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Alerte n°95 – Alerte achat : Dans le contexte économique post-Covid, les perspectives semblent sombres pour cet opérateur de croisière

Par 23 septembre 2020Alertes

Jim Rickards Cher lecteur,

En cette période pandémique, le comportement des consommateurs n’a pas simplement changé à court terme : le coronavirus a provoqué des adaptations qui auront un effet intergénérationnel.

Que cela concerne le cinéma, les complexes touristiques, les navires de croisière, ou d’autres comportements bien acceptés, les consommateurs voient la vie sous un autre angle. Ce qui paraissait essentiel autrefois – comme partir en croisière chaque année – semble désormais frivole.

Ces changements de comportement ne vont pas s’effacer en quelques mois, ni même quelques années. Ils vont persister pendant des décennies.

Voilà pourquoi notre dernier trade se concentre sur Royal Caribbean Cruises Ltd. (NYSE : RCL), l’un des principaux opérateurs de croisières dans le monde.

Royal Caribbean est basé à Miami, en Floride. La société a été fondée en 1997 via la fusion de l’ex-Royal Caribbean Cruise Line et de Celebrity Cruises.

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Le Spectrum of the Seas est l’un des navires les plus imposants et les plus récents de la flotte de Royal Caribbean. Il peut accueillir 5 000 passagers. Il n’arbore pas les lignes traditionnelles des navires et ressemble davantage à un gros hôtel rectangulaire perché sur une coque. Certains signes indiquent qu’à l’ère du Covid, les clients préfèrent des navires plus petits, plus intimes et luxueux.

Royal Caribbean possède et exploite trois marques de croisières, dans le monde : Royal Caribbean International, Celebrity Cruises et Azamara Club Cruises. La société possède également des participations minoritaires dans plusieurs autres lignes de croisières. Globalement, les marques de RCL possèdent et opèrent plus de 50 navires dans le secteur des croisières de loisir.

Les principaux concurrents de Royal Caribbean, dans le secteur des croisières, sont Norwegian Cruise Lines et Carnival Cruises. Bien entendu, le secteur des croisières est également en concurrence avec les casinos et d’autres complexes touristiques, en ce qui concerne le budget vacances des consommateurs.

Les navires de RCL offrent 540 destinations dans plus de 150 pays répartis sur les sept continents.

Il s’agit notamment de l’Australie, du Canada, des Caraïbes, de la Nouvelle-Zélande et de l’Alaska. La durée des croisières varie de 2 à 24 nuits. La diversité des navires, de l’hébergement, de la durée des voyages comme des destinations a toujours été l’une des forces de RCL.

Pour autant, cette force n’a rien pu faire contre les dégâts biologiques et économiques infligés par la pandémie de Covid-19 qui s’est propagée lentement en janvier et février 2020, avant de frapper de plein fouet en mars. L’intervention du gouvernement a été nécessaire afin d’éviter des faillites quasi certaines dans les secteurs clés les plus touchés.

Une partie des mesures de soutien votées par le Congrès entre avril et juin – et engageant plusieurs milliers de milliards de dollars – a permis d’aider le secteur des croisières (d’autres aides, distinctes, ont été accordées aux compagnies aériennes, aux complexes touristiques, et aux petites entreprises via le Payroll Protection Program).

Toutefois, ces dispositifs n’étaient que des « prêts-relais » de 90 jours et des subventions permettant d’aider des secteurs clés à survivre au pire moment de la pandémie. En avril, on pensait que le virus serait maîtrisé et que l’économie rouvrirait d’ici la fin de l’été. Mais la fin de l’été est passée, l’argent s’est tari et l’économie est loin d’être revenue à la normale.

La soi-disant « réouverture » de l’économie se produit par à-coups et elle est loin d’être achevée. De nouveaux foyers pandémiques apparaissent quotidiennement, même si certains secteurs affichent une amélioration considérable.

Le prêt-relais du Congrès a été utile, mais il semblerait qu’il ne mène nulle part.

