Update du portefeuille
Cher trader,
La teneur des chiffres de l’emploi US de mars parus cet après-midi tempère un peu la lecture globalement inférieure aux attentes des statistiques macroéconomiques de la semaine. A la fois sur le front des indicateurs d’activité, avec les indices ISM (manufacturier lundi, et des services mercredi), mais également sur les estimations préalables au niveau de l’emploi. Après les enquêtes JOTLS mardi ou ADP mercredi, la lecture conforme aux attentes des créations de postes le mois dernier rassure (d’autant que le taux de chômage a reculé et que cela s’est fait sans hausse des salaires).
La réaction des marchés depuis 14h30 a la statistique est une remontée des taux longs (c’est à dire un reflux des contrats). Or sur ce point justement, comme je vous le disais dans mon mail d’hier, le comportement des futures américains, en particulier du Nasdaq, m’avait préalablement un peu surpris. Car le fait est que l’indice technologique avait quasiment été le seul à être impacté. Or « normalement », les réactions auraient presque dû être inverses (les valeurs de croissance, très présentes dans le Nasdaq, profitant en général plus d’une baisse des rendements obligataires). C’est-à-dire une poursuite de la force du Nasdaq en comparaison d’une faiblesse du S&P 500 / Dow Jones Industrial. Si sur ce dernier indice, le newsflow corporate a été en soutien en milieu de semaine (notamment avec Wal-Mart puis United Health Group mercredi), les moindres volumes de transaction en cette semaine tronquée peuvent aussi expliquer la chose (à noter au passage que Wall Street rouvrira ses portes lundi mais que, pour Euronext, il faudra attendre mardi pour la reprise).
Maintenant l’un dans l’autre, avec un future Cac qui a, enfin, fini par pousser au-dessus des 7340 points depuis hier soir en seconde partie de séance US, cela montre qu’il n’y avait rétroactivement pas grand-chose à prendre ces derniers jours sur les indices (je reviens juste après sur la partie actions).
Un mot rapidemment sur notre indice. Comme je vous le disais mardi dans notre canal Telegram, l’absence de poussée, même légère, mardi en séance au-delà du cap horizontal des 7400 points m’a dérangé à l’idée d’insister à la vente (d’autant que nous étions déjà sur des Put Eurostoxx).
Car autant par exemple le mois dernier, la petite poussée préalable au-delà de ce seuil, puis la rapide réintégration me « plaisait » à l’idée d’un top un minium « durable ». Ce que les faits sont d’ailleurs ensuite venus confirmés avec l’actualité dans le secteur bancaire donc. La raison est simple : dans ces mouvements, bon nombre d’ordres stop sautent. Ordres d’achat stop en attente au-delà de ce niveau trop évident/propre graphiquement parlant. Ordres de rachats stop des positions vendeuses préalables qui sont invalidées. L’avantage (lié à l’effet cumulatif des ordres d’achat et de rachats) quand ces mouvements surviennent est que cela fait le ménage dans les carnets d’ordres. Et comme le dit l’adage, c’est « quand la mer se retire qu’on voit ceux qui se baignent nus ».
Aussi mardi, l’absence de petit pump au-delà des 7400 points me gênait (d’où mon silence radio). Car en effet, en analyse technique, plus un actif réfléchit/consolide sous un niveau visible par tous (cf ci-dessous les 7400 points) et plus ensuite, quand cela casse, cela peut aller vite.
Et derrière, savoir préalablement évaluer où s’arrêterait l’impulsion (7420,7430 points…voire 7500 points ?) est très délicat (voire impossible). Or si le risque n’est pas quantifiable de manière suffisamment précise en amont, impossible d’y aller selon mes critères de money management. Critère de gestion du risque qui, soit dit en passant, a de nouveau prouvé sa légitimité avec les Put Eurostoxx de lundi dont le stop, qui plus est petit, aura parfaitement tenu, quasiment au point près (le cours des Put 4N11S étant tombé à 6,13 € au plus bas mardi, juste deux centimes donc au-dessus de notre stop). Un Reverse là où il le fallait selon mes paramètres…
Bref, pour en revenir au Cac 40, le fait est que je ne voulais pas vendre préalablement mardi, sans que notre indice cash n’ait fait au moins une touchette au-delà de cette zone des 7400 points.
Après, pour la partie actions, le peu de variations du Cac dans l’ensemble ces derniers jours cache d’assez grosses rotations sectorielles au cas par cas.
Avec, d’un côté, d’assez nets trous d’airs sur des valeurs cycliques comme Saint-Gobain ou encore Schneider Electric ci-dessous ; et ce, sans newsflow propre spécifiquement défavorable.
Et, de l’autre, des inerties haussières qui, là encore, ne sont pas communes dans leur linéarité. Sans revenir sur certains cas « particuliers » (comme Hermès), je pense au comportement d’un titre comme L’Oréal qui, jusqu’à hier, n’avait quasiment aligné que des séances de hausse depuis deux semaines.
Avant, en outre, de finir par corriger hier post-publication de résultats supérieurs aux attentes de l’homologue allemand Beiersdorf…No comment, car à part appliquer des adages comme « buy the rumor, sell the news », cela n’était franchement pas évident à anticiper…
Voici un récapitulatif des trades pris dernièrement :
=> Base Intraday :
Pas d’opération prise dans cette partie cette semaine.
=> Base Swing :
Eurostoxx 50 (Turbos Put 3P78S) : intervention short qui, une fois encore, aura eu le mérite de mettre en lumière la pertinence de mes niveaux (eu égard au stop automatique approché mardi mais non atteint…à deux centimes près !). Conservez sur stop automatique inchangé à 6,11 €.
Bonne fin de semaine à tous, et à mardi (les marchés restant clos lundi avec le long week-end pascal),
Mathieu
Rédacteur en chef / SMS Cash Alert






