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Ne regardez surtout pas vers le bas

Par 23 avril 2019Alertes

« Il faut savoir changer pour rester le même ».

Thomas Babington Macaulay

 

Chère Lectrice, cher Lecteur,

00:00 Il ne se passe rien – ou presque – sur les marchés. La tendance se maintient. Les incertitudes aussi…

… Mais personne ne bouge. Pourquoi bouger, d’ailleurs ? Le status quo profite à tout le monde (enfin… sauf à la classe moyenne), les profits continuent de tomber et le système de ronronner.

Malheureusement, c’est souvent quand on fait tout son possible pour que rien ne change… que tout change – et généralement pas de la manière la plus agréable.

Mais nous verrons bien…

00:30 En attendant, le CAC 40, notamment, poursuit son petit bonhomme de chemin. Gilles Leclerc se penchait sur son cas dans La Bourse au Quotidien – et fait le même constat que votre correspondante :

« [La situation] se résume à quelque chose comme ceci : ‘nous sommes en présence d’une tendance haussière. Nous gardons le cap, mais attention à la prochaine résistance qui se situe à XXXX points. En cas de signal validé sur cette zone, une sortie de la tendance haussière deviendra probable’. Le signal n’étant jamais validé, la tendance ne dévie pas d’un pouce, aussi convient-il de ne pas bouger tant que le fameux canal est actif. Quant à la prochaine résistance, elle se situe encore plus loin qu’au dernier pointage.

Dans ce contexte, celle des 5 500 points, matérialisée ‘S’ sur le graphique et qui était pourtant importante, a été franchie sans aucune émotion ».

Cours du CAC40
Cliquez sur l’image pour l’agrandir  

01:30 Quelles conclusions en tirer pour la suite – et pour votre trading ? Gilles reprend :

« […] Logiquement, la zone des 5 500 points étant passée, la prochaine résistance devrait être celle des 5 800 points (le rectangle rouge).

Reste que depuis approximativement la mi-mars, l’ascension du CAC 40 se réalise en quelque sorte dans le vide, sans consensus. C’est ce que révèle l’’On Balance Volume’, en partie basse du graphique et qui, pour rappel, permet de visualiser les flux d’investissement.

Cet indicateur est en effet en fort ralentissement depuis un mois, voire dans une situation de dérive latérale (le petit rectangle vert + double flèche bleue), alors que dans le même temps le CAC 40 continue quant à lui sa poussée (la double flèche bleue oblique dans la partie supérieure du graphique).

‘Et si la résistance des 5 500 points devait être franchie, il faudra qu’elle le soit avec un appui, une poussée des volumes. Ce que l’on pourra à nouveau constater – ou non – sur l’indicateur OBV’, écrivais-je vendredi dernier en conclusion de mon précédent point de trade.

Eh bien si la résistance a effectivement été franchie, il n’y a en revanche pas eu d’appui des volumes, sans doute en raison d’un nouveau ‘rachat de short‘ qui rend la situation de plus en plus dangereuse« .

02:15 La conclusion de Gilles devrait vous inciter à la prudence – car si l’indice national français continue effectivement sa hausse, les points d’appuis justifiant cette hausse sont de plus en plus rares et de plus en plus précaires… un peu à l’image de ces personnages de dessin animé qui continuent de courir alors qu’ils ont déjà dépassé la falaise.

Vil Coyote

Tout va bien tant qu’on ne regarde pas vers le bas, n’est-ce pas…

Gilles reprend :

« Il semble […] qu’il y ait une nette décorrélation entre les fondamentaux de l’économie et la façon dont les marchés boursiers y réagissent. Grosso modo, ces derniers continuent de monter, mais dans de faibles volumes et sans consensus de marché (ce qui est compréhensible), ce qui n’est pas sain et même franchement préoccupant« .

Vous pouvez lire l’intégralité de son analyse en cliquant ici – et si vous voulez bénéficier de ses conseils au quotidien, c’est par là.

03:00 Si le risque devient plus présent, que faire ? Vous concentrer sur des valeurs sûres, pour commencer – et qui ont des perspectives suffisamment solides pour leur permettre de surmonter un krach, voire une récession.

Parmi elles, il y a bien entendu celles du secteur des nouvelles technologies, dont fait notamment partie… LVMH.

Non, je n’ai pas perdu la tête ! Arthur Toce nous explique dans Opportunités Technos pourquoi le géant du luxe fait partie des meilleurs paris new tech du moment :

« La création de valeur provient en grande partie de la vision de Bernard Arnault, mais LVMH a un autre petit secret. La compagnie s’est approprié le numérique très tôt pour une entreprise si ancienne. En s’appropriant le numérique, elle a donné des outils à ses managers pour mieux analyser le marché et ainsi faire preuve de plus d’anticipation.

