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Update du portefeuille

Par 3 février 2023février 9th, 2023SMS/WIN Alertes

Update du portefeuille

 

Cher trader,

Action ou observation, sur les marchés (comme dans le vie d’ailleurs en règle générale), il y a un temps pour tout. Cette séance colle parfaitement au second postulat. Car en effet, il y a dans l’immédiat trop de divergences sur trop de compartiments pour intervenir de manière cohérente selon mes critères (jusqu’à cette fin d’après-midi donc, par rapport aux Put CAC pris, j’y reviens ensuite).

Divergences sur l’aspect macroéconomique tout d’abord. Car la lecture dovish faite par le marché sur le communiqué de la Fed mercredi soir est tout sauf corroborée par les chiffres de l’emploi US de janvier parus cet après-midi. Avec une accélération surprise des créations d’emplois (plus de 500 000, chiffre à des années lumières des 185 000 attendu en moyenne par les économistes) et un taux de chômage tombé à 3,4% (au plus bas depuis 1969 !). D’autant que sur le front du salaire horaire moyen (par rapport à l’inflation), il ralentit, certes, mais est lui aussi ressorti supérieur aux attentes avec, en outre, une révision à la hausse des chiffres de décembre (à 4,9% désormais contre 4,6% en lecture précédente).

Deux poids, deux mesures à moins de 48h d’intervalle.

Sur le front corporate ensuite, c’est un peu tout l’un ou tout l’autre, et ce des deux côtés de l’Atlantique.

Après le secteur du luxe (LVMH et Hermès notamment), d’autres publications corporate ont été saluées comme Publicis qui flambe depuis hier au-dessus des 70 € ou encore Dassault Systèmes qui a bondi de plus de 10% jeudi. Si pour le géant de la Publicis, la force de la tendance est moyennement surprenante, de l’autre, voir le groupe technologique pumper n’avait en toute franchise pas mes faveurs dernièrement.

Dans ce tableau, au-delà du fait d’avoir raison ou tort sur le directionnel de telle ou telle valeur, il est surtout intéressant de noter des divergences de comportement. Grosso modo, quand je poste ce tableau chaque début de mois, et au risque d’enfoncer des portes ouvertes, si j’ai un biais haussier sur le marché, beaucoup de flèches vertes (haussières donc) vont ressortir (et inversement donc avec les flèches rouges quand ma vue est baissière). Or là, quand vous reprenez justement mon tableau, on constate une grande dispersion.

Entre, d’un côté, des poids lourds comme Total Energies ou encore Sanofi-Aventis qui restent mal orientés quand, de l’autre, les LVMH ou Hermès vont de record en record. Or ce constat ne me semble pas sain. Il me rappelle même ce que l’on constatait en début d’année dernière à la même heure à Wall Street avec, alors, seules les FANG et autres GAFAM à demeurer encore perchées ; et donc à soutenir –artificiellement- le S&P 500 et le Nasdaq. On connaît la suite…

Transition toute trouvée avec les réactions aux publications des géants de la tech US que je trouve, dans l’ensemble là aussi, très disparates. Avec, d’un côté, Tesla la semaine dernières ou Meta hier (qui en flambant hier de près de 25% a connu sa plus forte hausse journalière depuis dix ans) et, de l’autre, des orientations peu engageantes pour les Apple (qui repasse cependant dans le vert depuis l’ouverture des cash), Amazon et autres Alphabet cet après-midi à Wall Street (au passage, Ford, Starbucks ou encore Qualcomm étant par exemple aussi sous pression en fin de semaine, ce qui me surprend d’autant plus de voir Wall Street renouer avec le vert à l’heure où je rédige ces lignes)…

Quoiqu’il en soit, cela m’amène à faire le parallèle avec certains aspects du fameux présage d’Hindenburg. Car comme en atteste la date de mes écrits d’alors, la dernière fois que je faisais ce constat, nous étions en janvier 2022. Là encore, on connaît la suite…

Sans vouloir sombrer dans un excès de pessimisme, c’est vrai qu’entre le niveau de complaisance atteint par certains indicateurs de sentiment (exemple avec l’indicateur Fear and Greed Index de CNN) ou encore le retour en masse des boursicoteurs particuliers américains cet ensemble ne me laisse pas indifférent. Même le Vix (indice de la peur) monte depuis hier, à contre-courant donc de l’humeur risk-on initiée mercredi soir (cf encadré jaune ci-dessous).

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Et compte-tenu des importantes rotations sectorielles constatées, d’autant qu’elles sont une fois encore très disparates au sein d’un même secteur (cf les évolutions diverses sur les titres de la tech US donc), le fait est que je ne fais pas tous les matins ce genre de constat (et quand c’est le cas, statistiquement et historiquement, c’est qu’un sommet de marché n’est pas loin).

Dès lors, pourquoi ne pas shorter le S&P 500 ? Mon problème est que nous sommes en plein dans une zone de potentielle accélération (cf cercle jaune) en franchissement de la résistance oblique descendante de moyen terme.

