Skip to main content

Update du portefeuille

Par 8 octobre 2021octobre 4th, 2022Alertes, SMS/WIN Alertes

Cher trader,

A l’aube de la saison des trimestriels, l’emploi US de septembre ne modifiera au final guère l’attentisme ambiant. Il faut dire qu’une fois de plus les chiffres du jour soufflent un peu le chaud et le froid. D’un côté, seulement 194 000 emplois ont été créés le mois dernier (assez loin donc des estimations de l’ADP avant-hier ou des 500 000 escomptés en moyenne par le consensus des économistes). Pour autant, les chiffres du mois d’août ont, à l’inverse, été assez nettement révisé à la hausse (passant de 235 000 en lecture initiale à 366 000 au final). Qui plus est, le taux de chômage a même reculé de 5,2% à 4,8%. Grain de sel pour le Fed : le salaire horaire a toutefois dans le même temps grimpé de 0,6% (contre +0,4% attendu seulement en moyenne par les économistes). On retrouve donc à nouveau ce mois-ci cet effet ciseau (chiffres mitigés mais inflation en hausse) qui est tout l’inverse de ce que recherche Jerome Powell.

Dans l’immédiat ces derniers jours, le CAC a « yoyoté », selon le terme utilisé par mon confrère Gilles Leclerc dans sa traditionnelle chronique de fin de semaine sur notre indice. Dans une zone déjà très neutre entre 6 400 et 6 700 points (cf. pointillés noirs ci-dessous), notre indice a alterné les bougies piégeuses d’un jour sur l’autre. Elles s’illustrent avec les flèches de couleurs ci-dessus. Avec une succession de « grosses séances vertes » et de mèches d’essoufflement dans les deux sens (avec, entre deux, un petit gap hier), le marché passait du rire aux larmes (et inversement) en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire

img

En découle, me concernant, un certain manque de conviction directionnelle (qui reste l’un des prérequis essentiels dans mon approche). Ce vendredi, nous avons cependant commencé à y aller avant le Colombus Day lundi outre-Atlantique (Wall Street sera ouvert mais les volumes seront moindres alors que le marché obligataire restera, lui, clos). En effet, même si l’inertie haussière qui se maintient sur le baril aide le compartiment pétrolier (avec les Exxon Mobil et autres Chevron dans le Dow par exemple), pour autant entre l’équation de la Fed évoquée ci-dessus et la saison trimestriels à suivre, j’ai du mal à m’euphoriser outre-mesure. Qui plus est, certes, le relèvement du plafond de la dette US annoncé mercredi soir par Mitch McConnell est une bonne chose. Mais objectivement, de là à parler de gros catalyseur (est-ce vraiment une surprise ?), il y a un pas que je ne franchirai pas. En fait de mon point de vue, il s’agit surtout plus d’un bon prétexte pour les rachats de short … ce que, de notre côté, nous avions parfaitement anticipé dès la fin de semaine dernière donc. Car en évoquant les trimestriels, l’avertissement du fournisseur chinois d’Apple AAC Technologies (qui a plongé de plus de 10% Hong Kong ce matin) ne me semble par exemple pas être le meilleur signal qui soit. Donc, malgré une conviction immédiate moyenne ce vendredi (d’où ces remarques de « demi-positions » uniquement à ce stade en termes de money management), on commence malgré tout à revenir à la vente sur le S&P 500. Cent points plus haut que lors de notre encaissement d’il y a une semaine jour pour jour…

 

Voici un récapitulatif des trades pris cette semaine :

S&P 500 (Turbo Put 069XS) : alors que l’indice élargi US inscrit fébrilement une quatrième séance de rebond d’affilée ce vendredi, nous avons commencé à revenir à la vente. Conservez ; stop à 4,08 € (demi-position uniquement, un renfort via une seconde « patte » étant probable en début de semaine prochaine).

Brent (Turbo Put DO69S) : alors que j’avais trop tergiversé mercredi matin à l’idée d’intervenir plus ou moins sur les niveaux actuels, nous y sommes allés ce vendredi. Conservez ; stop à 19,93 € (demi-position uniquement là aussi).

img

 

Bonne fin de semaine à tous, d’avance bon week-end et à lundi,

Mathieu
Rédacteur en chef / SMS Cash Alert