Skip to main content

Retrouvez-moi dans notre Salle des Opérations !

Par 17 mars 2023mars 24th, 2023SMS/WIN Alertes

Update du portefeuille

 

Cher trader,

Autant l’impulsion baissière du Cac 40 lundi ne m’avait pas surpris (cf mes propos de vendredi dernier). Autant, la nouvelle attaque de mercredi, cette fois sous les 6900 points, un peu plus. La question « à un million » étant de savoir si les Silicon Valley Bank, Signature Bank et autres First Republic Bank sont un peu le « canari dans la mine » ? Et surtout de jauger si d’autres établissements de premier plan ont pu avoir une gestion des risques aussi laxiste que SVB, d’un côté ou de l’autre de l’Atlantique.

En l’occurrence, l’origine de cette faillite est une absence de couverture sur le risque associé aux obligations détenues en portefeuille. Le problème est dû à une différence essentielle entre le « marked to market » (c’est à dire la valorisation instantanée, à valeur de marché) et la valeur comptable affichée dans le bilan de la banque, ce qu’explique d’ailleurs très bien cette vidéo.

Plus largement, le problème de l’équation actuelle peut se poser ainsi. Le bilan des banques est gorgé d’obligations qui ont perdu 20/30% (voire plus pour les dettes/signatures les plus risquées) ces derniers mois à mesure que la Fed remontait ses taux. Normalement, elles couvrent ce risque. Si c’est bien le cas, les pertes seront tout à fait gérables. Cependant si, comme pour SVB, cela n’avait pas été le cas (avec, ici, des couvertures mises en place trop tardivement) alors la facture risque d’être salée. Dans ce cas de figure, il faudra que les banques centrales emboîtent le pas de l’action prise par la Fed le week-end dernier. Avec la BCE qui rachèterait alors le papier de la banque en difficulté au pair (BCE qui, soit dit en passant, tenait une réunion extraordinaire cet après-midi). C’est-à-dire proche d’une valeur nominale de 100 alors qu’avec la baisse des contrats ces derniers mois (contrats et rendements évoluant en sens inverse), leur valeur comptable / de marché en instantanée n’est normalement plus que de 80 ou 70. On l’a vu cette semaine avec la BNS vis-à-vis du Credit Suisse, même la Chine s’y est d’ailleurs mise ce vendredi, ou donc surtout avec la Fed depuis le week-end dernier.

img

Avec des banques américaines qui n’ont pas attendu pour se ruer au guichet pour près de 165 milliards de dollars ! Ce qui a d’ailleurs permis à 11 grandes banques américaines de voler au secours de First Republic Bank à hauteur de 30 milliards de dollars. Le tout ayant d’ailleurs été orchestré par Janet Yellen et Jerome Powell.

Le problème est qu’à terme, cela va relancer l’inflation. Donc c’est un peu le chat qui se mord la queue… Surtout, cela pose également la question du potentiel risque de solvabilité de bon nombre d’acteurs. Ce qui interpellait d’ailleurs la BCE en début de semaine (cf mon post d’hier dans notre canal Telegram).

img

Car le revers de la médaille du business model des banques est que, justement, le gros des actifs dans leur bilan repose sur la confiance (car il s’agit ni plus ni moins que de notre argent). Et, à l’inverse, au passif ou plus prosaïquement dans le « hors-bilan », personne ne sait précisément le niveau des dérivés ouverts engagés à l’instant « t ». A ce sujet, je me permets ainsi de vous faire suivre ce que mon collègue Philippe Béchade transmettait tout à l’heure à ses abonnés dans La lettre des Affranchis en termes d’échelle de grandeur :

img

Assurément l’évènement survenu sur SVB et Signature Bank (puis First Republic Bank) pose quand même de nombreuses questions. C’est d’ailleurs pour cela que la Fed est très vite montée au créneau dès le week-end dernier. Rassurant ? Peut-être à court terme. Pour autant, en complément de la faillite fin février d’un plus gros assureur italien, Eurovita (information relayée là aussi par mon confrère Philippe Béchade toujours dans sa lettre des Affranchis), tout cela m’interpelle. Cela ouvrirait-il la boîte de Pandore ?

Dans ce contexte de marché changeant (avec l’éventualité qu’un gros point de bascule ait été atteint justement depuis cette rechute de mercredi matin qui m’a surpris sur le Cac 40), on patiente. D’autant que, mis à part la baisse du Cac 40 sous les 7000 points actée dès lundi matin (ce sur quoi nous avons parfaitement capitalisé !), les mouvements s’apparentent, depuis, à des portes de saloon plus qu’autre chose. Cf encore le rebond depuis hier après-midi qui a très vite fait pschitt

On debriefe tout cela dans notre Salle des Opérations (accessible à l’adresse suivante : https://vimeo.com/809100669/a8bedd9f42).

 

Voici un récapitulatif des trades pris dernièrement :

=> Base Intraday :

Pas de trade pris dans cette partie cette semaine.

 

=> Base Swing :

Cac 40 (Turbos Put 7B13S) : nous avons soldé la ligne dans la zone des 7000 points lundi matin. Puts soldés à +34% (+100% pour les turbos « Quitte ou Double » associés).

S&P 500 (Turbos Put B574S) : après une PBP sécuritaire, on maintient le solde. Ce vendredi, malgré FedEx sur le front corporate, l’absence de dividende pour First Republic Bank (surprenant, vous ne trouvez pas…) ou encore donc la baisse des ratios de réserves dans le secteur bancaire en Chine, entretiennent une certaine fébrilité. PBP à +12% ; conservez le solde.

Eurostoxx 50 (Turbos Put 4N11S) : alors que l’accélération que j’attendais en rupture du double support (horizontal + oblique des 4200 points –cf mes propos de la fin de semaine dernière) suivait, nous avons encaissé. Puts soldés à +25% (+125% pour les turbos « Quitte ou Double » associés).

 

img

img

img

 

Bonne fin de semaine à tous, d’avance bon week-end et à lundi,

Mathieu
Rédacteur en chef / SMS Cash Alert