
C’est bientôt Noël.
À chaque Noël, un jouet fait fureur. Je me souviens de l’engouement pour les poupées Cabbage Patch Kid, il y a plusieurs dizaines d’années.
Les parents faisaient la queue par centaines et par milliers avant l’ouverture des magasins. Il y avait de la bousculade, et certaines attitudes n’étaient manifestement pas en harmonie avec l’esprit de Noël. Et je suis surpris que l’on n’ait pas surfé sur ce succès fou avec des jouets portant des noms de cucurbitacées ou de céréales [NDR : en anglais, « cabbage » signifie « chou« ].
Dieu merci, les réseaux sociaux n’existaient pas, à l’époque. À côté, la saison de Noël d’aujourd’hui ferait pâle figure.
Les réseaux sociaux ont créé un nouveau défi, à la saison de Noël, mais cette fois-ci pour les détaillants.
Autrefois, les clients devaient tout faire pour trouver le dernier jouet en vogue. À présent, les détaillants doivent tout faire pour avoir le dernier produit en vogue en rayon.
Lorsqu’un concept, un personnage ou une tendance devient viral(e), quelque chose sort de l’ombre et entre sous les feux des projecteurs du jour au lendemain. Cette année, Baby Yoda ‒ tiré de la série The Mandolarians (Les Mandolariens) issue de l’univers de La Guerre des étoiles ‒ l’illustre parfaitement.
Malheureusement, les produits mettent du temps à arriver sur le marché. Alors si une société peut commercialiser un produit avant ses concurrents, cela peut rapporter gros.
Et personne ne commercialise un jouet issu de la pop culture (culture populaire) aussi vite, virtuellement, que notre recommandation d’aujourd’hui : Funko (NASDAQ : FNKO).
Une entreprise qui conserve une longueur d’avance
Funko conçoit, fait fabriquer et distribue des produits sous licence issus de la pop culture aux États-Unis, en Chine, au Vietnam et au Royaume-Uni.
La société propose des figurines vinyle, des miniatures dans des emballages mystères, des figurines de personnages d’action, des produits en peluche, des accessoires, des vêtements, des produits d’intérieur, des sacs à main et des portefeuilles.
Dernièrement, la société a également introduit une ligne de jeux de société intégrant ses figurines POP! très populaires.
Les produits sont distribués via des détaillants spécialisés, la grande distribution et des sites de commerce en ligne.

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Funko commercialise déjà quelques jouets Baby Yoda alors que Disney, le créateur de Yoda, ne prévoit d’avoir ces produits qu’après la saison de Noël.
Comment est-ce possible ?
Regardez la vitesse à laquelle opère Funko, entre le modèle initial et le produit fini.

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Le processus de l’entreprise ne coûte pas cher en termes de développement, alors cela permet à Funko de prendre des risques.
C’est un « plus » dans le secteur du jouet. Tout personnage viral ne le reste pas forcément. Alors avec des coûts de développement aussi bas, le risque est suffisamment faible pour miser sur des produits potentiels.
Un puissant acteur sur le marché du jouet
Même si le cours de l’action n’est pas très élevé en ce moment, l’entreprise continue de progresser.
Les résultats publiés récemment, concernant le 3e trimestre, affichent 0,38 $ de bénéfice par action pour un chiffre d’affaires de 223,2 M$. Ces deux chiffres dépassent les estimations de Wall Street.
La direction indique que le chiffre d’affaires du 4e trimestre devrait se situer entre 840 M$ et 850 M$, avec un bénéfice par action de 1,15 $ à 1,22 $. Ces chiffres sont énormes, pour une société dont la capitalisation boursière n’est que de 750 M$.
L’évaluation de Funko aurait tout du cadeau de Noël, pour un acquéreur potentiel tel que Hasbro ou Mattel. Funko pourrait offrir à l’un ou l’autre de ces grands fabricants de jouets la dose de croissance dont ils ont fort besoin.
Au trimestre dernier, Hasbro – qui affiche 1,1 Md$ de trésorerie et une capitalisation boursière de 14 Mds$ ‒ a déçu sur le plan de ses prévisions de bénéfice par action et de chiffre d’affaires. La société a vu son chiffre d’affaires progresser de 2% seulement d’une année sur l’autre, au 3e trimestre, et son résultat d’exploitation a chuté de 12,5%.
Mattel, une société qui pèse 4 Mds$, a surpassé les attentes en termes de d’affaires et de bénéfices, mais uniquement parce que les attentes de Wall Street étaient faibles. Le chiffre d’affaires a progressé de 4% d’une année sur l’autre.
À titre comparatif, le chiffre d’affaires net de Funko, ainsi que son bénéfice brut, ont augmenté de 26% d’une année sur l’autre. Le résultat net a doublé, alors que le résultat net ajusté a progressé de 50%. Le chiffre d’affaires réalisé aux États-Unis a progressé de 21,4% tandis que les ventes à l’international se sont envolées de 36,7%. Ce sont des chiffres que Hasbro et Mattel ne pourraient imaginer qu’en rêve.
S’adapter aux évolutions du marché des jouets
Les tarifs douaniers représentent l’une des batailles que la plupart des entreprises voient se profiler à l’horizon.
La direction de Hasbro a déjà déclaré que les tarifs douaniers allaient considérablement affecter ses activités. La direction de Funko, de son côté, n’anticipe pas un impact extrêmement négatif.
Le PDG a récemment indiqué que 70% des produits de l’entreprise étaient fabriqués en dehors des États-Unis. Si les tarifs douaniers entrent en vigueur, Funko a l’intention de baisser les coûts des produits en Chine, de relocaliser ses produits, ou de transférer certains coûts aux détaillants.
En parlant de détaillants, Funko vient juste d’ouvrir un gigantesque magasin de plus de 121 000 m² à Hollywood, où sont exposés des figurines POP! grandeur nature et des décors emblématiques de la pop culture. Le nouveau magasin a déclenché une telle affluence que la société a dû prendre des réservations et n’a pu accueillir tout le monde sur une seule journée.
Bien entendu, Funko n’a pas besoin de 121 000 m² pour vendre ses produits. Ce magasin est ce que l’on appelle du « retail-tainment » [NDR : fusion, en anglais, de « vente au détail » et de « divertissement »]. La société reconnaît que la génération actuelle est très portée sur les réseaux sociaux. Alors elle a créé un magasin où Instagram s’invite dans la vente au détail.
La vente au détail sur un marché de niche n’est pas quelque chose de révolu, mais exige de s’adapter à l’expérience que les consommateurs ont envie de vivre : une expérience à côté de laquelle ils ne veulent pas passer; et qu’ils souhaitent partager avec le monde via les réseaux sociaux.
Avec des ventes solidement équilibrées entre produits pérennes (dits « evergreen« ) et tendances virales, fantaisistes et actuelles, Funko est bien diversifié sur un marché du jouet en mutation.
L’année 2020 devrait être une nouvelle année porteuse pour Funko, avec le renforcement de sa collaboration avec Pokémon, un nouveau film Star Wars, la suite de Wonder Woman, le film sur Harley Quinn, et une tonne de nouvelles séries télévisées.

