Update du portefeuille
Vendredi dernier à la même heure, je vous invitais à maintenir une bonne dose de prudence dans notre Salle des Opérations (retrouvez-y moi également ce vendredi à l’adresse suivante pour un point rapide).
Et bien depuis, si le CAC a de nouveau poussé vers les 5000 points en début de semaine, il est ensuite demeuré pour le moins très hésitant sous ce seuil. Fébrilité face à laquelle nous avons parfaitement su nous adapter (cf notre bonne gestion des Put CAC).
En cause : un contexte très divergent. Entre, d’un côté, l’aspect politique/sanitaire qui pèse. Et, de l’autre, un newsflow corporate globalement plutôt meilleur que prévu dernièrement.
En effet, nous avons d’une part l’imbroglio autour des négociations budgétaires US qui, à ce stade, reste de rigueur. Ensuite, et c’est surtout là où le bât blesse, en Europe cette fois, nous avons l’aspect sanitaire qui ne cesse de se détériorer de jour en jour (faisant peser le risque de confinements plus globaux ici ou là avant l’hiver). Tout cela à moins de dix jours des élections américaines…Bref ; un contexte macroéconomie de court terme qui n’incite évidemment pas à un optimisme démesuré.
A l’inverse, et c’est là où l’ambivalence est grande, nous avons cette fois sur le front de la microéconomie des choses plus engageantes. Eu égard au newsflow corporate des publications trimestrielles qui sont dans l’ensemble plutôt rassurantes à ce stade. Et ce des deux côtés de l’Atlantique. Certes il y a évidemment quelques déceptions. Que l’on parle d’IBM, Netflix (ou encore Intel hier soir) aux Etats-Unis ou par exemple de Vinci dans l’hexagone. Mais à l’inverse, à l’image des Tesla, Texas Instruments, Travelers ou encore Coca Cola pour ne citer qu’eux aux Etats-Unis, les publications meilleures que prévu ne sont pas en reste. Idem dans l’hexagone avec du « mieux que prévu » chez Pernod-Ricard, Hermès ou encore L’Oréal hier soir par exemple. Et même quelques relèvements de guidance annuelle ici ou là, comme Schneider Electric ou encore Michelin hier soir encore. Même constat en Europe avec des noms comme Nestlé ou encore Ericsson qui ont par exemple battu le consensus.
Macroéconomie versus microéconomie : qui croire ? C’est bien là que réside tout l’enjeu de ce milieu d’automne. Et pour vous le dire franchement, je pense que cette question risque de rester ouverte en amont des élections US du 3 novembre. Sauf à un regain inattendu d’optimisme sur le front d’un vaccin contre le coronavirus par exemple, j’ai du mal à penser que des flots de liquidités vont s’investir sur les actions en amont de cette échéance. A l’inverse, et c’est d’ailleurs un peu ce que l’on constate dernièrement, des allègements de précautions risquent de continuer à dominer. Dit autrement, le mode actuel de consolidation/range qui risque de perdurer.
En corollaire de cet attentisme ambiant, on constate une faiblesse des volumes dernièrement. Ce qui conduit à des marchés relativement creux en intraday. Sur le pétrole par exemple depuis 48h, nous avons un baril qui passe des -3% mercredi à +2% hier après-midi en l’espace d’à peine quelques heures. Et cela vaut également pour les indices. Regardez par exemple mercredi les indices européens qui trébuchaient seuls (quand Wall Street progressait initialement). Et à l’inverse hier, quand en fin d’après-midi le Nasdaq reculait de 1%, le Dax ou le Cac restaient plus moins scotchés autour de l’équilibre. La saison des trimestriels explique évidemment ces arbitrages relatifs. Mais, tout autant que les aléas politiques/sanitaires, ils sont par nature plus aléatoires. D’où ma prudence à ce stade afin de nous prémunir de portes de saloon inutiles.
Pour imager ces propos et en terminer là, je vous invite à jeter un œil sur ces deux images ci-dessous.
Ci-dessus, le AAII (American Association of Individual Investors), indicateur contrarien déjà évoqué ici par exemple. Or cette semaine, difficile de faire plus neutre que la lecture actuelle avec une répartition quasi identique entre investisseurs haussiers, neutres et baissiers.
Enfin ci-dessous, un extrait d’une édition du Financial Times de cette semaine par rapport à la situation actuelle.
Et je dois admettre que je me retrouve assez bien dans les propos évoqués par ce gérant d’Amundi…
En conséquence indirecte de cette situation, je vais prendre quelques congés durant les prochains jours (d’ici à mercredi soir pour être précis). Ainsi, il n’y a aura exceptionnellement pas de mail à attendre de ma part avant jeudi prochain. Pas « d’inquiétude » toutefois de votre côté : comme toujours quand je suis off, la durée de votre abonnement sera décalée d’autant.
Qui plus est, étant donné certains problèmes rencontrés par votre humble serviteur ces derniers jours (Euronext lundi…), votre abonnement ne sera pas décalé de trois mais de cinq jours (une semaine donc au global).
Voici un récapitulatif des trades pris cette semaine :
Cac 40 (Turbo Put 9P08S) : avec un stop loss programmé parfaitement là où il le fallait (cf l’intitulé de mon mail de lundi soir), nous avons ensuite mis à profit la nouvelle attaque baissière du CAC en milieu de semaine pour solder la ligne. Put revendus à +20%. .
Or (Turbo Put 36EBC) : comme je vous le dis plus haut dans notre Salle des Opérations, la remontée des taux longs US ou pas, les cours se maintiendront au-dessus (ou disons plutôt autour depuis hier) des 1900 $. Put revendus mardi après-midi (-2%).
Eurodollar (Turbo Put 2712C) : après un début de fébrilité sous les 1,18 $ ce matin, nous en avons profité pour faire du « stop zéro ». Conservez sur stop loss automatique relevé à 7,18 € (n’oubliez pas de reprogrammer l’ordre de vente stop automatique le matin au besoin).
Or (Turbo Put 38EDC) : étant donné l’orientation des taux longs US dernièrement, nous nous sommes à nouveau intervenus à la vente ce matin. Conservez sur stop loss automatique à 1,73 € (n’oubliez pas de reprogrammer l’ordre de vente stop automatique le matin au besoin).
Bonne fin de semaine à tous, d’avance bon week-end et à jeudi,
Mathieu
Rédacteur en chef / SMS Cash Alert


