
Pour ce retour aux affaires du mois de septembre, je voulais vous faire un petit tour de nos positions.
Dans l’ensemble, je suis quand même très content.
A part la tuile sur Pharnext, nos positions ont bien progressé.
Pharnext, maudite cristallisation
(FR : ALPHA)
Nous sommes à -70 % par rapport à notre cours d’achat. Pour autant, je ne vous ai pas recommandé de vendre… Pour la simple et bonne raison que j’ai toujours une forte conviction pour cette pépite française de l’IA pharmaceutique.
Les semaines passées ont été rythmées par de multiples publications de brevets autour d’autres maladies que la maladie de Charcot-Marie-Tooth de type 1A (CMT-1A) comme le diabète.
Le management continue d’évoluer et l’entreprise vient d’accueillir Adrian Hepner comme directeur médical. Adrian Hepner a une longue carrière à l’internationale dans le développement de candidats-médicaments. Il sera notamment chargé de mener à terme la nouvelle Phase III du PXT3003 pour traiter la CMT-1A. Pour en savoir plus, je vous invite à cliquer ici.
Catalyseurs potentiels dans les prochains mois :
– obtention d’un prêt garanti par l’Etat (PGE) ;
– les premiers résultats de la recherche sur Alzheimer (PXT864) ;
– nouvelles données sur PXT3003.
Ma recommandation
Si vous ne l’avez pas en portefeuille, vous pouvez acheter une petite position sur Pharnext (FR0011191287 – ALPHA) sous 4,00 €.
Mint (FR : ALBUD), notre plus belle histoire de croissance
Budget Télécom s’appelle MINT désormais, ce qui permet à l’entreprise d’uniformiser sa marque à travers chacune de ses activités (énergie, télécoms, etc.) pour en transmettre une vision écologique multi-marchés avec un focus sur le prix.
Avec cette nouvelle identité de marque et le slogan « L’avenir se choisit aujourd’hui », l’entreprise pourrait aller très loin. Elle connaît une très belle traction avec plus de 90 000 abonnés aux services énergétiques qui correspond à ce que nous avions prévu. Ses offres low cost sont continuellement les moins chères du marché (voir par exemple le classement Capital.
Les concurrents, comme ekWateur, continuent de souffrir d’un prix élevé de leurs offres. Le prix spot moyen sur le premier semestre a été de 24,3 €/Mwh contre 42,2 €/Mwh soit une baisse de 42,12 % !
Mint s’est alignée et a réduit ses prix au maximum (jusqu’à -17 % par rapport au tarif réglementé). Le chiffre d’affaires (CA) par client a donc reculé, mais l’acquisition a tout de même permis de finir sur une progression du CA de 58,6 % (une partie de la hausse est due aux taxes).
Cette baisse de prix a permis à MINT d’améliorer sa marge brute : elle explose au premier semestre et garantit une forte entrée de cash.
Sur la partie télécoms, la concurrence a été agressive et MINT a décalé le lancement de l’offre « Electricité + Mobile » qui n’a débuté qu’en fin de semestre. Ceci explique le repli de -16,7 % sur ce segment du business. La situation devrait s’améliorer, mais nous n’atteindrons pas l’équilibre que j’envisageais au début.
Les futurs catalyseurs :
– sortie de Mint Gaz au second semestre. C’est très important puisque les consommateurs souscrivent en général au même endroit leur contrat de gaz et d’électricité ;
– promotion des offres mobiles ;
– avancement de Mint Eco Shop qui devrait sortir après Mint Gaz, donc sûrement en 2021.
Du côté de la valorisation, l’entreprise vaudrait 45 M€ à la casse, soit plus ou moins son prix actuel. Globalement, la fair value actuelle ressort entre 11 € et 12,50 € ! On en est loin dans les cours !
Si l’acquisition continue et que la situation de marché reste comparable à ce qu’elle était en 2019, alors l’action aurait un potentiel de valorisation de 14/15 € d’ici la fin de l’année !
