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Alerte de vente : Deux positions sur le billot !

Par 7 juin 2019octobre 23rd, 2022Alertes, LMA Alertes

James AltucherCher lecteur de Top 1% Altucher,

Inutile d’édulcorer les choses : les investisseurs se débattent sur un marché actions rongé par des rendements obligataires qui sombrent et une guerre commerciale qui fait rage sur deux fronts.

J’ai déjà abordé inlassablement la guerre commerciale de Trump, alors aujourd’hui nous allons nous concentrer sur les rendements obligataires.

Nous reviendrons sur la situation des tarifs douaniers chinois et mexicains un autre jour.

Après avoir abordé les obligations, il faudra vendre deux de nos positions en réalisant un gain de 80% au passage.

État des lieux du marché obligataire

Les obligations et les rendements obligataires n’ont rien d’exaltant. Ce n’est pas plus compliqué que ça.

Mais ce sont des indicateurs importants signalant l’orientation que pourrait prendre l’économie américaine.

Voyez-vous, lorsque les rendements obligataires à long terme chutent au-dessous des rendements à court terme – ce que l’on appelle également une inversion de la courbe des rendements – les craintes de ralentissement économique et de récession envahissent les bâtiments de Wall Street.

Bien entendu, un seul jour – ou même semaine – d’inversion de cette courbe ne suffit pas à condamner l’économie américaine.

Mais selon Campbell Harvey, professeur à la Fuqua School of Business (université de Duke) et expert réputé de cette courbe des rendements, si l’inversion de la courbe persiste sur tout un trimestre, alors il existe de FORTES chances qu’une récession soit en chemin.

En fait, l’histoire nous révèle que si l’inversion de cette courbe persiste sur tout un trimestre, normalement, une récession suit rapidement.

Selon Campbell, une inversion de la courbe des rendements ne provoque pas, en soi, une récession ; mais elle exerce un impact énorme sur le sentiment des traders, des dirigeants d’entreprises et des politiciens.

Et c’est ce sentiment négatif qui stoppe net les dépenses, et qui fait baisser les marchés…

Or en ce moment, les traders de Wall Street, les politiciens de Washington et les dirigeants d’entreprises commencent à se faire du souci.

Et cela n’arrange rien que des chaînes de télévision telles que CNBC et les médias grand public réalisent des interviews d’individus qui s’y connaissent nettement moins bien en matière d’obligations, de rendements et de théories économiques que ne le suggèrent leurs titres.

Voici ce que Tom Lee, dirigeant de Fundstrat Global Advisors, a indiqué à ses clients, dans une note d’analyse, la semaine dernière :

« Nous pensons que les investisseurs réagissent de façon exagérée à cette inversion [actuelle de la courbe des rendements]. En 1998, ce fut un énorme signal d’achat stratégique, dans la mesure où elle marquait un pic du mode « risk off » [NDR : aversion au risque] : cette inversion a été constatée à environ 1,5% avant que les marchés actions ne tombent à un plus bas, puis s’embarquent vers une HAUSSE de 48% sur les dix mois suivants. Hum. Bien qu’une chute des marchés ait du sens, en ce moment, cette inversion est jugée de façon trop négative. »

Il est impossible de dire si c’est la vision baissière de Campbell ou le scénario haussier de Tom qui est juste.

Peut-être que le surcroît d’incertitude provoqué par les guerres commerciales de Trump sera de trop, pour l’économie, à court terme. Ou peut-être que l’abaissement des taux – Wall Street croit mordicus que la Fed va y procéder – fera s’envoler les actions vers de nouveaux sommets.

Franchement, peu importe. Car on ne s’enrichit pas en achetant des actions à de nouveaux plus hauts en pleine phase de marché haussier (ou dans ses phases suivantes).

On s’enrichit plutôt en achetant des actions lorsque les cours chutent et que les investisseurs sont effrayés.

Comme le dit Warren Buffett, la stratégie avisée consiste à « se montrer vorace lorsque les autres ont peur ».

Et pour la première fois depuis un moment, Wall Street est effrayé. De ce fait, je tiens à ce que vous commenciez à constituer des réserves de liquidités à redéployer au cours des mois à venir dans de nouveaux investissements.

