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Un petit tour côté métaux

Par 5 novembre 2019Alertes

« La ruine est facile pour les châteaux de cartes. »

– Henri-Frédéric Amiel

 

Chère Lectrice, cher Lecteur,

00:00 Aujourd’hui, une édition métallique ! Les marchés tiennent bon – la vague verte perdure… mais il vaut la peine de se pencher sur de bons vieux actifs tangibles, histoire de ne pas se retrouver « gros-Jean comme devant » le jour où les choses se retournent.

Commençons par un petit état des lieux qui nous mènera droit à l’or – avec Philippe Béchade, dans la dernière alerte de Marchés sur Ecoute :

« La banque centrale américaine, la Fed, injecte désormais 120 Mds$ par jour (via le roulement quotidien de positions de repo) ainsi que 60 Mds$ par mois (via des achats quotidiens) sur le marché interbancaire.

La Fed de Dallas vient de révéler que l’assèchement de l’interbancaire est d’abord la conséquence de l’accroissement des besoins de refinancement du Trésor américain.

Donc le ‘problème de liquidité’ du 16 septembre n’était pas – et tout le monde l’a compris depuis longtemps – un ‘petit souci technique ponctuel’.

La Fed va devoir pérenniser ses injections et elle ne pourra continuer de se cacher derrière des ajustements techniques. Rajouter de façon très concrète 180 Mds$ de liquidités, c’est déjà l’équivalent d’un super-QE… Et, avec les 20 Mds€ mensuels de la BCE, la barre des 200 Mds$ est allègrement franchie. »

En gros, le gouvernement américain a besoin d’argent… et la Fed est là pour lui en donner – même si elle se garde bien de le clamer sur tous les toits.

00:45 Face à cet afflux de liquidités, visiblement, certains préfèrent des choses bien solides, capables de résister à la force des flots. Philippe reprend :

« Les ‘grosses mains’ institutionnelles (fonds souverains, Etats) et privées (family offices) ramassent de l’or – de concert – depuis fin septembre 2018, indépendamment des anticipations relatives aux taux d’intérêt.

Le métal précieux a grimpé alors que la Fed s’accrochait à la normalisation des taux l’an dernier, puis a continué à grimper lorsque la Fed y a renoncé (et a capitulé face à la baisse de Wall Street), avant de grimper à nouveau avec l’anticipation d’un retour des QE.

L’or grimpe également du fait d’achats physiques, notamment ceux de la Chine, qui fait fondre en Suisse tout ce qu’elle peut récolter de par le monde et qui convertit ce stock en lingots de pureté 999,9. La Banque de Chine a ainsi ajouté – officiellement – 150 tonnes d’or à ses réserves cette année. Officieusement, ce serait beaucoup plus.

A l’échelle mondiale, les banques centrales ont accumulé 374 tonnes d’or rien qu’au premier semestre de cette année. Une quantité telle que la demande est au plus haut depuis trois ans, selon le World Gold Council.

Finalement, l’or grimpe aussi du fait de l’accumulation par le biais des ETF. A la fin août, ces fonds indiciels cotés avaient accumulé 81 millions d’onces d’or (en hausse de 15% par rapport à 2018 à la même période), selon l’agence Bloomberg. 

La baisse des taux d’intérêt américains devrait continuer de soutenir les métaux précieux, selon UBS.« 

Philippe et son coéquipier ont trouvé une valeur parfaitement placée pour profiter de cette tendance porteuse – ils vous disent tout dans Marchés sur Ecoute, disponible en cliquant ici.

01:30 Tous les métaux ne sont pas logés à la même enseigne, ceci dit ! Si l’argent-métal devrait profiter de la bonne santé de son prestigieux cousin… le palladium, lui – un métal moins noble mais tout aussi utile – pourrait ralentir dans les mois qui viennent.

Explications de Mathieu Lebrun dans La Bourse au Quotidien :

« A la fin du premier trimestre, je m’étais attardé dans ces colonnes sur les raisons qui ont conduit à une véritable frénésie haussière sur [le palladium]. Six mois plus tard, la recherche de normes anti-pollution de plus en plus strictes, assortie de grèves en Afrique du Sud le mois dernier, a entretenu la hausse du platinoïde.

