
Chaque semaine, je lis quelque chose à propos de Starlink, l’Internet d’Elon Musk. Voici donc un résumé du mois passé.
Voici quinze jours, SpaceX a lancé sa fusée Falcon pour la neuvième fois : un record ! La fusée a lancé 60 satellites Starlink de plus en orbite. La société a déjà envoyé plus d’un millier de satellites dans l’espace et offre son service internet à quelque 10 000 utilisateurs dans le monde, dans le cadre d’un bêta-test. Et Musk affirme que son objectif de couvrir la quasi-totalité du monde sera atteint avant la fin de l’année. Il pourrait d’ailleurs arriver en France cette année.
Nous avons également appris que l’U.S. Air Force allait tester l’Internet Starlink sur ses avions. Selon AVweb, Ball Aerospace, prestataire de l’U.S. Air Force, travaille avec SpaceX pour étudier si l’Internet Starlink pourrait être utilisé pour des applications militaires. Et si cela fonctionne, cela pourrait rapporter très gros à SpaceX.
Et la semaine dernière, SpaceX a de nouveau fait les gros titres. Selon The Verge, l’entreprise d’Elon Musk a demandé l’autorisation de connecter des camions, navires et autres avions à Starlink. Alors, si cette autorisation lui est accordée, ce sera énorme, pour la société.
Selon The Verge :
« Avec cette nouvelle demande d’autorisation, SpaceX semble désormais plus focalisé sur ses efforts de connectivité mobile, ce qui sous-entend qu’ils ont l’intention de destiner leurs services aux ‘chauffeurs, pilotes de navires et voyageurs aériens aux Etats-Unis et à l’étranger’. En offrant le service internet Starlink à ces clients, cela ‘permettra aux opérateurs et aux passagers d’accéder à des services qui augmentent la productivité’, a déclaré SpaceX. Cette demande stipule également que cela renforcerait la sécurité des plateformes mobiles mais ne fournit pas plus d’indications sur ces intentions ».
Comment jouer cette carte ?
Je crois toujours que le fabricant de puces européen STMicroelectronics NV (NYSE : STM) offre le meilleur moyen de le faire.
Rappelez-vous, les composants de STM sont intégrés dans les terminaux utilisateurs de Starlink :
Selon certaines sources au sein de l’entreprise, un accord de production aurait été signé entre SpaceX et STM pour la fabrication d’un million de terminaux facturés environ 2 400 $ l’unité. Il s’agirait donc d’un accord pesant 2,4 Mds$, pour ce fabricant !
Retrouvez toutes les informations sur cette manière de se positionner avant l’IPO de Starlink dans ce dossier.
Une de nos cartes Apple- Fi rachetée par Lockheed
Mais Starlink n’est pas la seule à avoir les yeux rivés sur les étoiles. Vous le savez, je pense qu’Apple va aussi se lancer dans cette nouvelle manière de distribuer l’Internet depuis les cieux.
J’ai réuni dans un dossier toutes les cartes que pourrait jour la firme à la pomme pour déployer son Apple-Fi. Et l’une d’entre elle va probablement être rachetée bientôt…
En décembre 2020, Lockheed Martin (NYSE : LMT) a proposé de racheter Aerojet Rocketdyne (NYSE : AJRD) pour la somme de 4,4 Mds$. Et voici trois semaines, le board d’AJRD a approuvé le projet.
Lorsque cela a été annoncé, les actions d’AJRD se sont envolées.
Si l’accord aboutit vraiment, Lockheed va donc détenir prochainement une part bien plus importante des technologies spatiales et de propulsion hypersonique.
En outre, LMT représente la moitié du groupement United Launch Alliance (« ULA »), l’autre moitié étant représentée par Boeing (NYSE : BA).
Le groupement a remporté un marché représentant des milliards de dollars auprès du Département de la Défense (DoD) américain et portant sur de futurs lancements allant jusqu’en 2024.
ULA a remporté 60 % des lancements, et SpaceX 40 %. Sur ce marché, ULA et SpaceX ont battu Northrop Grumman et Blue Origin de Jeff Bezos. Northrop Grumman a donc dû annuler son programme de lanceur.
Normalement, je recommande plutôt de clôturer une position lorsqu’une acquisition est annoncée, comme dans ce cas, surtout dans la mesure où une opération concernant un prestataire majeur de la Défense est soumise à une enquête des autorités. Mais l’accord LMT/AJRD est structuré de telle sorte que cela laisse encore de la marge pour des gains supplémentaires, si nous conservons encore un peu cette action.
Le projet de rachat d’Aerojet Rocketdyne par Lockheed Martin est une opération réglable à 100 % en « cash », évaluée à 56 $ par action, dont un dividende spécial de 5 $ intégralement versé aux actionnaires d’ARJD.
Ce sera tout pour aujourd’hui.
A un avenir éclatant !
Ray Blanco
NewTech Insider USA
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