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Update du portefeuille

Par 28 février 2020octobre 6th, 2022Alertes, SMS/WIN Alertes

Cher trader,

Un krach, ça ne se joue pas. Ça s’évite… Mes modèles intègrent des probabilités et statistiques d’occurrence de certaines situations boursières. Or cette semaine, après en soi une ouverture en gap weekly déjà relativement conséquente lundi dernier, le CAC cède 12% au global. Pour remettre les choses dans leur contexte, il s’agit ni plus ni moins de la troisième plus forte baisse hebdomadaire de l’histoire de l’indice. Même constat évidemment de l’autre côté de l’Atlantique avec le S&P 500 qui aligne par exemple tout simplement une série jamais vue ; où proche de records historiques pour ce qui est du Dow Jones Industrial. Digne donc des meilleures heures de 2008 avec la faillite de Lehman Brothers…

Rétroactivement, je ne croyais pas si bien dire quand je vous parlais vendredi dernier de la situation du TNote. Relisez ce que je vous disais alors (cf rectangle noir).

Avec donc, depuis cette sortie de drapeau une explosion haussière des contrats à mesure que l’aversion au risque grandissait.

La propagation du coronavirus en Europe – après l’Italie depuis le week-end dernier, la Suisse, l’Autriche ou encore l’Espagne sont aujourd’hui touchées – a semé une panique quelque peu attisée par certaines interrogations (et cas avérés) dans l’Hexagone et par les déclarations du ministre de la Santé allemand selon lequel le pays est au début d’une épidémie de coronavirus.

Même les Etats-Unis finissent par être rattrapés, avec des cas authentifiés en Californie depuis hier soir, et un newsflow corporate qui n’est pas en reste.
Baidu, le Google chinois, a par exemple fait savoir cette nuit que l’épidémie (pardon, la pandémie) aura un impact sur ses comptes. Outre-Atlantique, après Apple la semaine dernière, Microsoft a de son côté émis un sales warning en milieu de semaine, tout comme Mastercard et American Airlines.

Même morosité en Europe où Danone, Diageo ou encore le brasseur Anheuser-Busch InBev ont tous abaissé leurs objectifs. Et quand des géants comme L’Oréal et Nestlé invitent leurs salariés à ne plus voyager, un ralentissement général du business est forcément à craindre…

Last but not least, la percée dans les sondages du candidat démocrate Bernie Sanders ne fait pas les affaires de certains géants de Wall Street (cet article résumant parfaitement certains enjeux, pour le secteur pharmaceutique notamment).

A ce stade, la psychose s’installe. Pour autant, et dans la logique de notre intervention du jour sur le CAC, alors que certains de mes indicateurs tombent déjà en excès de pessimisme, je crois qu’un creux guette. Regardez ainsi le Fear and Greed Index de CNN tombé en zone de peur extrême en cette fin de mois.

De notre côté, nous avons parfaitement capté la première partie de ce sell-off. Gardez bien en tête qu’on n’achète jamais au plus bas tout comme on ne vend jamais au plus haut. Non. L’important est de parvenir à capter certains mouvements « probables » tout en sachant se mettre à l’écart quand les conditions sont trop aléatoires (ou même extrêmes dernièrement). C’est en fait ce que je retiens depuis mercredi. Car depuis 48h, comme je vous le disais d’ailleurs à demi-mots depuis, j’étais alors plutôt enclin à chercher des achats. Mais, à bon escient, nous avons parfaitement su nous abstenir malgré les pièges tendus ici ou là par le marché. J’en veux pour preuve les mèches basses laissées sur les indices européens mercredi soir ou même encore hier (où le CAC remontait en fin de séance des 5420 aux 5500 points laissant envisager l’éventualité d’un creux). Mais nous avons parfaitement su passer notre tour jusqu’à ce que j’ai plus de confirmation. Ce qui a été le cas ce matin et nous a permis de vite sécuriser nos achats initiaux…

