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Pauvre Mexique !

Par 4 juin 2019Alertes

« Pauvre Mexique, si loin de Dieu et si près des États-Unis. »

Attribué à Porfirio Diaz

Chère Lectrice, cher Lecteur,

00:00 Toujours plus loin ! Donald Trump ne s’arrête pas à la Chine : s’il se trouve au Royaume-Uni aujourd’hui physiquement… visiblement, c’est le Mexique qui occupe ses pensées depuis quelques jours – et pas parce qu’il se rappelle des délicieuses chalupas dégustées à Cabo en 1984.


chalupas
 

Je prends quelques libertés artistiques avec l’emploi du temps culinaire de M. Trump ; pour le reste, en revanche… ça ne plaisante pas.

Le président américain a en effet annoncé la semaine dernière de nouvelles sanctions commerciales contre son voisin du sud… mais peut-être n’en a-t-il pas mesuré toute la portée ?

00:45 Eric Lewin nous explique cela dans La Lettre PEA :

« Alors que les négociations commerciales avec la Chine piétinent, le président américain a pris tout le monde de court en fin de semaine dernière en annonçant une augmentation de 5% des droits de douane sur les importations en provenance du Mexique. Une mesure certes fidèle à sa stratégie protectionniste, mais qui risque fort d’affecter la production industrielle américaine et, par extension, de peser sur le pouvoir d’achat des ménages.

Selon les estimations formulées par plusieurs experts, elle pourrait même se traduire par la perte d’environ 0,5 point de croissance cette année, ce qui ravive le spectre d’une récession outre-Atlantique. »

Nous le disons depuis longtemps (très longtemps) : la vraie victime de la guerre commerciale, c’est vous. Vous, moi, tous les citoyens « normaux » qui ne demandent qu’à vivre leur vie tranquillement… sans interférence d’un gouvernement censé mieux savoir que vous ce dont vous avez besoin.

01:30 Enfin, maintenant que les marchés commencent à trouver que toutes ces histoires ont assez duré, peut-être que M. Trump reviendra à la raison ? Car comme l’explique encore Eric, l’indifférence des places financières à la guerre commerciale semble avoir vécu :

« Dans l’immédiat, le Dow Jones a enregistré vendredi sa sixième baisse hebdomadaire consécutive, alors qu’à Paris le CAC 40 a cédé plus de 2% la semaine dernière, ramenant ses gains depuis le début de l’année à environ 10,2%.

La perspective d’un ralentissement économique de dimension planétaire semble en outre de plus en plus ‘pricée’ sur les marchés obligataires, avec un dix ans américain à 2,10% et son homologue allemand à -0,21%.

Pas étonnant dans ces conditions que les fonds obligataires aient récolté 6,9 Mds$ la semaine dernière, soit 165 Mds$ depuis le début de l’année… A contrario, la situation demeure délicate sur les marchés actions, avec ici une décollecte de 10,3 Mds$ au titre de la semaine close le 31 mai, soit un montant de 145 Mds$ depuis le 1er janvier. »

02:15 Tout cela participe d’un phénomène bien plus vaste, analyse de son côté Bill Bonner dans La Chronique Agora :

« ‘Le Dow a baissé parce que le marché a décidé qu’il ne pouvait plus fermer les yeux sur le commerce’, déclare Barron’s.

Même la Banque centrale européenne (BCE) a averti les investisseurs que les prix des actions US ‘semblaient détachés de leurs fondamentaux sous-jacents’.

C’est le moins qu’on puisse dire.

C’est le principe même de la financiarisation : séparer l’industrie financière et l’économie réelle, ce que tant la Fed que la BCE font depuis des années.

C’est pour cette raison que les riches deviennent bien plus riches tandis que les classes moyennes luttent pour faire simplement du surplace.

Et plus les prix s’éloignent de l’économie qui les soutient, plus ils risquent de mourir dans les bois, tels un auto-stoppeur égaré.

Le risque de krach est impossible à calculer de manière précise ou fiable. Pour ce que ça vaut, cependant, nos indicateurs sont au rouge. Si nous étions en voiture, nous nous garerions sur le bas-côté et ouvririons le capot.

Nous y trouverions une guerre commerciale, une politique en lambeaux, des valorisations gonflées et peut-être même une courbe des rendements inversée. Nous pourrions voir des câbles déconnectés, des tuyaux percés et des rouages brisés.