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D’ailleurs à l’image encore du reflux de 2% du future Nasdaq ce matin, impossible de prendre des trades en trop gros levier (opérations intraday visées ici) compte-tenu de l’amplitude de ce genre de reflux horaire (et donc overnight). C’est déjà ce que l’on avait eu en début de semaine, ou avec les mèches basses sur le Cac 40 ci-dessous

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C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai préféré attendre qu’un rebond s’amorce avant d’intervenir ce jour, ce qui finira donc par prendre forme en fin d’après-midi. Mais en l’absence de confirmation en clôture sur les cash, cela nous conduira à ne pas insister tout à l’heure.

Après plus largement, si j’avais dû aller sur des lignes swing acheteuses sur actions, ma préférence aurait été sur des Atos ou encore OVH, deux titres qui restent lourds ce vendredi. Et dans tous les cas, étant donné la volatilité intraday (cf donc les mèches basses évoquées juste avant) cela aurait été avec des leviers très/trop réduits en termes d’upside potentiel. Après, j’en viens à me dire que j’ai peut-être sous-estimé le potentiel d’accélération du Nasdaq. Enfin surtout de Meta compte-tenu de +25% de la veille. Comme quoi, rien de bien neuf en bourse : des licenciements et un bon gros programme de rachat d’actions font toujours leur effet…

 

Voici un récapitulatif des trades pris dernièrement :

=> Base Intraday :

Pas d’opération prise dans cette partie cette semaine.

 

=> Base Swing :

Cac 40 (Turbos T874S) : après avoir sécurisé hier une PBP dans la baisse de l’indice sous les 7000 points, le solde a été revendu dans les nouveaux plus hauts atteints par l’indice après la Fed. PBP à +10/11% ; solde revendu sur stop automatique à 5,96 € (+1% en moyenne sur l’ensemble).

Safran (Turbos Put 192JS) : alors que le titre tardait à réagir à la hausse de l’eurodollar (contrairement à Airbus soit-dit en passant), nous avons revendu les Put hier. Put revendu (-1/2%).

Axa (Turbos Put 65Q7S) : malgré quelques attaques baissières intraday dernièrement, la baisse ne suivant pas là aussi dans le timing escompté, nous avions écourté les choses mercredi. Put revendu (-3%).

Or (Turbos Put D765S) : après une petite PBP la semaine dernière, le solde de la ligne a, comme pour le Cac 40, été revendu sur stop automatique avec la Fed. Dommage que cela se soit « joué » à quelques centimes près sur le solde (plus bas à 1,47 € sur les Turbos, contre un stop automatique à 1,51 € !) compte-tenu de la rechute qui e ensuite bel et bien fini par suivre depuis les 1950 $ (zone importante dont je vous avais parlé la semaine dernière).

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PBP à +6/8% ; solde revendu sur stop automatique à 1,51 € (-1/2% en moyenne).

Dax (Turbos Put 968BS) : hier, je visais un essoufflement en mèche sous les 15 500 points sur l’indice allemand. Par rapport à la BCE, le fait est que la réaction du marché hier, je ne l’avais tout simplement pas (cf encadré jaune).

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Je visais même plutôt le scénario inverse… Bref, avec une clôture au plus haut, nous avons revendu la ligne. Put revendu hier en fin d’après-midi (-7%). A noter que l’absence de référencement des Put de Niveau 2 chez Degiro par exemple (Put qui cotait seulement pour leur premier jour hier) aura été opportun un moindre mal si vous n’aviez, en conséquence, pas pu les prendre.

Cac 40 (Turbos Put 2Z41S) : comme avec le Dax hier, je visais un essoufflement en mèche au-delà des 7200 points. Et quand je vois l’orientation des taux US cet après-midi, la rechute générale du CRB (indice qui regroupe l’ensemble des matières premières, pétrole notamment), couplé aux trimestriels des GAFAM hier soir (Amazon… sans même parler de l’orientation des Ford, et autres Starbucks évoqués plus haut), franchement je n’envisageais pas un fixing si fort. Une dernière pose qui nous coûte à nouveau un peu. Pour autant, dans ce genre de phase pour le moins exceptionnelle (et que je n’avais évidemment pas), l’important est prioritairement de gérer son risque (reportez-vous au besoin sur mes historiques de performance accessibles sur le site internet du service). Voilà ce que l’on perd quand mon directionnel de marché fait défaut. A l’inverse, je peux vous l’affirmer, quand les gains suivront, ce ne sera assurément pas pour du -5% en moyenne (surtout avec l’augmentation des leviers utilisés depuis le mois dernier) comme ces derniers jours (même si nous n’en profitons pas ce soir, regardez juste les cours des derniers Put Or en cette fin de semaine). Rendez-vous est pris ! Put revendu dans l’immédiat en toute fin de séance (-2%).

 

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Bonne fin de semaine à tous, d’avance bon week-end et à lundi,

Mathieu
Rédacteur en chef / SMS Cash Alert