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Suivi n°417 – Pénurie de vaccins et pénurie de puces : voyez plus loin

Par 18 mai 2021septembre 27th, 2022Alertes, NTF Alertes
Ray Blanco

Cher lecteur de NewTech Insider USA,

Cette semaine, je veux vous parler de pénurie : celle des vaccins qui pousse Biden à vouloir détruire l’industrie pharmaceutique américaine, et celle des puces qui nous offre une belle opportunité.

Biden veut-il détruire l’industrie pharmaceutique américaine ?

Sur fond de pressions exercées par les dirigeants du monde, l’OMC et le Parti démocrate… le gouvernement Biden a annoncé mercredi dernier qu’il soutenait la levée des brevets sur les vaccins contre le COVID-19.

Pour faire court, je pense que c’est un désastre.

Ce genre de décision pourrait provoquer un bouleversement sans précédent dans l’univers des biotechnologies.

Je ne suis pas un être insensible, mais ce n’est pas la solution qui permettra de fournir des vaccins plus fiables aux gens qui en ont besoin. Et en plus, cela ne fera qu’entraver le futur développement de nouveaux médicaments très efficaces.

Pour comprendre pourquoi, il faut revenir sur quelques principes de base…

La propriété intellectuelle est fondamentale pour protéger le produit d’une entreprise. Que l’on souhaite commercialiser des produits dérivés d’un dessin animé ou développer des câbles dans une nouvelle fibre high tech, la propriété intellectuelle empêche le détournement de l’idée.

Cela permet aux créateurs d’origine de tirer profit de ce qu’ils ont créé.

Dans le cas des producteurs de vaccins contre le COVID-19, c’est encore plus crucial dans la mesure où l’argent généré grâce à la propriété intellectuelle finance la recherche et le développement de futurs nouveaux médicaments plus évolués.

En ce qui concerne le COVID-19, il est crucial d’agir vite pour pouvoir nous débarrasser de cette chose rapidement et efficacement.

Nous sommes loin d’être tirés d’affaire. On va encore avoir besoin de vaccins et de traitements, vu les nouveaux variants du COVID-19 qui apparaissent dans différents pays.

Des entreprises qui savent déjà ce qu’elles font, sont capables de combattre plus facilement la deuxième vague d’une nouvelle souche. Et si vous les privez des profits réalisés avec la première vague, elles sont moins bien armées pour la combattre.

Rappelez-vous : ces entreprises ont pris un énorme risque pour mener la recherche et le développement sur ces vaccins.

Pfizer, par exemple, a injecté 1 Md$ de ses propres capitaux dans le développement de sa version de vaccin à base d’ARN messager.

Le laboratoire n’a pas eu recours à l’argent public : pour développer ce vaccin, il a utilisé les profits générés par d’autres médicaments ayant eu du succès. Et même s’il espérait tout de même en tirer profit, le tarif n’a pas pénalisé le consommateur. Il y a eu un geste de bonne volonté tout au long du processus.

Et si jamais les biotechs doivent à nouveau sauver le monde, à un moment donné, quel message allons-nous leur faire passer, si on ne renvoie pas l’ascenseur ?

Le second élément important à noter est le suivant : la levée de la protection des brevets n’est pas une solution magique permettant de produire immédiatement dans le monde entier.

La création de ces vaccins s’accompagne d’une foule de problèmes.

Rappelez-vous : les vaccins Pfizer et Moderna sont des vaccins d’un tout nouveau genre et que l’on n’avait jamais réussi à produire avant. Ils se basent sur l’ARN messager. Il s’agit d’un nouveau type complexe de vaccin exigeant des matières et un assemblage qui ne ressemblent en rien à ce qui existait auparavant.

Il faut raisonner de la façon suivante…

Si Apple était obligée de renoncer au brevet de son processeur M1 – celui qui fait fonctionner les iPhone et les iPad –, les entreprises du monde entier souhaitant l’intégrer dans leurs propres téléphones devraient tout de même trouver le moyen de créer cette bande de silicium de 5 nanomètres.

Les vaccins à ARN présentent un tout nouveau degré de complexité, et il faudrait des mois avant que la production ne débute, pour ce type de vaccins. Entretemps, des efforts supplémentaires pourraient être déployés pour créer et faire évoluer d’autres vaccins au sein des laboratoires qui savent déjà les produire.

De plus, la logistique de ces vaccins est déjà assez compliquée, en l’état.

Vous vous souvenez de ce qu’il s’est passé avec le vaccin Johnson & Johnson ? Des millions de doses ont été gâchées à cause d’une négligence commise dans l’usine Emergent BioSolutions à Baltimore.

Que se passera-t-il, lorsqu’on autorisera « des tiers de tiers » à tenter de créer un vaccin très compliqué en partant d’un modèle ?

Pour remédier à cette situation pressante, la meilleure chose à faire est d’accélérer la production actuelle et de distribuer des vaccins dans le monde.

Le gouvernement Biden a déjà donné son feu vert pour offrir un stock de vaccins AstraZeneca à d’autres pays.