Face à ces changements de comportement des consommateurs et à la peur persistante d’être contaminé par le Covid sur un navire, quelles sont les perspectives de Royal Caribbean Group et de l’action RCL, au cours des mois à venir ?

On peut établir de solides déductions à partir du Graphique 1, ci-dessous :

Graphique 1 – Comparaison de RCL (bleu) et de l’indice S&P 500 (orange) depuis le début de l’année 2020

Cours de XXXX

La figure ressortant du graphique nous est familière, en cette année de Covid-19. Le marché démarre en force en janvier 2020, les actions et les indices boursiers atteignant de nouveaux plus hauts historiques.

Les actions et le marché commencent à baisser progressivement mi-janvier, sur l’annonce que le virus commence à se propager, puis s’effondrent mi-février lorsque les données italiennes indiquent qu’une pandémie mondiale est en cours et que les Etats-Unis ne seront pas épargnés. Ce krach de marché a atteint un plus bas le 23 mars.

A partir de là, RCL et les indices ont opéré un rally. Entre le plus bas de 22,33 $ enregistré par RCL le 18 mars et son niveau le plus récent, de 65,45 $, enregistré le 18 septembre, RCL a opéré un rally de 193% en six mois.

Ce rally de mars à septembre est quasiment attribuable à l’assouplissement monétaire mené par la Réserve fédérale et aux dépenses financées par le déficit, votées au Congrès. La Fed a élargi son bilan, le portant de 3 600 Mds$ à 7 200 Mds$, tandis que le Congrès empilait 3 000 Mds$ de dépenses financées par le déficit sur un déficit budgétaire de base s’élevant déjà à 1 000 Mds$ pour l’exercice budgétaire 2020.

Evidemment, toutes ces aides n’ont pas été destinées au secteur des croisières (bien qu’il ait reçu une aide de plusieurs milliards de dollars), mais les lignes de croisière ont figuré en tête de liste des secteurs bénéficiant d’une aide directe, de même que les compagnies aériennes, l’hôtellerie et le secteur automobile.

Et surtout, les subventions directes aux personnes – sous forme de chèques délivrés par les services fiscaux, d’indemnités de chômages étendues, et de prêts au titre du Payroll Protection Plan – étaient destinées à maintenir le niveau de consommation.

En dehors de l’effet du prêt-relais à court terme mentionné plus haut, ces plans n’ont pas vraiment aidé le secteur des croisières. Les Américains ont réagi à ces aides directes en épargnant, et non en dépensant. Le taux d’épargne s’est élevé à 33% en avril, 25% en mai et demeurait à 17% en juin (comparé au taux de 5% antérieur au Covid).

D’un point de vue économique, on peut épargner de deux manières : en remboursant ses dettes et en déposant l’argent à la banque. L’épargne se fait au détriment de la consommation. Les Américains (et les consommateurs du monde entier) ont consolidé leur situation financière sans aucun bénéfice direct pour les opérateurs de croisières.

Des changements plus profonds et à plus long terme sont en train de se produire, également. En période de crise, les gens s’adaptent. Alors que les quarantaines et les confinements se prolongeaient, les gens se sont davantage habitués à ne pas voyager.

Or les lignes de croisières sont particulièrement vulnérables à ces comportements adaptatifs dans la mesure où les navires eux-mêmes ont été considérés comme des incubateur bondés favorisant la propagation du virus (même si l’expérience réelle montre que les navires n’ont pas été particulièrement frappés au cours de la période de mars à avril, par rapport aux environnements urbains et aux maisons de retraites qui sont de vrais incubateurs).

RCL affiche des vulnérabilités qui lui sont propres et la placent dans une position particulièrement fragile par rapport à ses principaux concurrents. Sa principale vulnérabilité, c’est son endettement élevé avec des dates de maturité courtes. Dans un contexte de taux d’intérêt bas et de liquidité abondante, la direction de RCL ne s’est jamais vraiment inquiétée sur sa capacité à refinancer dans des conditions favorables cette dette arrivant à maturité.