LVMH fut la première entreprise de luxe à lancer un site e-commerce : sephora.com a vu le jour en 1999 ! Elle fut également la première entreprise du luxe à utiliser l’outil de vente du Chinois Wechat en 2012. Cette implication dans les réseaux sociaux chinois n’est pas étrangère à la progression de son chiffre d’affaires en Asie. L’Asie représente désormais 36 % de son chiffre d’affaires avec des progressions annuelles en Chine à deux chiffres.

[…] LVMH est également une des entreprises les plus présentes au salon VivaTech avec des startups partenaires comme :

– Alcméon, une société qui permet d’éditer des bots et des solutions de service client par chat augmenté ;
– VeChain, une solution blockchain d’identification ;
– Heuritech, des solutions IA pour le design de nouvelles collections ».

03:45 Selon Arthur, l’entreprise a aussi un bel avenir devant elle :

« L’action peut-elle encore grandir ? Oh que oui !

Les revenus du groupe reposent sur deux piliers : le luxe accessible et l’ultra-luxe.

En ce qui concerne l’ultra-luxe, la population mondiale de millionnaires est estimée en 2018 à 42,2 millions. C’est 2,3 millions de plus que 12 mois avant. La concentration des richesses au niveau mondial profite à LVMH.

En ce qui concerne le luxe « accessible », il faut considérer cette statistique tout à fait étonnante. Même chez les familles à faibles revenus, 40% des dépenses passent dans les biens considérés comme du luxe.

De plus, à cette époque où les biens de consommation courante perdent très rapidement en valeur (pensez par exemple à tout ce qui concerne l’informatique et à leur obsolescence programmée), les biens de luxe permettent aux gens de stocker une certaine valeur. Le développement des sites et services de transactions entre particuliers explosent dans ce domaine.

Autant de raisons qui me font penser que le potentiel de croissance de LVMH est encore très important« .

La solidité d’une blue chips et l’innovation d’une techno… Je vous laisse découvrir les autres raisons qui font de LVMH une très belle valeur dans la suite de l’article d’Arthur, disponible ici.

04:15 Pour terminer, je vous laisse sur une petite réflexion extrêmement importante pour vos placements – et votre indépendance financière : la place du risque dans votre stratégie.

Elle nous vient de Florian Darras, qui a assisté à une conférence de Mike Horn – grand aventurier et explorateur qui pourrait être une belle source d’inspiration pour les investisseurs.

Voici ce qu’en dit Florian dans sa lettre, De zéro à l’indépendance financière (à laquelle vous pouvez d’ailleurs vous inscrire – c’est entièrement gratuit – en cliquant ici) :

« Dans nos sociétés contemporaines, nous [avons le risque] en horreur et nous n’en prenons que le minimum. Nous vivons dans des sociétés assurantielles où tout est encadré, où tout doit être garanti et sécurisé.

Cela explique entre autre la frilosité de certains jeunes actifs en matière d’investissement. Ils se contentent de remplir petit à petit leur livret A et/ou une assurance-vie véhiculée en fonds euro. Les deux ayant des rendements négatifs, mais ‘au moins c’est sûr’, disent-ils.

Le premier gestionnaire d’actifs au monde, BlackRock soulève que parmi les Français, seuls 8% cherchent à investir, donc acceptent de prendre un risque […] Et un tiers pensent que le meilleur moyen de générer des revenus à long terme est de conserver des liquidités dans une banque pour toucher des intérêts. Ils sont souvent peu enclins à prendre des risques, même dans l’espoir d’un rendement plus élevé’. (Propos rapportés par le journal Le Monde).

Leur plan d’investissement est ‘statique’, pour reprendre l’image donnée par Mike Horn, ils n’ont pas de stratégie alors qu’il en va pourtant de leur avenir. L’aversion au risque et à la perte est ce qui les bloque pour atteindre un jour l’indépendance financière« .

Il ne s’agit pas de se ruer tête baissée dans le premier investissement miracle et « in-ra-ta-ble » qu’on vous fait miroiter, bien entendu… mais de ne pas hésiter non plus à sortir de votre zone de confort, en tant qu’épargnant, pour aller vous intéresser à de vraies belles opportunités qui sortent un peu des sentiers battus.

Comme le conclut Florian :

« […] A moins de souffrir de masochisme, personne n’aime le risque. Disons que le risque est le tremplin de l’action.

Je vous laisse en compagnie de deux phrases toutes simples que Mike [Horn] a fait siennes. Méditez-les !

‘La manière dont on pense dans la vie détermine les résultats’.

‘Si tes rêves ne te font pas peur, c’est que tu ne rêves pas assez grand’.

La liberté financière – qui n’est pas une fin en soi – est à la portée de tous. Pour commencer, il faut y croire. Et si vous osiez cette aventure ? »

Croyez-y… et passez une excellente soirée.

 

Françoise Garteiser
Les Marchés en 5 Minutes

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