
Il y a vingt ans, survenaient les attaques terroristes du 11 septembre 2001. Je souhaite partager avec vous les deux premiers paragraphes du discours que l’ancien président George W. Bush a prononcé lors du Flight 93 National Memorial, en Pennsylvanie.
« Il y a vingt ans, nos vies ont changé pour toujours, de différentes manières, en différents endroits, mais toutes au même moment. Les sirènes du chaos retentissaient de toutes parts tandis que certaines voix avaient été réduites au silence à jamais. Notre pays a perdu des vies précieuses, ô combien précieuses pour nombre d’entre vous. Aujourd’hui, nous partageons votre peine et commémorons ensemble la mémoire des hommes et des femmes que vous avez tant aimés.
Il est difficile de décrire les émotions terribles et confuses que nous avons ressenties ce jour-là aux plus jeunes qui n’ont pas connu ce tragique jour de septembre. Nous avons été saisis d’horreur face à l’ampleur du chaos, puis transis d’admiration devant la bravoure et la bonté de toutes celles et tous ceux qui se sont élevés contre cette barbarie. Nous avons été démunis face à l’impudence de ces mercenaires du mal, puis touchés au plus profond de notre coeur par l’héroïsme et la pudeur de ceux qui se sont élevés contre le mal. »
Pour la plupart des Américains, le 11-Septembre est une triste journée. C’est un jour de commémoration, de réflexion et de prière.
Samedi dernier, à l’occasion du discours qu’il a prononcé en Pennsylvanie, George W. Bush nous a rappelé l’unité dont avait fait preuve le pays après les attaques.
Nous avons tous tendu une main à notre voisin pour montrer notre amour et notre compassion. Nous avons refusé de sombrer dans l’amalgame et le racisme. Et aussi inconcevable que cela puisse paraître dans le climat délétère actuel, nous avons mis de côté nos divergences politiques pour nous unir derrière une cause commune.
Comme pour beaucoup d’Américains, les événements du 11 septembre 2001 sont gravés dans ma mémoire. Il m’est impossible d’oublier les images terribles défilant à la télévision, les comptes-rendus directs de mes amis et collègues qui travaillaient dans les tours jumelles et au Pentagone, les messages des passagers du vol 93 appelant leurs proches pour leur dire adieu.
Quand bien même vous ne souffrez pas de dépression ou d’anxiété, il est quasiment impossible de repenser au 11 septembre 2001 en restant de marbre.
Des chiffres alarmants sur la santé mentale
Dans les années 1970 et 1980, personne ne parlait des maladies mentales. Les personnes souffrant de dépression, d’anxiété ou de trouble de stress post-traumatique (TSPT) souffraient en silence. Personne ne voulait être considéré comme l’enfant dépressif, le soldat blessé au combat ou l’adolescent anxieux pour tout et pour rien.
Nous savons désormais que le TSPT est un problème majeur. Le ministère américain des Anciens Combattants a révélé que 6 personnes sur 100 souffriront de TSPT à un moment ou à un autre dans leur vie et que 15 millions d’adultes souffrent de cette maladie, chaque année.
D’après la Anxiety & Depression Association of America, 40 millions d’adultes souffrent de troubles anxieux chaque année aux États-Unis. Cela représente plus de 18% de la population adulte.
La Anxiety & Depression Association of America indique que la dépression touche plus de 16 millions d’Américains, chaque année.
Dans les années qui ont suivi les attaques terroristes du 11-Septembre, nous avons assisté à une nette augmentation des prises en charge des maladies mentales. Il est regrettable qu’il faille subir des événements tragiques pour nous sensibiliser aux démons de nos amis, de nos proches et de nos voisins mais, pour de nombreux Américains, les événements de septembre 2001 ont marqué leur première confrontation à l’anxiété, à la dépression et au TSPT.