D’abord, je vais faire le point sur une position de notre portefeuille qui a été attaquée, dernièrement.

Ensuite, nous commencerons à constituer des réserves de liquidité en revendant deux de nos positions.

Faisons le point sur les prévisions moroses de Cloudera

Il faut que j’actualise ce qui est en train de se passer avec Cloudera (NYSE : CLDR).

Lorsque je vous ai communiqué mon analyse concernant Cloudera, début mai, je pensais que l’action était sous-évaluée et qu’elle méritait que vous y investissiez de l’argent.

Et si je pense toujours que les actions de l’entreprise se négocient au-dessous de leur juste valeur, de récents évènements ont plongé les investisseurs dans la panique et fait dégringoler l’action.

Le 5 juin, Cloudera a publié ses prévisions de résultat pour le 1er trimestre 2020. Ils correspondent relativement aux estimations, mais les projections de chiffre d’affaires communiquées par la société ont été décevantes.

Pour ce trimestre, Cloudera devait générer environ 203 M$ de chiffre d’affaires. Mais la société a rabaissé ses projections à une fourchette de 180 à 183 M$.

Et pour l’année en cours – c’est-à-dire l’exercice 2020 pour Cloudera – la société communique à Wall Street une projection de chiffre d’affaires de 745 à 765 M$, ce qui bien loin des 843 M$ anticipés.

Il est clair que la direction de Cloudera n’a pas été à la hauteur.

Et cela nous amène à la démission surprise du PDG de Cloudera, Tom Reilly. Elle est là, la véritable raison expliquant la dégringolade de l’action Cloudera.

Je m’explique.

Il y a cinq mois, Cloudera a fusionné avec son principal rival : Hortonworks.

Mais les synergies auxquelles s’attendaient les investisseurs prennent plus de temps que prévu à se matérialiser. Le portefeuille de produits de l’entreprise issue de la fusion n’apparaît pas aussi vite que certains le souhaiteraient, et la société continue à « brûler » de la trésorerie.

Tom Reilly a démissionné et été remplacé, temporairement, par l’ex-PDG d’Accenture et actuel membre du conseil d’administration de Cloudera : Martin Cole.

Vous êtes peut-être en train de vous demander ce que cela signifie pour vous.

En ce moment, je modifie ma recommandation sur Cloudera et suggère de conserver.

Je déteste avoir de sociétés en difficultés dans un portefeuille. Certes, Cloudera a un genou à terre, à court terme, mais je pense que la société a la capacité de retourner cette situation.

Et si j’adore acheter de solides entreprises sur des replis, je ne veux pas que vous ajoutiez de nouvelles actions Cloudera à votre portefeuille tant que nous n’aurons pas la preuve déterminante que ses activités se renforcent.

Dès que je constaterai que les activités de cette société ont retrouvé de l’élan, je vous conseillerai d’acheter de nouvelles actions.

Et maintenant, levons des liquidités en vendant deux de nos positions.

Grand ménage de printemps

ShotSpotter (NASDAQ : SSTI)

Vous avez gagné énormément d’argent, avec ShotSpotter, depuis que nous avons ouvert cette position en mars 2018.

Et si j’adore cette société et que je pense qu’elle dispose d’un brillant avenir, l’appétit de Wall Street pour le risque s’est réduit, ces derniers mois, alors je veux que vous vendiez le solde de votre position.

Et au passage, vous allez réaliser un gain de plus de 80% ! Félicitations pour cet excellent investissement.

Mon conseil :

Vendez la totalité de votre position sur ShotSpotter (NASDAQ : SSTI).

Synlogic (NASDAQ : SYBX)

J’avais de grands espoirs, pour Synlogic, mais la société a du mal à faire décoller ses traitements Synthetic Biotic. Cela signifie qu’il est temps de passer à autre chose.

Si les choses changent et que Synlogic présente des données intéressantes, je vous suggèrerai de revenir sur cette position. Mais pour l’instant, je veux que vous vendiez vos actions et renforciez vos réserves de liquidités.

Mon conseil :

Vendez la totalité de votre position sur Synlogic (NASDAQ : SYBX).

Meilleures salutations,

Signature James Altucher

James Altucher
Rédacteur en Chef