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Brrr !

Par 18 janvier 2023Non classé

« L’Etat est le plus froid des monstres froids. Il ment froidement ; et voici le mensonge qui s’échappe de sa bouche : ‘Moi l’État, je suis le peuple.’ » – Friedrich Nietzsche 

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ACTU

Davos au fond du trou

Un nouveau capitalisme est-il possible ?

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Au coeur des montagnes suisses, Davos accueille cette semaine le traditionnel World Economic Forum. À cette occasion, le WEF a publié son Global Risk Report qui, à l’image des -4°C affichés par le thermomètre dans les hauteurs suisses, présente un bilan pour le moins frileux. En 12 ans, c’est la prévision la plus pessimiste de l’histoire des rapports du WEF. Les données récoltées font apparaître un risque exacerbé d’une polycrise. Karl Schwab, fondateur du WEF, a eu une idée de génie pour sauver la situation et nous éviter cette polycrise : adopter un nouveau capitalisme… mais pas trop quand même. Décryptage avec Bruno Bertez, dans La Chronique Agora :

« D’abord, il faut poser un invariant : le système du capitalisme financier doit rester. Normal, c’est lui qui finance le WEF et paie ses penseurs.

Le WEF part de l’hypothèse que le capitalisme doit survivre, mais il faut le ‘façonner’ à la marge pour qu’il réalise l’‘inclusion de tous. Pour ce faire, il faut passer au ‘capitalisme des parties prenantes’.

Karl Schwab, fondateur du WEF, explique que nous avons le choix entre trois modèles.

Le premier est le ‘capitalisme actionnarial’, adopté par la plupart des entreprises occidentales, selon lequel l’objectif principal d’une entreprise devrait être de maximiser ses profits.

Le deuxième modèle est le ‘capitalisme d’État’, qui confie au gouvernement le soin de définir la direction de l’économie, et qui a pris de l’importance dans de nombreux marchés émergents, notamment en Chine.

Mais, par rapport à ces deux options, la troisième doit être selon lui recommandée, et c’est le ‘capitalisme des parties prenantes’.

Écoutons Schwab :

‘C’est un modèle que j’ai proposé pour la première fois il y a un demi-siècle ; il positionne les entreprises privées comme les fiduciaires de la société et est clairement la meilleure réponse aux défis sociaux et environnementaux d’aujourd’hui.’

Selon ce principe, les grandes entreprises devraient être les ‘administrateurs de la société’ et la force principale pour résoudre ‘les défis sociaux et environnementaux d’aujourd’hui’. Il viendrait remplacer le ‘capitalisme actionnarial’ où ‘l’accent est mis sur les profits’, car, selon Schwab, ‘cette forme de capitalisme n’est plus durable’.

Le capitalisme où l’accent n’est plus mis sur les profits, mais où la recherche du profit demeure le moteur de l’économie, c’est la fameuse Troisième Voie, la déclinaison du ‘ni droite ni gauche’, la fin de la lutte des classes, la fin de l’histoire ou les antagonismes disparaissent.

En revanche, les grandes entreprises, en collaboration avec les gouvernements et les organisations multilatérales, peuvent plutôt développer le ‘capitalisme des parties prenantes’, qui, selon Schwab, peut ‘rapprocher le monde de la réalisation d’objectifs communs’.

Voilà, c’est simple ! Il suffisait d’y penser, pour résoudre tous les problèmes, sortir de la polycrise : il faut ôter le pouvoir – celui qui reste – aux masses, aux peuples, aux électeurs, et le confier aux entreprises privées, lesquelles en association et coopération avec les États feront… la pluie et le mauvais temps. »

Ce qu’il faut retenir

Pas sûr que ce « nouveau capitalisme » résolve, d’un coup de baguette magique, la crise que nous traversons. Et puis, ce « capitalisme des parties prenantes » décrit par Karl Schwab viendrait empiéter, encore un peu plus, sur la souveraineté des peuples. Alors non merci ! On préfère mille fois le plan d’action, conçu par Philippe Béchade et ses collègues affranchis… Quatre étapes simples et sécurisées pour contrer l’inflation ! Pour en savoir plus, cliquez ici !

 

OPPORTUNITE

Semi-conducteurs : le made in France résiste bien !

Une croissance soutenue et régulière

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En 2022, les valeurs technologiques en ont vu de toutes les couleurs… mais surtout du rouge, comme la teinte de leurs cours en Bourse. Pourtant, au niveau fondamental, certaines sociétés résistent plutôt bien. Dans La Lettre PEA, Eric Lewin, spécialiste de la cote française, prend l’exemple de STMicroelectronics, qui a su se démarquer malgré un titre en baisse :

« Si l’on considère – et c’est mon cas – que la hausse des taux est presque finie, alors il est légitime de mettre plus de technologiques en portefeuille.

En effet, elles ont été les grandes perdantes de 2022 avec un Nasdaq plus que chahuté, entraînant un effondrement de certaines valorisations (Meta, Netflix ou autres Tesla) et des répercussions jusqu’à nos technologiques françaises, parmi lesquelles STMicroelectronics, en baisse de 9% en l’espace d’un an.

La faute à une conjoncture assez médiocre, où il n’y a pas un jour sans que ne soient évoqués des risques de récession. Pourtant, tout baigne du côté du spécialiste des semi-conducteurs, avec sans doute (même s’ils n’ont pas encore été publiés) un chiffre d’affaires de plus de 16 Mds$ sur 2022, en hausse de plus de 25%, accompagné d’une marge brute supérieure à 47%.

Très acceptable dans la conjoncture actuelle, alors que TSMC, le grand rival taïwanais, évoquait une réduction de ses investissements en 2023 pour cause d’industrie en berne.

Mais STMicroelectronics, délivre d’excellentes perspectives financières, avec par exemple la promesse d’un chiffre d’affaires de 20 Mds$, avec une marge opérationnelle supérieure à 30% à l’horizon 2025-27. Son carnet de commandes représente environ deux ans d’activité, ce qui est une excellente performance et un véritable matelas de sécurité pour l’avenir.

L’automobile va toujours contribuer à soutenir la croissance, dans la mesure où il faut toujours plus de composants pour associer transition vers l’électrique et l’utilisation de logiciels de plus en plus innovants.

Regardez les nouvelles voitures… Elles regorgent de technologies en tout genre. La société s’est même payé le luxe de construire une usine de substrats en carbure de silicium en Italie, ce qui va lui permettre de couvrir 40% de ses besoins. »

Ce qu’il faut retenir

STMicroelectronics a surmonté la chute de son action, pour offrir un horizon dégagé à ses actionnaires, pour 2023. Il y a du bon à prendre sur la cote française : Eric a justement permis à ses lecteurs de concrétiser un gain de plus de 10% sur L’Oréal, pas plus tard que ce matin. Pas mal du tout ! Pour savoir quelles valeurs conseille notre expert, cliquez ici…