Rappelons en effet que l’Afrique du Sud est le deuxième producteur mondial de palladium derrière la Russie, laquelle pèse à elle seule un quart de la production planétaire. Une entreprise en particulier ‘écrase’ ce marché, Norilsk Nickel, et ses comptes trimestriels, publiés jeudi dernier, ont notamment révélé une baisse de la production de palladium sur la période juillet-septembre.

Rétroactivement, la hausse des cours depuis l’été trouve ici une autre explication.  Toutefois, étant donné les importants investissements consentis ces derniers mois, on s’achemine vers un redémarrage à la hausse de la production pour les semaines à venir. Or, à demande constante, une offre ‘augmentée’ devrait logiquement peser sur les prix.« 

02:15 L’analyse graphique va dans le même sens que le « fondamental » : si vous êtes investi dans le palladium, attendez-vous à quelques secousses :

« Il se trouve que depuis vendredi, coïncidence boursière ou pas, cette publication de Norilsk Nickel va de pair avec des hésitations des cours depuis l’atteinte du cap rond des 1 800 $.

Pour ce qui me concerne, je vous avoue qu’en ce début novembre, j’ai un peu le même ressenti toppish de court terme qu’à la fin mars ou durant le mois de juillet (cf. les cercles noirs sur mon graphique journalier ci-après), deux périodes qui ont à chaque fois précédé d’importants décrochages de court terme.« 

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Cliquez sur le graphique pour l’afficher en grand.
 

Mathieu continue son analyse juste ici – il avait d’ailleurs déjà joué le palladium avec ses lecteurs le mois dernier… et si vous voulez profiter de ses conseils à votre tour, il suffit de cliquer.

03:00 Changeons de sujet, à présent, pour nous intéresser à James Altucher : dans Investissements Personnels, il propose de « s’améliorer en six mois ». Vaste programme, me direz-vous… mais pas tant que ça, à condition d’y aller étape par étape !

James explique :

« J’ai dû améliorer mes compétences en matière d’investissement pour survivre.

C’était en 2001 et j’avais perdu tout ce que j’avais gagné suite à la vente d’une entreprise pour 15 millions de dollars. J’avais du mal à faire vivre ma famille, à payer mon hypothèque, et personne ne voulait m’engager.

J’ai trouvé mon PLUS : environ 200 livres sur l’investissement. J’ai été obligé d’acquérir des connaissances auprès de mentors virtuels, mais ensuite j’ai pu parler à de vrais mentors en négociant pour divers gestionnaires de fonds de couverture.

J’ai trouvé mes PAIRS : de nombreux tableaux de messages électroniques de la part d’investisseurs, chacun essayant de trouver les bonnes stratégies pour obtenir des résultats positifs et cohérents. S’agissait-il d’un placement axé sur la valeur ? Était-il dynamique ? Quel était l’arbitrage ? Etc.

J’ai trouvé mon MOINS : j’ai commencé à écrire sur l’investissement pour des gens qui comprenaient beaucoup moins que moi le concept. Le MOINS a été crucial parce qu’il m’a aidé à comprendre comment le commun des mortels investissait et ce qui était nocif, de façon à pouvoir modéliser le fonctionnement des marchés à l’aide d’un logiciel informatique.

Je suis devenu un bon investisseur, j’ai gagné beaucoup d’argent et je me suis extirpé de la fosse au moment même où j’allais être enterré vivant.« 

Investissement mais aussi travail et équilibre personnel : les conseils de James pourraient vous aider à progresser dans tous les domaines… et la suite de l’article est ici même.

04:00 Pour terminer, un petit détour du côté des Etats-Unis, où Donald Trump est assailli de toutes parts par les envoyés du Deep State. « Assainir le marigot », comme il l’avait promis durant sa campagne électorale, n’est pas tâche facile – et les conséquences dépassent de loin la sphère purement politique.

Bill Bonner analyse tout cela dans La Chronique Agora :

« [Ce] ne sont pas les petites vagues en surface qui condamnent une économie… ce sont les courants de fond qui l’entraînent vers la faillite, la guerre et la corruption.

Un homme peut prendre une petite cuite de temps en temps sans que cela n’affecte sa carrière ou sa réputation ; s’il en fait une habitude, en revanche, il mettra sa famille en danger, en plus de lui-même.

De même, un pays peut survivre à un mauvais président ou un déficit épisodique… voire à une guerre malavisée à l’occasion. Mais s’il persiste… il court à la ruine. »

La suite est ici… et je vous la recommande !

Excellente soirée,

Françoise Garteiser
Les Marchés en 5 Minutes


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