Cher lecteur de NewTech Insider USA,
Aux Etats-Unis, les paris sur les équipes sportives et les athlètes préférés des Américains sont en train de devenir un énorme « business ».
Une décision rendue en 2018 par la Cour Suprême a levé les restrictions fédérales sur les paris sportifs dans tout le pays. Les Etats ont enchaîné en adoptant leurs propres réglementations sur les paris sportifs.
Près de 20 Etats ont déjà légalisé les paris sportifs et, récemment, plus de 20 autres ont présenté des textes de loi en vue d’une légalisation.
Mais il existe une énorme opportunité, au-delà des paris sportifs réalisés dans des lieux « physiques » dédiés (casinos, par exemple), dans la mesure où certains Etats autorisent les paris « mobiles », c’est-à-dire réalisés à partir d’un smartphone.
Cette semaine, l’Etat de New York a franchi ce pas supplémentaire, en autorisant les paris en ligne via une nouvelle loi autorisant les « paris mobiles ». L’Etat a un énorme besoin d’argent frais suite à la pandémie de COVID-19, et en légalisant des choses telles que les paris sportifs et le cannabis, cela permet de générer des recettes fiscales cruellement nécessaires, sans devoir augmenter la fiscalité générale comme l’impôt sur le revenu (même si c’est peut-être envisagé également).
L’Etat de l’Arizona a rejoint les rangs de la légalisation des paris mobiles, ce mois-ci, en légalisant les paris sportifs en ligne, lui aussi.
Dans tout le pays, cela s’est transformé en une manne pour le secteur des paris, lequel bénéficie ainsi d’une impulsion supplémentaire alors que le COVID-19 se dissipe et que les gens retournent dans les casinos.
Et nos deux positions Penn National Gaming (NASDAQ : PENN) et International Game Technology PLC (NYSE : IGT) se transforment ainsi en grandes gagnantes !
J’avais recommandé ces deux entreprises à mes lecteurs en décembre 2019 et réitéré le conseil d’achat en mars au creux de la crise. Ainsi nous avions acheté PENN à 26 $, mais peut-être certains d’entre vous ont-ils le flair de l’acheter à seulement 8 $ !
Aujourd’hui, elle cote un peu mois de 100 $. C’est une bascule de près de 300% ! (Voire de plus de 1200% pour ceux qui aurait acheté au creux !)
IGT n’a pas enregistré une performance aussi remarquable, mais nous rapporte tout de même un joli gain de 17%.
Comme d’habitude, je serai heureux de connaître les gains que vous avez pu engranger avec ces recommandations. Envoyez-moi un e-mail à la-redaction-tech@publications-agora.fr ou, si vous voulez nous aider, laissez un message sur TrustPilot.
L’année 2021 est bien orientée avec une performance moyenne à plus de 75%…
Mon conseil :
Vendez vos actions Penn National Gaming (NASDAQ : PENN) et
International Game Technology PLC (NYSE : IGT).
Maintenant que nous avons libéré ce capital, réinvestissons-le.
Positionnez-vous sur ce fabricant d’antibiotiques « made in USA »
Le COVID-19 a mis en évidence le talon d’Achille du secteur pharmaceutique américain.
Dans des circonstances normales, nos capacités de production de médicaments font intervenir des chaines d’approvisionnement dispersées sur toute la planète.
Mais à présent, le secteur se retrouve au bord du précipice à un moment où il est contraint de gérer la production de millions de doses de vaccins contre le coronavirus.
Pour fabriquer les vaccins contre le COVID-19, bon nombre des ingrédients et équipements de production nécessaires sont les mêmes que pour les médicaments existants.
Notre producteur de vaccins, Pfizer, signale que le fait de se concentrer sur le COVID-19 provoque des ruptures d’approvisionnement frappant des médicaments vitaux qu’il fabrique, comme les antibiotiques et les stéroïdes.
Tous les vaccins contre le COVID-19 sont des injections, bien que des vaccins à prise orale soient en cours de développement. Par conséquent, les médicaments sous forme d’injection sont parmi les plus durement touchés. Or, souvent, on ne peut administrer aux jeunes enfants – et surtout aux bébés – des médicaments à prise orale. Ils doivent donc les recevoir sous forme d’injection. Le dosage doit également être différent, pour eux, car ils sont évidemment plus petits que les adultes.
