Cher lecteur de NewTech Insider USA,
La course à l’espace des milliardaires Richard Branson et Jeff Bezos a trouvé son vainqueur hier. Dimanche, l’Anglais s’est envolé au-dessus du désert de Mojave à une vitesse plusieurs fois supérieure à celle du son. Le VSS Unity lui a offert, à lui et à cinq autres passagers, quelques minutes d’apesanteur et une vue unique sur notre planète.
La route a été semée d’embûches pour Virgin Galactic (NYSE : SPCE). Plusieurs retards ont repoussé la date d’envol et le calendrier de l’entreprise pour commencer à proposer des vols de tourisme spatial au grand public.
C’est probablement pour le mieux sur le long terme. Virgin Galactic doit tout mettre en œuvre pour que ses vols de tourisme spatial soient non seulement passionnants, mais aussi sûrs.
Branson a donc devancé Bezos de quelques jours seulement dans la course à l’espace privé de 2021, puisque le magnat d’Amazon doit en effet s’envoler à bord de sa propre fusée le 20 juillet.
L’enthousiasme suscité par le vol de Branson a fait grimper les actions de Virgin Galactic au-delà des 50$, ce qui est d’autant plus remarquable que l’action s’est démarquée de la tendance générale à la baisse du marché.
Il est temps pour nous de transformer le buzz en profits ! Vendons la nouvelle tant qu’elle est encore sur toutes les lèvres. Nous sommes actuellement à plus de 225 % !
MON CONSEIL
Vendez le reste de vos actions
Virgin Galactic (US92766K1060 – NYSE : SPCE).
Félicitations pour ce gain ! Vous avez été nombreux à m’écrire la semaine dernière, mais je suis sûr que nombre d’entre vous ne l’ont pas encore fait.
Comme d’habitude, je serais heureux de recevoir de vos nouvelles. Combien avez-vous investi ? Combien avez-vous gagné ? J’adore recevoir de bonnes nouvelles de mes lecteurs, alors n’hésitez pas ! Ecrivez-moi à la-redaction-tech@publications-agora.fr.
Et alors que tout le monde a les yeux rivés sur le ciel, concentrons-nous sur une autre innovation de rupture qui fera énormément parler dans les années à venir.
60 000 foyers alimentés sans émission carbone
Oubliez le Powerwall [NdlR : la batterie domestique] de Tesla. Voici venue la « Powerbarge » !
Le Powerwall a besoin d’être rechargé tous les jours, mais la « Powerbarge » pourrait facilement avoir une autonomie de deux ans, voire plus. Et contrairement au Powerwall, qui ne peut alimenter qu’un seul foyer, la « Powerbarge » pourrait en alimenter 60 000 sans émission carbone.
Cette « Powerbarge » pourrait devenir une réalité, si NuScale – entreprise dans laquelle Fluor (NYSE : FLR), détient une forte participation – parvient à ses fins. La société a fait équipe avec le Canadien Prodigy Clean Power pour élaborer un concept de réacteur nucléaire flottant.
Cela vous semble fou ?
L’U.S. Navy opère des réacteurs nucléaires flottants depuis 1961, date du lancement du porte-avion USS Enterprise. Et pour ce qui est des réacteurs nucléaires sous-marins, le sous-marin USS Nautilus a été lancé en 1954, et a pointé son nez à travers la glace du Pôle Nord en 1958.
En 67 ans, les réacteurs de l’U.S. Navy ont fourni une autonomie presque illimitée aux bâtiments naviguant en surface ou sous-marins.
Si NuScale s’intéresse à un concept de réacteur déployé en mer, c’est qu’il y a une raison : les réacteurs ont besoin d’eau de refroidissement, et s’ils sont déjà dans l’eau, c’est parfait.
De plus, ils pourraient convenir parfaitement à l’alimentation de communautés situées sur un littoral ou sur des îles.
L’installation des petits réacteurs modulaires (« SMR » pour Small Modular Reactors) de NuScale sur une plateforme flottante offrirait notamment cet avantage : cela économiserait énormément d’argent, par rapport à un réacteur situé sur terre.
Le navire réacteur pourrait être construit à un seul endroit, puis remorqué sur une rive, amarré – ou fixé autrement – puis relié à un réseau électrique terrestre afin de fournir une électricité propre pour un coût d’investissement initial plus faible.
Il y a un autre aspect : le caractère modulaire des SMR de NuScale. Comme l’indique leur nom, ils sont petits.
Cela rend le déploiement bien plus évolutif que les grands réacteurs actuels. Et des réacteurs supplémentaires pourraient être ajouté, et rester en « standby » en cas de demande plus forte que d’habitude, ou bien être activés lorsque d’autres réacteurs de la série devraient être démontés pour des opérations de maintenance ou être rechargés en combustible.
Une nation insulaire en particulier, relance l’intérêt à l’égard du nucléaire, avec NuScale. Je devrais même dire une « nation archipel ». Il s’agit du Japon. Le pays a été pétrifié, en 2011, lorsqu’un désastre n’arrivant qu’une fois en 1 000 ans a frappé la centrale nucléaire de Fukushima.
Mais le nucléaire devra faire partie de tout projet cohérent visant à fournir de l’électricité au pays, à l’avenir. C’est notoire, le Japon possède très peu des ressources naturelles nécessaires à la production d’énergie. Et s’il veut parvenir à la neutralité carbone, il doit envisager de nouvelles technologies nucléaires.
De plus, si les véhicules électriques deviennent une réalité, il faudra énormément augmenter la production d’électricité. Le P-DG de Toyota, Akio Toyoda, estime que le Japon devrait investir 135 Mds$ à 358 Mds$ pour fournir assez d’électricité pour une flotte de véhicules entièrement électriques. L’électrification des véhicules va motiver une énorme demande, dans le pays…
Et pas seulement au Japon.
C’est dans ce but que, le mois dernier, la société japonaise JGC Holdings a investi 40 M$ dans NuScale. La société travaillera avec Fluor et participera à l’étranger à la première centrale électrique de NuScale, dans l’Utah.
Mais JGC n’est pas la seule société japonaise qui monte à bord. Il y a quelques jours, Japan IHI Corp. a investi 20 M$ dans NuScale. Cette société sera un partenaire de fabrication international, spécialisé dans des choses comme les structures en béton renforcé.
Je pense que ces deux entreprises japonaises sont tournées vers un avenir où le Japon optera pour la technologie nucléaire de prochaine génération.
MON CONSEIL
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au prix maximum de 21,50$.
A un avenir éclatant !
Ray Blanco
NewTech Insider USA
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