C’est ainsi qu’on mettra fin à la pandémie… Si l’on prive ces laboratoires de leurs brevets, on ne fera que leur couper l’herbe sous le pied. Et cela m’amène à la deuxième pénurie : celle des puces

Avec elle, certaines choses vont devenir plus chères ou plus difficiles à dénicher au cours des mois à venir. Et cela pourrait concerner une toute nouvelle voiture Ford (NYSE : F).

Les conséquences de la pénurie de puces

Fin avril, la marque au logo ovale a publié des résultats décrits comme « surpassant de loin les attentes ». Mais les actions ont subi un sell-off de 10 % à la publication de cette nouvelle.

Ce n’est pas cette récente publication des résultats trimestriels qui a suscité le sell-off – ils étaient excellents pour le constructeur automobile – mais plutôt ce qu’il va se produire plus tard.

La pénurie de puces électroniques oblige Ford à réduire sa production. De nos jours, les voitures sont de véritables œuvres d’orfèvrerie électronique à la pointe des technologies, ce qui veut dire qu’elles contiennent énormément de puces électroniques.

Pas de puces, pas de voitures.

Cette année, la pénurie de puces devrait coûter à Ford des milliards de dollars de perte de chiffre d’affaires dans la mesure où l’approvisionnement des puces ne reviendra pas à la normale avant 2022.

J’ai déjà dit à quel point j’adorais les positions axées sur les puces, cette année. La pénurie n’est pas due qu’à des problèmes d’approvisionnement, bien que ce soit une partie du souci : la demande en faveur de puces est énorme, et c’est une situation qui ne va pas disparaître de sitôt.

C’est réellement haussier pour les fabricants de puces de notre portefeuille-type, comme NXP Semiconductors (NASDAQ : NXPI), le plus grand fabricant du monde de semi-conducteurs destinés à l’automobile. C’est haussier pour STMicroelectronics (NYSE : STM), fabricant de puces européen. Et c’est également excellent pour les fabricants d’équipements de production de puces tels qu’ASML (NASDAQ : ASML).

Mais c’est également inquiétant pour les secteurs dont le produit final dépend des puces, à l’image de Ford.

On parvient à un stade où tout le monde tente d’accroître les sources nationales en matière de puces. Aux Etats-Unis, cela signifie qu’Intel, TSMC et Samsung ont l’intention de créer de nouvelles usines. En Europe, cela pourrait signifier une alliance entre fabricants de puces et fournisseurs d’équipements de production de puces, comme NXPI, STM et ASML.

Si l’on regarde au-delà des pénuries de puces, Ford a l’intention d’être un acteur dominant, dans le secteur des véhicules électriques (VE). La société a annoncé qu’elle allait investir 185 M$ dans un nouveau laboratoire de 18 580 m² qui permettra à Ford de développer des technologies de batterie.

Un site-pilote ouvrira l’an prochain, près de Détroit, afin d’aider Ford à être capable de produire ses propres batteries, au lieu de se les procurer ailleurs. Mais le laboratoire va au-delà d’une démarche d’intégration verticale. Les scientifiques et ingénieurs travailleront sur les technologies de batterie de prochaine génération, notamment la technologie de batterie solide (« solid state ») qui pourrait améliorer l’autonomie, la sécurité et les coûts par rapport aux technologies liquides traditionnelles.

Une avancée dans ce domaine donnerait un gros coup de pouce à Ford, dans la course aux VE, dont la batterie représente la partie la plus importante. Une batterie améliorée et moins chère pourrait changer la donne.

Mais chez Ford, il n’y a pas que ce laboratoire de recherche à Détroit, en cours. La société investit également 1 Md$ dans une usine de VE en Allemagne, avec le projet de passer au tout hybride & électrique en Europe d’ici 2026, et au tout électrique d’ici 2030.

Les premières voitures de tourisme Ford électriques, fabriquées en Europe, sortiront des chaînes en 2023. Certaines de ces voitures pourraient intégrer la technologie VE de Volkswagen, sous licence, dans la mesure où les deux constructeurs sont en pourparlers, paraît-il.

Cette chute du cours de l’action après publication des résultats est une aubaine pour les investisseurs. La pénurie de puces ne durera pas éternellement et les choses pourraient s’améliorer rapidement. Le P-DG de Ford, Jim Farley, pense que le trimestre en cours sera le pire, en termes de pénurie, et que la production devrait s’améliorer en fin d’année.

Au beau milieu de cette pénurie temporaire de puces, Ford exécute ses plans visant à être en tête de la révolution de la voiture électrique, et à l’accélérer.

Ce sell-off post-publication des résultats nous offre une opportunité en or d’acheter des actions ou de renforcer nos positions.

 

MON CONSEIL

Achetez l’action Ford Motor Co. (US3453708600 – NYSE : F)
au prix maximum de 14 $ par action

 

[Un mot de la rédaction française : vous avez été nombreux à nous indiquer qu’il était impossible d’acheter Aerojet Rocketdyne (NYSE : AJRD). En effet, dans de nombreux pays européens, cette valeur tombait sous le coup du « munition ban ». D’après nos informations, Aerojet Rocketdyne n’est plus concernée par cela et vous pouvez désormais investir dans l’entreprise. Un signe également que l’entreprise intensifie sa production de fusées civiles…]

 

A un avenir éclatant !

Ray Blanco

Ray Blanco
NewTech Insider USA

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