Cela concerne notamment les médicaments faisant l’objet d’injections, tels que l’épinéphrine, mais également des chimiothérapies communément utilisées pour traiter les enfants atteints de cancers. Cette pénurie de médicaments augmente jusqu’à 50% la probabilité de rechute de cancers.
Ces pénuries concernent également les médicaments destinés à des maladies rares telles que l’hypoparathyroïdie.
Elles ont contraint certains hôpitaux pour enfants à conclure un partenariat de groupe appelé Children’s Hospital Coalition (coalition des hôpitaux pour enfants), qui s’est attaqué à ces pénuries le mois dernier.
Heureusement, le gouvernement américain a agi afin de gérer cette situation, dans le contexte du COVID-19.
Comme je l’ai indiqué dans notre dernier numéro, le gouvernement Biden semble redoubler la politique menée sous l’ère Trump en ce qui concerne la relocalisation des capacités de production de médicaments, dans le but de bâtir une chaine d’approvisionnement plus résiliente.
Cette démarche pourrait bénéficier à l’économie de Porto Rico, durement touchée, puisque cette île a perdu énormément de ses capacités de production au cours des 17 dernières années.
Cela va également bénéficier aux entreprises travaillant sur la relocalisation aux Etats-Unis de la production des grands laboratoires pharmaceutiques.
L’an dernier, l’Etat américain a financé une nouvelle entreprise privée appelée Phlow Corp. à hauteur de 354 M$. Ces fonds devaient contribuer à la production de médicaments nécessaires dans le cadre du COVID-19, mais la société commence à se concentrer sur l’approvisionnement d’autres médicaments objets de pénuries et dont les hôpitaux ont besoin.
Cela bénéficie également à Paratek Pharmaceuticals (NASDAQ : PRTK).
Juste avant que le COVID-19 ne s’abatte sur les Etats-Unis, la BARDA (Biomedical Advanced Research and Development Authority, autorité américaine pour la recherche et le développement) a signé un accord de 285 M$ via son programme « Project BioShield », avec cette petite entreprise spécialisée dans les antibiotiques.
Selon cet accord sur cinq ans (et qui pourrait être étendu à dix ans), l’entreprise s’est lancée dans un plan sur trois ans en vue de bâtir une capacité de production d’antibiotiques entièrement basée aux Etats-Unis.
Par conséquent « Paratek sera la seule entreprise biopharmaceutique disposant d’une chaine d’approvisionnement entièrement basée aux Etats-Unis, du principe actif jusqu’au produit fini ».
La BARDA est surtout intéressée par l’omadacycline, un antibiotique entièrement développé par Paratek.
Elle souhaite que le financement serve non seulement à produire sur le territoire américain, mais également à développer l’antibiotique comme une défense biologique contre l’anthrax. L’anthrax peut servir d’arme chimique : cette bactérie a tué plusieurs personnes qui avaient ouvert des courriers délibérément contaminés en 2001.
La BARDA a passé une première commande de 10 000 doses de ce médicament.
Paratek est une excellente petite entreprise biopharmaceutique qui s’attaque à l’un des plus grands besoins en termes de santé : de nouveaux antibiotiques.
Les antibiotiques doivent évoluer inter inter
Les médicaments contre les infections bactériologiques ne sont pas semblables aux autres traitements. Alors qu’un traitement du cancer développé il y a 50 ans peut fonctionner aussi bien aujourd’hui qu’à l’époque de son développement, les bactéries, en revanche, développent une résistance contre les meilleurs médicaments. Leur évolution constante exige que de nouveaux antibiotiques soient développés en permanence.
Or l’omadacycline est un excellent antibiotique à spectre large appartenant à la classe des tétracyclines.