Mais le marché boursier n’est pas une machine ; on peut le ralentir mais non l’accélérer. Et on ne peut pas le réparer. »

En tout cas, pas par une intervention extérieure (avis aux banquiers centraux tentés de jouer les apprentis sorciers) : un marché se répare tout seul comme un grand… mais cela peut prendre du temps… beaucoup de temps.

03:15 Que faire en attendant que tout ce beau monde retrouve la raison ? Mathieu Lebrun nous donne une piste intéressante dans La Bourse au Quotidien :

« Personnellement, alors que Wall Street poursuivait sur sa lancée baissière hier, je pense […] me montrer plus prudent quant à l’idée de jouer le repli sur les niveaux actuels.

Désormais, ce sont surtout les métaux précieux qui retiennent mon attention, en particulier l’or, avec une sortie de la petite phase de consolidation récente (visible en noire sur la droite de mon graphique hebdomadaire ci-dessous) qui me semble de bon augure. Va-t-on enfin assister au franchissement de l’importante résistance descendante de moyen terme ?


Graphique or
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
 

Auquel cas, il pourrait bien y avoir des opportunités sur les valeurs minières d’ici l’été… »

Mathieu surveillera tout cela de très près dans les semaines qui viennent… et ma foi, un petit gain sur les métaux précieux ne déparerait pas dans sa série gagnante de ces derniers jours (+10%, +17%, +30%… une belle accumulation, depuis la mi-mai !) : pour recevoir ses prochains conseils, cliquez ici.

04:15 Et puis… peut-être aussi que l’on se trompe complètement de problème. D’autres crises se déroulent qui n’ont rien à voir avec les marchés et l’économie… mais qui n’en sont pas moins graves et coûteuses, tant en vies qu’en capital.

Ray Blanco nous faisait cette révélation dans Opportunités Technos :

« La plus grande crise – et peut-être la plus compliquée à résoudre – est celle des opioïdes.

Rien qu’en 2015, on estime que cette épidémie aurait coûté 504 Mds$ aux États-Unis. Mais ce chiffre est bien faible comparé au coût humain : en 2017, on a constaté plus de 49 068 décès provoqués par overdose d’opioïdes dans le pays, sans parler des overdoses auxquelles les gens ont survécu.

Actuellement, les opioïdes sont plus meurtriers que les accidents de la route. Et cela ne se limite pas aux consommateurs d’héroïne vivant dans les quartiers défavorisés des grandes villes. Environ 40% des décès provoqués par les opioïdes proviennent de médicaments prescrits sur ordonnance, et non de substances illégales.

Aujourd’hui, dans 12 États, le nombre de prescriptions d’opioïdes dépasse celui de la population ! »

05:00 Il n’y a pas de remède miracle à une crise d’une telle ampleur – mais il existe toutefois des moyens de contribuer à la faire reculer, explique encore Ray :

« On ne peut pas remédier rapidement à cette crise des opioïdes. Mais le cannabis légal pourrait offrir un nouvel outil permettant de la combattre.

Une étude publiée la semaine dernière dans la revue American Journal of Psychiatry montre qu’en administrant du cannabidiol (CBD) à des personnes souffrant d’une addiction à l’héroïne, celles-ci géraient plus facilement leur état de manque et leur angoisse. »

Une piste potentiellement intéressante pour les autorités sanitaires américaines – Ray nous donne plus d’éléments dans la suite de son article, ici même.

Et n’oubliez pas qu’en tant qu’investisseur, le cannabis offre actuellement de très belles opportunités : l’une des valeurs du secteur affiche déjà un gain latent de plus de 150%, dans le portefeuille de NewTech Insider.

Il est trop tard pour vous positionner sur celle-ci, bien entendu, mais d’autres actions en portefeuille ont des niveaux plus raisonnables – cliquez ici pour en savoir plus.

Je vous souhaite une excellente soirée, rendez-vous dès demain !

Françoise Garteiser
Les Marchés en 5 Minutes

 

★★★  Le Chiffre du jour  ★★★


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C’est le nom de la nouvelle stratégie d’Eric Lewin : tout un programme… mais, comme vous le verrez, parfaitement possible !Eric vous donne tous les détails dans une interview exclusive, que vous pouvez consulter en cliquant ici. 
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