En quête de traitement…
Je ne me suis pas réveillé subitement samedi matin en pensant à d’éventuels traitements contre les maladies mentales. Mais en me repassant les événements du 11-Septembre et en réécoutant les récits des survivants, des premiers secours et de ceux qui n’ont jamais eu la chance de dire adieu à leurs proches, j’ai pensé à ceux qui continuaient à souffrir en silence.
Nous savons que 50% des gens qui prennent des antidépresseurs ne trouvent jamais la paix d’esprit.
D’après une enquête de la Northwestern University Feinberg School of Medicine, la raison pour laquelle les antidépresseurs ne font pas effet sur tant de personnes est que « la dépression a été définie de manière simpliste et que les traitements censés la traiter se trompent de cible ».
Cela doit changer. Car lever le voile sur la dépression, l’anxiété et le TSPT ne servira à rien en l’absence de traitements viables.
Regarder en arrière pour aller de l’avant
Saviez-vous que de la fin des années 1940 jusqu’au début des années 1960, les chercheurs étudiaient les drogues psychédéliques pour leur potentiel thérapeutique dans l’optique de diverses applications psychiatriques ?
Or, de nombreuses études montraient des résultats positifs.
Vous avez bien lu !
Depuis des décennies, nous savons que ces substances contrôlées de niveau 1 représentent le meilleur traitement pour les gens souffrant de maladies mentales. Malheureusement, certaines substances, comme la psilocybine, sont diabolisées depuis longtemps et coincées sur la liste des substances contrôlées, tant et si bien que les professionnels de la médecine n’ont pas pu effectuer les recherches nécessaires pour mettre au point de nouveaux médicaments et de nouveaux traitements.
Heureusement, les temps changent.
J’en veux pour preuve cet extrait du registre fédéral du Daily Journal of the United States Government :
« [La] Drug Enforcement Administration (DEA) propose d’augmenter fortement les quotas de production agrégée des substances de niveau 1 psilocybine, psilocine, cannabis et cannabidiol, qui font toutes l’objet d’un intérêt croissant de la part des entités s’enregistrant auprès de la DEA pour obtenir l’autorisation d’utiliser des substances hallucinogènes contrôlées à des fins académiques et cliniques. La DEA est convaincue qu’il est important de soutenir la recherche réglementée sur les substances contrôlées de niveau 1. »
Certes, il ne s’agit pas de la bénédiction directe de la Food and Drug Administration (FDA) ou du président américain. Mais cela n’en reste pas moins une victoire majeure pour quiconque souhaite améliorer le quotidien des Américains souffrant d’une maladie mentale.
Un investissement sur l’avenir
Dans l’univers des drogues psychédéliques, avec mon équipe, nous avons jeté son dévolu sur Cybin (CYBN) pour trois raisons.
- L’entreprise dispose d’une trésorerie pléthorique, qui lui permet de conduire les recherches nécessaires pour proposer des médicaments potentiels pour des essais cliniques et sur les tablettes des pharmacies.
- Une équipe de direction compétente, présidée par le directeur général Doug Drysdale et le co-fondateur, président-directeur général Eric So, a été mise en place pour obtenir des résultats de pointe.
- Enfin, le groupe dispose d’un portefeuille de brevets de premier plan qui lui confère un avantage compétitif important.
Nous sommes positionnés sur Cybin depuis février 2021 et la valeur de notre investissement a augmenté de 35% depuis cette date. En temps normal, je serais ravi de réaliser une plus-value de 35%, mais je pense que le cours du titre Cybin peut encore beaucoup augmenter.
Nous connaissons les bienfaits thérapeutiques des drogues psychédéliques depuis des décennies, mais ce n’est que récemment que nous avons commencé à nous intéresser à l’aspect légal de leur utilisation. Rien n’est encore joué, tout reste à faire.
