
Cette année, les marchés ont parfaitement joué leur rôle de baromètre de l’état de notre économie.
S’ils peuvent parfois paraître déconnectés de la situation réelle, c’est en fait leur capacité d’anticipation qui prend souvent le grand public par surprise.
Au printemps dernier, la dégringolade des indices a débuté dès le 20 février, alors que l’épidémie de COVID-19 n’était considérée que comme une « gripette » chinoise. Leur pessimisme pouvait sembler excessif.
Le CAC 40 a ensuite touché son point le plus bas le 18 mars alors que l’Europe cédait à la panique et que la France débutait son premier confinement. Durant les huit semaines qui suivirent, notre indice s’est adjugé +19 % alors que l’activité était à l’arrêt, que l’économie française connaissait une récession sans précédent (-31 %), et que les risques de faillites se multipliaient de toutes parts.
Les Bourses évoluent-elles dans un monde à part pour baisser lorsque tout va bien et monter lorsque tout va mal ? Pas du tout. Les grosses mains regardent simplement le futur plutôt que le présent, et savent globalement mieux considérer le temps long que nos journalistes et autres hommes politiques.
Elles ont su flairer l’imminence de la pandémie cet hiver, ont compris que le premier confinement n’était pas la fin du monde mais le début d’autre chose, elles ont su rester prudentes cet été (seulement 3,7 % d’augmentation entre le 1er juin et le 1er septembre) et ont même anticipé la seconde vague (-9 % entre la rentrée et le 30 octobre). Leur clairvoyance mérite d’être soulignée.
Depuis, que nous disent-elles ?
Que l’optimisme est de mise et que les valeurs cycliques sont promises à un beau rebond.
Prenons par exemple les valeurs automobiles, dont nous avons deux représentants en portefeuille. Sur le premier semestre, la production automobile mondiale s’est contractée de 35 %, globalement en ligne avec le reste de l’économie. C’est, en soi, une bonne nouvelle : entre les confinements et la généralisation du télétravail, les achats de véhicules auraient pu cesser du jour au lendemain. Il n’en a rien été : le monde a continué de s’équiper en véhicules neufs et le parc automobile continue de se renouveler.
Au troisième trimestre, la contraction n’est plus que de -5 % à l’échelle mondiale, et le secteur a même retrouvé la croissance en Amérique du Nord (+1 % par rapport à 2019) et en Chine (+7 %).
La chute est moins importante que prévu. Et les espoirs de vaccin, qui permettent d’espérer d’ici quelque mois un rebond de l’économie globale, viennent encore offrir du potentiel au secteur. Mais il y a mieux…
Valeo surperforme le secteur
Valeo (FR0013176526 – FR : VLOF) s’est offert le luxe de surperformer le secteur automobile dans son ensemble et ce, sur toutes les zones géographiques.
Sur les neuf premiers mois de l’année, la surperformance globale atteint les 4 points. Les choses devraient encore s’arranger sur la fin de l’année et le différentiel devrait atteindre les 5 points avant la fin 2020.
Signe que la situation se retourne encore plus rapidement que prévu, la direction a revu ses objectifs à la hausse. Sur le second semestre, le free cash flow devrait non seulement rester positif mais il devrait atteindre les 600 M€ (contre une estimation initiale à 400 M€).
Valeo surperforme le marché automobile sur toute la planète.
Infographie : Valeo
Les investisseurs ne s’y sont pas trompés et l’action Valeo, que nous avons conservée précieusement, s’offre +258 % depuis son point bas du 18 mars. Certains d’entre vous se sont demandé, à juste titre, pourquoi nous avions conservé cette ligne après la dégringolade du début d’année.
Voilà la réponse : nous avons pu ainsi profiter de ce rebond qui dépasse les meilleurs des GAFAM. Notre ligne se comporte de mieux en mieux, et un retour à la normal sanitaire devrait lui permettre de repasser en territoire positif.
Ma recommandation
Conservez Valeo (FR0013176526 – FR : VLOF).
Si vous venez de nous rejoindre, achetez en repli sous les 30 €.
Actia Group : une aberration qui ne devrait pas durer
L’optimisme est également de mise pour Actia Group (FR0000076655 – FR : MRSP). Si l’entreprise, du fait de sa petite taille, a été plus durement touchée sur le premier semestre avec une contraction d’activité de l’ordre de -34 % (en ligne avec le reste du secteur), le rebond s’est confirmé cet été.
Au troisième trimestre, la contraction year over year s’est réduite à -11 %. Sur les neuf premiers mois de l’année, la baisse n’est plus que de -19 % par rapport à 2019.
Nous noterons également que les actionnaires ont décidé le changement de mode de gouvernance de la société qui passe d’une « Société anonyme à directoire et conseil de surveillance » à une « Société anonyme à conseil d’administration ». Cette évolution vise à simplifier l’organisation de l’administration d’Actia Group.
Au plus fort de la crise, en Bourse, Actia Group a été traité comme si sa faillite était imminente et… inéluctable. Pourtant, elle a su maintenir son activité et a utilisé moins de la moitié du PGE souscrit durant le premier confinement.
Aujourd’hui, l’entreprise n’est valorisée que 54 M€ – soit l’équivalent d’un mois et demi de chiffre d’affaires. Nul doute que cette aberration ne durera pas : depuis le début du mois de novembre, la remontée a bel et bien commencé.
Comme pour Valeo, conservez précieusement vos titres pour profiter du rebond ou positionnez-vous si vous n’êtes pas encore actionnaire.
Ma recommandation
Conservez Actia Group (FR0000076655 – FR : MRSP).
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Bons investissements,
Etienne Henri
NewTech Insider