Et si jamais, la boîte arrive à vraiment faire prendre cette image écologique, que la structure du marché ne change pas, quand elle atteindra 200K clients, on peut sans rêver fixer un objectif de cours entre 18 € et 25 €. C’est un objectif à deux trois ans.
La revalorisation vient des conditions de marché et de la performance du deuxième trimestre :
– ajout de 20K clients sur l’énergie ;
– marge brute haute et ajout de cash ;
– conditions de financement des concurrents.
Cependant, comme le ciel ne peut pas rester sans nuages, je vais surveiller de près ces deux problématiques :
– arrivée de nouveaux concurrents : +5 au premier semestre 2020 ;
– taux d’attrition en hausse : il est entre 10 % et 13 %.
Ma recommandation
Vous pouvez encore acheter MINT (FR0004172450 – FR : ALBUD) sous 8,00 €.
Prosus, un recul dont il faut profiter (NL : PRX)
Les attaques de Trump envers Tencent ont poussé Prosus sous 80 €. C’est donc un bon moment pour acheter car l’entreprise profite toujours des multiples tendances profondes et qui ne sont pas prêtes de battre de l’aile.
La livraison de repas est toujours en croissance. On a notamment appris que Delivery Hero (DHER) venait de rejoindre le DAX, l’équivalent allemand du CAC 40. Prosus possède plus de 20 % de cette entreprise.
Les paiements et services financiers digitaux ainsi que le e-commerce n’ont aucune raison de reculer.
En outre, à mon avis, le risque de Tencent par rapport aux annonces de Trump est complètement survalorisé. A contrario, les actifs dans l’éducatif numérique ont vu leur utilisation exploser. Les risques d’épidémie qui font craindre une fermeture des écoles et une descente du niveau poussent de plus en plus de parents vers l’utilisation de services payants.
Ma recommandation
Achetez Prosus (NL0013654783 – NL : PRX) sous 80,00 €.
Eurobio Scientific, entrée pile au bon moment
Avec un beau CA au premier semestre (62,2 M€ soit une croissance de 111 %) et un management de qualité, Eurobio poursuit sa stratégie de croissance externe et vient de faire une belle acquisition avec TECOmedical AG. Cette entreprise suisse lui ouvre notamment le marché allemand. L’entreprise poursuit toujours son ambition de croissance européenne.
Mais la raison pour laquelle je vous ai recommandé d’acheter, c’est que le test d’Eurobio est de plus en plus recommandé. Il fait partie des gold-standards du test PCR pour le COVID-19, en grande partie parce que c’est un des seuls à cibler trois gènes impliqués dans la maladie.
Autre information encourageante, Eurobio a dès le début fait le pari de lancer une étude pour isoler et identifier/cultiver des anticorps contre le COVID-19 avec le CHU de Lyon. Choix stratégique qui semble très pertinent et pourrait amener de nouveaux catalyseurs puisque, mi-août, les poids lourds Roche et Regeneron ont annoncé le même type de partenariat.
Globalement, l’entreprise est toujours un bon rempart face au COVID-19. Les besoins en tests PCR explosent pour endiguer l’épidémie. Avec un premier semestre à 31 M€ de facturation COVID-19, on peut facilement imaginer un deuxième semestre entre 50 M€ et 70 M€ juste pour ces tests. Si vous le couplez aux taux de marge de ces tests, cela donnerait à Eurobio l’opportunité de faire deux ou trois acquisitions supplémentaires.
Autour de 11 €, l’action est bien valorisée, mais je ne la vends pas car elle pourrait connaître un emballement en cas de méga-commande. De plus, la probabilité d’avoir un fort besoin de tests PCR jusqu’au deuxième trimestre 2021 est chaque jour plus élevée.
La valorisation actuelle deviendrait dès lors assez basse. Et comme le management est de qualité, je garde l’action et retire mon conseil de vente à 12,40 €. Suivant la situation, je vous enverrai un ordre de vente ou non.
Ma recommandation
Conservez Eurobio Scientific (FR0013240934 – FR : ALERS).
Retirez l’ordre de vente à 12,40 €.
Bonne rentrée,
Arthur Toce
NewTech Insider