Le 27 juillet, je vous annonçais que Cybin s’apprêtait à entrer en Bourse sur le NYSE. L’introduction en Bourse s’est déroulée comme prévu. Il est toutefois impossible d’ignorer les ventes répétées d’un trader qui ont plombé le cours du titre peu après sa cotation.
Voici ce qui s’est passé.
D’après les bruits de couloir qui courent à Wall Street, un trader malavisé d’un grand fonds qui détenait des actions de Cybin avant son introduction en Bourse a décidé de prendre ses bénéfices. Ce vendeur a exécuté son ordre de vente d’une manière semblable à ce que ferait un trader débutant, peu aguerri.
Le cours du titre est passé de 3,25 $ à 1,70 $ sans AUCUNE raison. Mais d’après les bruits de couloir, une fois que ce novice a terminé de vendre ses actions, vers le point bas de 1,70 $, le titre a rebondi pour se rétablir aux alentours de 3 $.
Investir dans de jeunes micro-capitalisations qui s’efforcent d’innover dans une industrie stagnante sera toujours un phénomène volatil. Secouer le marché de la maladie mentale et des anti-dépresseurs ne dérogera pas à la règle.
Les entreprises comme Cybin ont la possibilité de révolutionner les options de traitement pour les personnes souffrant de troubles mentaux. Mais l’innovation s’accompagne d’une volatilité qui éprouve les nerfs. Il convient donc de calibrer ses investissements et de définir son horizon d’investissement correctement.
Lorsque vous investissez dans une entreprise comme Cybin, votre atout principal est la capacité à réduire vos risques en augmenter fortement la durée de votre horizon d’investissement.
Les petits nouveaux de l’univers des drogues psychédéliques
Cybin est notre seule recommandation d’investissement officielle dans l’univers des drogues psychédéliques, mais je souhaite vous parler d’une autre entreprise. Mon équipe et moi suivons cette société avec un grand intérêt depuis six/huit mois et je pense que vous devriez en faire de même.
Avec une capitalisation boursière avoisinant les 90 M$, Mindset Pharma (MSSTF) est une micro-capitalisation canadienne qui affiche les mêmes ambitions qu’une grande capitalisation.
Dirigée par James Lanthier et le directeur de la recherche scientifique Joseph Araujo, Mindset se donne comme objectif est de mettre au point de nouveaux médicaments et processus de fabrication pour la médecine psychédélique de demain. Comme l’explique l’entreprise, la psilocybine, sous sa forme naturelle, ne peut pas être brevetée. Seule une version modifiée de la substance peut être brevetée.
D’après les experts de Mindset, alors que les drogues psychédéliques permettent de traiter de nombreux troubles affectant des groupes très larges de la population, les substances psychédéliques naturelles comme la psilocybine ne sont pas optimisées pour des usages thérapeutiques. Le but de Mindset de mettre au point des traitements plus pratiques à base de substances psychédéliques pour ceux qui en ont le plus besoin.
Pour le moment, Wall Street n’a pas eu vent de Mindset. Du fait de sa cotation sur le marché OTC (de gré à gré) et de sa petite capitalisation boursière, les analystes s’intéressent peu à l’entreprise.
L’absence de couverture médiatique signifie deux choses. La première est que les risques sont plus élevés car peu de personnes ont passé au crible la société. La deuxième est que la plus-value peut être considérable car les fonds d’investissement et les sociétés de gestion de Wall Street ne se sont pas encore positionnés à l’achat sur le titre.
Les deux derniers mois ont été marqués par une actualité riche et de nombreux résultats de tests pré-cliniques. Cela indique souvent que les investisseurs vont commencer à bouger et à regarder les choses de plus près. Gardez un oeil sur cette entreprise car je pense qu’il s’agit de la prochaine petite pépite de l’univers des traitements à base de substances psychédéliques.
Affaire à suivre !
Prochainement, je vous parlerai d’une autre entreprise de l’univers des substances psychédéliques que mon équipe surveille de près.
Bien cordialement,
James Altucher

