Cher trader,
Autant la vitesse du dégrochage de lundi ne m’avait pas surpris (compte-tenu de l’effet d’appel/accélération en rupture des supports évoqués en fin de semaine dernière sur les indices européens). Autant l’impulsivité de la vague de baisse de ce matin, un peu plus.
En effet, Wall Street s’était bien tenu hier avec des craintes qui s’atténuent sur le front de l’inflation US (après le CPI de la veille, le PPI est même lui ressorti nettement meilleur que prévu).
Pourtant, à la veille de l’annonce de la BCE concernant sa politique monétaire (qui ne semble pas être orientée vers un ralentissement du resserrement), la poursuite de la débâcle de Credit Suisse alimente un effet de contagion. La question à un million d’euros étant de savoir si d’autres établissements de premier plan ont pu avoir une gestion des risques aussi laxiste que SVB, d’un côté ou de l’autre de l’Atlantique.
En l’occurrence, l’origine de cette faillite est une absence de couverture sur le risque associé aux obligations détenues en portefeuille. Le problème est dû à une différence essentielle entre le « marked- to-market » (c’est à dire la valorisation instantanée, à valeur de marché) et la valeur comptable affichée dans le bilan de la banque, ce qu’explique d’ailleurs très bien cette vidéo.
Comme je vous le disais dans notre canal Telegram avant 14h, j’ai envisagé un petit achat du Cac (cf flèche verte sur ce graphique intraday).
Si effectivement depuis une reprise est à l’oeuvre, étant donné le contexte, la lourdeur persiste au final (illustrée par rechute de l’euro qui met en lumière la défiance des opérateurs ce jour). Je garde potentiellement cela sous le coude pour demain avec la BCE. Quid d’ailleurs de l’ampleur du relèvement et des commentaires de Christine Lagarde ? Mais pour l’heure niveau positions, seul le solde des Put S&P 500 reste ouvert.
Bonne fin d’après-midi à tous, et à demain.
Mathieu
Rédacteur en chef / SMS Cash Alert