Mais ce contexte s’est envolé. Il est vrai que les taux sont relativement bas et la liquidité abondante grâce aux mesures de la Réserve fédérale et à l’émission d’argent frais. La difficulté, c’est le crédit. Une grande partie de l’argent frais émis par la Fed n’a pas alimenté de nouveaux prêts mais a simplement été recyclée par les grandes banques et déposée à la Fed sous forme de « réserves excédentaires ».

La Fed possède de nombreux dispositifs destinés à soutenir les actions, les obligations, les matières premières et les papiers commerciaux, ainsi qu’un programme de prêts destinés aux PME, appelé « Main Street Lending Program ». Toutefois, ces programmes ciblent les dettes qui sont dues (pour éviter un effondrement de marché) et ne sont pas particulièrement destinés à soutenir l’émission de nouvelles dettes.

Il est probable que RCS survive, mais seulement après de douloureux ajustements. Ses capacités vont diminuer, ses coûts financiers augmenter et ses bénéfices baisser. Le cours de l’action ne s’est pas ajusté à cette nouvelle réalité car elle n’est pas vraiment perçue.

Cela va bientôt changer et le cours de l’action baissera à la mesure de ce changement de situation.

Gaël, notre analyste, vous indique comment réaliser des gains importants sur RCL alors que l’opérateur de croisière s’adapte à la nouvelle économie post-Covid.

Lisez la suite pour découvrir ses recommandations.

Bien à vous,

Jim Rickards

 

Nouveau trade sur RCL

Gaël Deballe

Cher lecteur,

J’espère que vous avez reçu l’alerte ce matin concernant le trade spéculatif sur WYNN.

Le moment est venu en effet de prendre des profits sur ce trade (et uniquement ce trade, pas le montage à 4 jambes) !

Si vous ne l’avez pas déjà fait : revendez votre contrat put WYNN OCT2020 70 P (put sur WYNN d’expiration 16 octobre 2020 et de strike 70 $) au prix actuel (pour info environ 3,53 $).

Par ailleurs, nos transactions de niveau « Pro » sur HLT, WYNN et CVNA sont toujours dans la zone de profit et ne nécessitent aucune action (même avec la grosse hausse de CVNA hier !).

Nous avons obtenu un bonus en réalisant des bénéfices sur un trade spéculatif (WYNN), ce qui est une excellente nouvelle et reste relativement rare (c’est pourquoi je recommande toujours les trades de niveau pro en priorité).

Autre bonne nouvelle, nous avons aujoud’hui une nouvelle opportunité de trade sur RCL !

Il s’agit d’une transaction à forte probabilité de gain avec un très bon potentiel de profit pour notre transaction de niveau « Pro ».

RCL est un titre qui présente une faiblesse du fait qu’il se situe dans un secteur qui a souffert des changements de comportement des consommateurs causés par la pandémie actuelle. Beaucoup ne reviendront pas à des dépenses extravagantes en matière de loisirs dans un avenir prévisible.

Cela n’augure rien de bon pour le modèle économique de RCL et nous en avons profité (avec le trade pro) pour construire ce montage à forte probabilité de réussite.

Rappelez-vous que nous offrons deux façons de trader une opportunité dans chaque alerte de Crash Speculator.

La première n’est qu’une simple « spéculation ». Il s’agit simplement d’acheter une option de vente directe et c’est très simple à exécuter. Vous pouvez faire davantage d’argent sur ce trade que sur le deuxième, mais c’est aussi plus risqué.

La deuxième transaction est ce que j’appelle une transaction de niveau « Pro », car c’est ainsi que les investisseurs professionnels abordent leurs transactions. Bien qu’elle soit plus compliquée à exécuter, elle a une probabilité de succès beaucoup plus élevée et il limite également votre risque.

Je vous explique tout ce que vous devez savoir ci-dessous.

Comme toujours, n’oubliez pas de passer en revue si besoin notre série de tutoriels figurant en bas d’email. Et vous pouvez aussi commencer à trader avec un compte virtuel pour vous familiariser avec les montages sur options.

