un ralentissement quand même…

 

Voici un récapitulatif des trades pris dernièrement :

=> Base Intraday :

Cac 40 (Turbos Put 952DS) : après une PBP rapide sécurisée vendredi dernier, le stop automatique sur le solde de la ligne avait ensuite été atteint. PBP à +12% ; solde revendu sur stop automatique ajusté à 2,43 € ensuite vendredi dernier (flat en moyenne sur l’ensemble).

Cac 40 (Turbos Put 952DS) : la première tentative prise mercredi matin n’avait rien donné. Put revendu sur stop automatique mercredi (-9%).

Cac 40 (Turbos Put 952DS) : nous avons insisté sur le troisième « essoufflement en mèche » survenu mercredi intraday. Ce qui s’avèrera payant. Put soldés à +68% ce vendredi.

 

=> Base Swing :

Saint-Gobain (Turbos Put 026SS) : étant donné les divergences baissières en place sur les indicateurs techniques journaliers ainsi que les hésitations effectives du titre depuis sa mèche haute d’essoufflement mardi, on ne bouge pas. Conservez sur stop automatique à 2,08 €.

Cac 40 (Turbos Put R353S) : alors que la hausse s’était poursuivie au-delà des 7000 points, le stop automatique n’avait pas tenu. Revendu mardi sur stop automatique (-9%).

Cac 40 (Turbos T874S) : après avoir sécurisé hier une nouvelle PBP dans la baisse, on ne bouge pas sur le solde. PBP à +10/11% hier ; conservez le solde.

Safran (Turbos Put D283S) : alors que le secteur de l’aéronautique/défense restait recherché dernièrement (notamment après le newsflow autour de l’italien Leonardo),nous avons au final écourté la ligne. Put revendu (flat).

 

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Bonne fin de semaine à tous, d’avance bon week-end et à lundi,

Mathieu
Rédacteur en chef / SMS Cash Alert