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Update du portefeuille

Par 22 juillet 2022octobre 4th, 2022Alertes, SMS/WIN Alertes

Update du portefeuille

Cher trader,

Une fois n’est pas coutume, on ne prendra finalement aucun trade cette semaine. Car grosso modo, il y a toujours quelque chose qui me dérange dans un sens comme dans l’autre, et ce sur bon nombre d’actifs.

Déjà hier, c’est le constat que je vous partageais sur l’Or avec une zone swing qui m’intéressait mais dont les « modalités » d’approche en intraday m’ont manqué pour y aller. Même son de cloche par exemple sur l’Eurodollar où les mèches haute et basse se succèdent depuis 72h (cf flèches noires pour mon graphique journalier ci-dessous).

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Il faut dire que sur la paire, le newsflow macroéconomique divergent est légion depuis deux jours. Avec d’un côté la réouverture de Nord Stream 1 qui est une bonne chose mais, de l’autre, la démission de Mario Draghi qui n’aide guère. Et quand on rajoute à cela la lecture des indices PMI sortis ce matin en zone euro, cela n’aide guère. Même sur les actions de la BCE hier, nous avons à chaque fois du pour et du contre. Car si Christine Lagarde a relevé le loyer de l’argent de manière un peu plus marquée que ce à quoi le consensus s’attendait (avec une hausse donc de 50 points de base), pour autant, l’institution ne s’interdit pas de procéder à des achats d’obligations périphériques (l’Italie étant évidemment visée, afin notamment de réduire le spread entre les obligations italiennes et le Bund allemand). Ce qui, avec une appellation nouvelle (« ITP »), n’est ni plus ni moins que du Quantitative Easing. C’est-à-dire, comme avec le cas de la Grèce au début des années 2010, des injections de liquidités via des achats d’obligations. Or si la hausse de 50 points de base fait remonter l’euro, la perspective d’un QE a, elle, un impact baissier sur la paire. Divergence donc (d’où les mèches d’essoufflement dans les deux sens préalablement évoquées).

Même sur les indices, les sur/sous-performances intraday ne mènent nulle part. Avec depuis deux jours des hésitations en Europe (cf les déclarations géopolitiques de Sergueï Lavrov avant-hier par exemple ou la hausse du risque politique en Italie depuis le départ de Mario Draghi). Ce qui n’empêche au final pas le Cac de se maintenir au-delà des 6200 points en cette fin de semaine. A Wall Street maintenant, je vous parlais du S&P 500 que je surveillais à la vente ce matin. En cause notamment : le plongeon de Snap en cette fin de semaine sur fond de craintes sur les perspectives de la publicité en ligne, mouvement sur l’action du réseau social entraînant d’autres noms du secteur comme Meta et Alphabet. Mais entre-temps, dans le newsflow corporate du jour, si Verizon était attaqué, American Express avait par contre agréablement surpris en début d’après-midi. Ce qui me conduisait ensuite à me reporter sur le Nasdaq directement. Mais entre un indice technologique qui, techniquement parlant, n’a peut-être pas encore épuisé son upside de court terme en franchissement de la résistance effectuée mardi soir (cf plus ou moins dans la même logique mon graphique du S&P 500 de mardi) et, surtout, la forte détente des rendements des taux longs US depuis hier (cf cercle jaune ci-dessous), cela me dérange.

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Avec même ici sur le cours des obligations un possible effet d’accélération à suivre au-delà de la résistance horizontale visible en bleutée avec les flèches rouges ci-dessus (ce qui pourrait là aussi contribuer à soutenir les techs US).

Enfin, sur le front corporate, un mot rapidement sur les publications trimestrielles. Pour résumer en une phrase ce que je retiens à ce stade : l’asymétrie du risque n’y est pas en termes de risk/reward. Dit autrement, quand je vois par exemple les belles publications d’Ipsos ou encore de Getlink qui sont saluées de +3/4% (voire qui était même vendue au final hier en clôture pour l’ex-Eurotunnel) et, à l’inverse, les gros gap baissiers qui suivent quand le compte n’y est pas (cf. par exemple la publication du spécialiste du petit électroménager Seb ou même encore la sanction sur Somfy ce matin), je trouve que le jeu ne vaut pas la chandelle à l’idée d’acheter. Donc oui, il y a bien certains dossiers qui fusent plus nettement à la hausse, comme Nokia également hier. Mais ils restent dans l’ensemble relativement marginaux (sachant que sur l’équipementier finlandais par exemple, compte tenu de la publication de l’homologue Ericsson en fin de semaine dernière – le titre du géant suédois avait alors lourdement dévissé en fin de semaine dernière –, ce n’est franchement pas le genre de compartiment sur lequel j’aurais misé).

Après, comme on pouvait s’y attendre, l’inflation, et la hausse des coûts qui en découle, pèse (cf hier encore avec les allemands SAP et HelloFresh ou encore le groupe minier suédois Boliden). Malgré de bons niveaux d’activité au second trimestre (bon nombre de sociétés ayant même fait mieux que prévu en termes de chiffre d’affaires), ce sont donc les perspectives de moindre rentabilité qui posent problème.

En France, certains n’ont cependant pas démérité. Si Publicis a par exemple imité son homologue US Omicron 24h plus tôt (en se payant le luxe de relever tous ses objectifs), les copies rendues par certains acteurs industriels m’ont par contre surpris de résilience. Comme avec les relèvements d’objectifs de Mersen, Thales ou encore Interparfums. Si cela met en lumière les qualités de pricing power de ces acteurs, quid de la réaction boursière ? Des hausses, dans l’ensemble, mais somme tout mesurées dans leur ampleur (Thales était même en baisse hier matin).

En fait plus largement, mon constat est que les valeurs qui remontent le plus dernièrement ne sont pour la grande majorité plus des titres que je surveille. Car cela concerne surtout pas mal de valeurs Growth ou assimilé. Et si autant vers la mi-juin, j’avais pu songer à nous placer sur valeurs du genre (comme Teleperformance dans l’hexagone), étant donné la détente observée sur les rendements des taux longs depuis un mois, je crains que ces reprises n’arrivent désormais à leur terme (surtout avec la réunion de la Fed à suivre mercredi prochain). Idem par exemple pour des cycliques comme les industriels Legrand/Schneider Electric qui se reprennent depuis une semaine mais me semblaient à risque dans le sillage des révélations de Mediapart autour de Rexel). Et à l’inverse pour le reste, dans ce que je surveille dernièrement comme Elior ou encore Veolia Environnement, rien n’y va vraiment (voire même cela baisse). Alors que la réunion de la Fed va suivre mercredi prochain, et que le rebond des indices n’est visiblement pas « apprécié », je partage encore les vues de Bernstrein ou encore UBS ce matin à l’idée qu’un point bas durable n’a toujours pas été atteint. Assurément donc, de nouvelles opportunités de short devraient donc suivre cet été !

 

Voici un récapitulatif des trades pris dernièrement :

=> Base Intraday/ Swing :

Aucun trade pris cette semaine (je vous remets ci-dessous le résumé nos opérations prises ces dernières semaines).

 

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Bonne fin de semaine à tous, d’avance bon week-end et à lundi,

Mathieu
Rédacteur en chef / SMS Cash Alert