Nous connaissons les tétracyclines depuis plus de 70 ans, période de leur première découverte en tant que mécanisme de défense des organismes vivant dans la terre. C’est l’une des classes d’antibiotiques les plus efficaces jamais découvertes. Pendant des décennies, les laboratoires pharmaceutiques ont sans cesse modifié la chimie de base pour trouver de nouveaux médicaments de cette classe afin de combattre la résistance des bactéries.
Et le médicament de Paratek est le plus récent. Il est disponible sous formes orale et injectable.
Il a été autorisé fin 2018 dans le traitement des infections de la peau et des tissus mous et de la pneumonie acquise en communauté (PAC).
Ces infections cutanées multi-résistantes sont à l’origine de certaines histoires que nous entendons de temps à autres, aux informations, à propos de « bactéries qui rongent la peau ». L’omadacycline parvient à agir sur des souches résistantes pour stopper ces infections.
Quant à la PAC, c’est l’une des infections bactériennes les plus communes et mortelles : elle a tué un nombre croissant d’Américains, au fil des ans, dans un contexte où les pathogènes ont développé une résistance contre les meilleurs antibiotiques de dernière ligne.
La résistance aux antibiotiques tue jusqu’à 700 000 personnes, chaque année, chiffre qui devrait progresser à 10 millions d’ici le milieu du siècle si nous ne nous adaptons pas à l’évolution des micro-organismes.
Les nouveaux antibiotiques génèrent un chiffre d’affaires annuel impressionnant représentant des milliards de dollars, avant de devenir des génériques. Le marché potentiel de Paratek est donc colossal.
Et la société réalise un travail remarquable, en faisant progresser les ventes de ce nouvel antibiotique auprès des hôpitaux et en montrant que son potentiel commercial est solide.
Les infections de la peau et des tissus mou et la PAC résistantes aux antibiotiques représentent plus de 1,2 millions de cas, aux Etats-Unis, chaque année, ce qui représente un marché potentiel de 3,7 Mds$, pour l’omadacycline.
Cette année, la société attend une décision de la FDA dans le cadre d’une demande d’autorisation supplémentaire (« SNDA » : Supplemental New Drug Application) déposée le 1er juillet 2020. Cette demande concerne une version de l’omadacycline nécessitant une seule prise orale par jour, dans le traitement des infections de la peau et des tissus mous, ce qui permettrait à l’entreprise d’aborder le secteur de la médecine générale, la prise orale permettant au patient d’obtenir le médicament sur ordonnance auprès de son généraliste et de rentrer chez lui avec.
La société se situe également en phase avancée concernant un protocole d’une seule prise orale par jour dans le traitement de la PAC, et à un stade d’évaluation intermédiaire de l’omadacycline dans le traitement des mycobactéries non tuberculeuses (MNT).
De plus, l’omadacycline suscite beaucoup d’intérêt, en tant que défense biologique, ce qui explique que la BARDA soit entrée en jeu. Cela offre des opportunités à plus long terme, au-delà de la BARDA, s’étendant notamment à d’autres menaces biologiques, à une intégration dans la liste des médicaments prescrits au sein de l’armée, à des partenariats de recherche et de développement concernant la défense biologique, et à une attribution du statut de médicament essentiel (« essential medicine ») par la FDA.
Paratek a enregistré de solides performances, en 2020, bien que sa croissance ait été freinée par le COVID-19. La société pense faire encore mieux en 2021, avec une prévision de chiffre d’affaires se situant entre 166 et 177 M$. Si l’on prend la fourchette haute, cela représenterait une progression de 277% de son chiffre d’affaires – ou de 46,9 M$ – par rapport à l’an dernier.
La société affiche également une trésorerie de 125,16 M$ qui devrait être largement suffisante – avec les fonds de la BARDA – pour financer la transition vers une production américaine.
Malgré ces fantastiques perspectives, PRTK affiche une capitalisation boursière de moins de 400 M$.
Le cours de cette action pourrait être multiplié, par rapport à son niveau actuel, à mesure que la société exécutera sa stratégie de commercialisation et relocalisera la production d’antibiotiques aux Etats-Unis.
MON CONSEIL
Achetez Paratek Pharmaceuticals (US6993743029N – NASDAQ : PRTK) au prix maximum de 8,00 $ par action.
