Cher lecteur de Top 1% Altucher,
Le rally de marché, qui a eu lieu en novembre, semble avoir calé au cours de la première semaine de décembre. Mais c’est seulement parce que la plupart des investisseurs font une fixation sur les Sept Mercenaires (Apple, Microsoft, Alphabet, Amazon, Nvidia, Meta et Tesla) qui ont porté le marché toute l’année.
Alors que les petites capitalisations, le solaire et la plupart des sociétés axées sur l’immobilier ont été dans le rouge toute l’année 2023, les Sept Mercenaires ont enregistré des progressions de 50% à 219% depuis le début de l’année.
Historiquement, le marché actions est un mécanisme de retour à la moyenne. Si un groupe ou un secteur surperforme sur une période, il sous-performe au cours de la période suivante.
Or 2023 a été l’année des grands acteurs technologiques. Tous ceux qui détenaient une position importante dans les méga capitalisations technologiques, le domaine des semi-conducteurs ou celui des infrastructures logicielles ont enregistré d’énormes gains.
CrowdStrike Holdings (CRWD) l’illustre parfaitement : son action a progressé de plus de 130%, depuis le début de l’année !
Je ne veux pas jouer le rabat-joie sur cette hausse à trois chiffres enregistrée par CrowdStrike en 2023, mais soyons réalistes : vous devez vous attendre à ce que cette valeur – de même que d’autres grands gagnants depuis le début de l’année – consolide ses gains et reste stable en 2024.
Mais ce n’est pas parce les grands gagnants de 2023 vont reprendre leur souffle en 2024, selon moi, que vous devez vous précipiter vers la sortie et vendre.
Tant que les principales activités d’une entreprise continuent de progresser, il faut conserver les investissements. Et dans le cas de CrowdStrike, ses activités se développent à fond.
Mais parlons à présent de l’année à venir…
2024 : l’heure des valeurs de croissance a sonné !
Deux secteurs du marché semblent prêts à surperformer en 2024 : les petites capitalisations et les obligations.
Commençons par les petites capitalisations.
Si le Nasdaq et le S&P 500 ont grimpé de 46% et 20% depuis le début de l’année, le Russell 2000 des petites capitalisations n’a gagné que 6,5%.
La principale raison de cette sous-performance des petites capitalisations, c’est le coût du capital.
Les petites capitalisations ont besoin d’argent pour se développer. Elles doivent donc puiser dans l’endettement et les marchés boursiers pour se financer. Les taux d’intérêt ayant augmenté depuis ces deux dernières années, emprunter de l’argent est devenu trop cher pour de nombreuses entreprises.
Mon équipe et moi ne croyons pas que les taux vont chuter de façon spectaculaire en 2024, du moins pas sans une énorme frayeur à l’égard de la croissance.
Toutefois, si l’inflation poursuit sa baisse et la Fed abaisse les taux à deux reprises, les petites capitalisations pourraient devenir des leaders de marché.
En ce qui concerne les obligations, je pense qu’il existe une forte probabilité que les rendements aient atteint un plus-haut et les cours un -as.
Si vous observez iShares Barclays 20+ Year Treasury Bond Fund (TLT), son plus-bas d’octobre devrait se transformer en plus-bas à long terme. La seule condition susceptible de ramener les obligations vers ce plus-bas d’octobre serait une hausse inattendue de l’indice des prix à la consommation (CPI).
2023 a été une année épineuse, pour les investisseurs. En dépit des performances spectaculaires du Nasdaq et du S&P 500, la plupart des investisseurs n’ont pas l’impression d’avoir vécu un marché haussier.
Et ce pour une bonne raison : même aujourd’hui, les valeurs américaines moyennes cotent en dessous de leur moyenne mobile sur 200 jours, ce qui suggère que la plupart des actions évoluent en territoire de marché baissier.
En 2024, bon nombre des plus grands gagnants de 2023 devraient marquer une pause.
Mais je crois qu’une pause de groupes tels que celui des Sept Mercenaires déclenchera une puissante rotation dans le secteur des petites capitalisations, et d’autres, qui ont sous-performé en 2023.
Et bien qu’une nette baisse des taux d’intérêt ne soit probablement pas à l’ordre du jour en 2024, le seul fait d’évoquer que les taux et le coût du capital vont commencer à baisser suffirait à faire revenir les investisseurs vers les valeurs de croissance.
Bien cordialement,
James Altucher