Qui plus est, comme je vous le disais mardi, autre élément à avoir en tête : l‘évolution de l’effet de levier des Turbos en fonction des fluctuations de marché. Ainsi, « l’inconvénient » de ces produits réside dans le fait que l’effet de levier, d’un Put par exemple, baisse à mesure que la chute s’accélère (à mesure donc que nous avions raison dans le cas de nos Put S&P 500 de vendredi dernier). Amenuisant alors de plus en plus le risk/reward. Pour que le jeu en vaille la chandelle, il faut effectivement se trouver dans le cas que l’on a eu cette semaine ; avec une séquence baissière rarissime en quasi ligne droite (surtout étant donné l’ampleur du gap weekly que nous avions dès le lundi matin). Car toute reprise intermédiaire aurait eu pour conséquence de faire remonter fortement l’effet de levier de nos Put S&P 500 (ceci à mesure que l’éloignement avec la barrière désactivante des Put se serait réduit). Gardez donc bien ces fluctuations en tête dans l’éventualité où vous seriez amenés à tenir plus longuement ce genre de produit.

Quoiqu’il en soit, je retiendrais deux choses de la débâcle actuelle :
– D’une part, le signal Roberval avait, une fois encore, vu juste (eu égard à nos Put S&P 500 de vendredi dernier). Cela laisse augurer de belles choses pour cette année 2020 qui s’annonce des plus mouvementées… A ce sujet au passage, je vous le redis ici : n’hésitez pas à reprendre le mail que j’avais envoyé le mercredi 8 janvier au matin ; au besoin, je vous remets un screenshot ici).
– Ensuite, notre bon money management. A l’image des Call Argent de la veille (très vite écourtés, à bon escient, alors que les cours trébuchent de 6% ce soir), nous avons parfaitement su faire le dos rond depuis mercredi à l’idée de ne pas se précipiter pour attraper ce couteau qui tombe.

Pour en terminer là, certes les Put V873Z associés au signal Roberval ont littéralement explosé depuis une semaine. Mais je le répète : je ne suis pas là pour jouer les « cygnes noirs ». Je travaille dans la régularité et la durée. Pas sur un simple « coup » qui a moins de 3% de chance de se produire…Pour autant, ne pas le jouer, ne veux pas non plus dire ne pas l’envisager. Raison pour laquelle nous avons blindé le money management (cf le CAC ce vendredi) afin de ne pas redonner nos beaux gains du début de semaine. Ou tout simplement afin de ne pas se faire littéralement « découper ». Car croyez-moi, dans mon entourage professionnel, nombreux sont ceux qui ont pris très, très cher depuis vendredi dernier…

Voici un récapitulatif des trades pris cette semaine :

S&P 500 (Turbo Put R500Z) : le gros coup de cette fin de mois avec des Put soldés à +75/80% mardi en fin de séance. Soit +175% en équivalent sur les Put associés au Signal Roberval. (Put soldés à +75/80% ; soit +175% pour les Put V873Z associés au signal Roberval). Bravo !

Coffee (Turbo Call Z540Z) : malgré la poussée de l’eurodollar sur les 1,10 $, l’absence de relais acheteurs en sortie de la figure de consolidation en triangle nous a conduit à ne pas insister hier en fin d’après-midi. Call revendus (-4%).

Argent (Turbo Call 5P67Z) : idem ici aussi où la reprise en main des acheteurs ne suivant pas, nous avons écourté les choses en fin de séance…à bon escient, les cours trébuchant sous les 17 $ ce vendredi. Beau money management dans les règles de l’art. Call revendus hier en fin de séance (-3%).

Cac 40 (Turbo Call V819Z) : après un bon timing d’entrée entre 10h et 10h30 ce matin dans la rechute du CAC vers les 5250 points, nous avons également parfaitement allégé les choses quand il le fallait dès ce midi (cf cercles noirs ci-dessous).

PBP à +10% ce midi ; conservez le solde sur stop automatique inchangé à 8,31 €.

Bonne fin de semaine à tous, d’avance bon week-end et à lundi,
Mathieu