Nous vous conseillons vivement de bien vous informer avant de commencer à trader. Un investissement en vous-même est essentiel à la réussite à long terme de l’exécution de nos opérations.

Royal Carribean Cruises (RCL) a répondu à nos critères de sélection pour cette alerte.

Voici donc nos deux types de trades baissiers sur RCL.

TRADE SIMPLE SPECULATIF

Achetez 1 contrat de l’option de vente RCL OCT2020 30th 55 P (put sur RCL d’expiration 30 octobre 2020 et de strike 55 $) à un prix approximatif de 3,40 $.

Sur votre compte de courtage, trouvez l’option sur Royal Carribean Cruises (RCL) d’expiration le 30 octobre 2020 et de strike 55 $ :

• Pour info, code boursier : RCL201030P00055000.
• Recherchez les options figurant sous le code RCL.
• Sélectionnez la bonne date d’expiration : 30 octobre 2020.
• Choisissez le « strike » de 55 $.
• Sélectionnez option « put » (option de vente).
• Sélectionnez le nombre de contrats que vous voulez acheter (je recommande 1 contrat, pour des questions de gestion de risque).
• Une fois que vous avez sélectionné le bon contrat, cliquez sur « acheter ».
• Sélectionnez « limit order » (ordre à prix limite). Cela fixe le prix du trade.
• Utilisez un ordre à cours limité entre le bid (meilleur acheteur) et le ask (meilleur vendeur) du moment.

TRADE PRO

Mon conseil :

Nous ouvrons une position 4 jambes sur des options d’expiration le 30 octobre 2020 (options hebdomadaires) :

1) Achetez 1 contrat put RCL OCT2020 30th 50 P (prix actuel : 2,11 $) ;

2) Vendez 1 contrat put RCL OCT2020 30th 45 P (prix actuel : 1,15 $) ;

3) Vendez 3 contrats call RCL OCT2020 30th 75 C (prix actuel : 2,40 $) ;

4) Achetez 3 contrats call RCL OCT2020 30th 80 C (prix actuel : 1,65 $).

Note : Ces opérations effectuées ensemble apportent un crédit net total approximatif d’environ 129 $ au moment de l’initiation du montage.

Comme vous pouvez le voir sur le graphe P&L ci-dessous, les gains s’accumuleront (jusqu’à 629 $) si l’action RCL baisse.

Profil du trade
Cliquez sur le graphique pour l’agrandir.

Je vous rappelle que vous pouvez tout à fait augmenter votre position en traitant un nombre d’options multiples de ceux présentés ci-dessus (1/1/3/3 sert de référence, mais vous pouvez faire 2/2/6/6, 3/3/9/9, etc).

Le risque à la hausse est de 1371$ et les probabilités mathématiques de finir dans la zone de profit sont de 75%.

Informations importantes :

Certaines plateformes de trading ne permettent pas de faire le trade à 4 jambes en une seule fois.

Si c’est votre cas, faites-le en deux fois, les calls, puis les puts (ou inversement).

Je vous rappelle que vous devez ajuster votre entrée en position et vous adapter au prix du marché du moment (entre le bid et le ask) pour les options car l’action bouge constamment et les prix ci-dessus sont de ce fait indicatifs.

C’est pour cela qu’il est fortement recommandé d’avoir l’abonnement aux données de marchés des options en temps réel auprès de votre broker.

Soyez par ailleurs assuré que le marché américain est ouvert au moment où vous placez votre ordre (pour avoir un carnet d’ordres reflétant le marché à ce moment et ne pas risquer de placer un ordre non cohérent par rapport au marché).

Note sur le risque : Les trades sur options peuvent être volatils et comportent tous des risques. Bien que cette idée de trade soit bien documentée et que le trade est professionnel et à risque maîtrisé, rien n’est garanti. Ne pariez que de l’argent que vous pouvez vous permettre de perdre. Assurez-vous de diversifier vos risques et de ne pas investir tout votre argent dans un seul trade.

Bons trades,

Gaël Deballe

Portefeuille Crash Speculator

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