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Voici comment nous allons nous positionner.
Action à prendre :
Vendre 6 puts FNKO JAN2020 15 P.
C’est une option de vente sur Funko (NASDAQ : FNKO) d’expiration 17 janvier 2020 et de strike 15 $.
Ce put est actuellement au prix de 0,88 $ (bid à 0,85 $ et ask à 0,90 $).
En faisant cela, vous obtiendrez 528 $ de revenus aujourd’hui.
En retour, vous acceptez l’obligation d’acheter des actions FNKO ‒ mais seulement si l’action tombe en dessous de 15 $ à l’expiration le 17 janvier.
Si cela se produit, nous devrons investir 1 500 $ par contrat pour acheter les actions de la société.
Avec 6 contrats, c’est 9 000 $ ‒ moins les 528 $ recueillis ‒ pour acheter 600 actions.
Maintenant, si l’action est au-dessus de 15 $ à l’échéance, alors nous empochons les 528 $ et n’avons aucune obligation d’acheter les actions !
N’oubliez pas la relation d’un contrat à 100 actions et ne vendez JAMAIS des contrats pour plus d’actions que vous ne pouvez vous permettre d’acheter.
Dans votre compte de courtage, localisez les options de vente FNKO du 17 janvier 2020, 15 $ :
- Le symbole est FNKO200117P00015000.
- Ouvrez la chaîne d’options sous le symbole boursier (ou ticker) FNKO.
- Assurez-vous de choisir le bon mois (janvier 2020).
- Assurez-vous de choisir les options mensuelles (expirant le 17 janvier 2020).
- Choisissez le prix d’exercice de 15 $.
- Sélectionnez les options « put » (options de vente).
- Sélectionnez le nombre de contrats à vendre (6 contrats dans cet exemple).
- Une fois que vous avez le bon contrat, cliquez sur « vendre ».
- Choisissez « ordre à cours limité ». Ceci fixe le prix de la transaction.
- Utilisez un ordre à cours limité entre le bid (meilleur acheteur) et le ask (meilleur vendeur) du moment.
- Cliquez sur « transmettre » pour transmettre l’ordre.
Si vous avez de la difficulté à vendre au prix de 0,88 $, vous pouvez choisir d’abaisser graduellement votre limite. Mais ne vendez pas pour moins de 0,70 $.
Bien entendu, si le prix est au-dessus de 0,88 $ lorsque vous êtes devant les écrans, vendez à ce prix plus élevé. En bref, vendez au prix du marché du moment, entre le bid et le ask, en essayant d’optimiser, mais pas en dessous de 0,70 $. Si vous ne pouvez pas vendre au-dessus de ce prix, laissez passer cette opportunité et attendez la suivante, ou attendez de voir comment se comporte l’action dans les prochains jours (il se peut qu’elle baisse et que le prix du put augmente).
Pour avoir les niveaux du bid et du ask en temps réel et ainsi réaliser un trade pertinent par rapport au prix du marché, il est fortement recommandé de prendre l’abonnement aux données en temps réel pour les options US chez votre broker.
Sincèrement,
James Altucher

