Cher trader,
Au risque d’enfoncer des portes ouvertes, je vais prendre le temps d’un petit rappel pour ce récapitulatif hebdomadaire. De manière évidente, quand je dois intervenir sur une action, il me faut pour prérequis une lecture corroborée par un constat établi sur les indices. Or, cette semaine, force est d’admettre qu’il n’y avait pas franchement de cohérence d’ensemble, mais plutôt d’importantes disparités d’un indice à l’autre…
Ainsi, outre-Atlantique, Wall Street est allé chercher de nouveaux records, galvanisé notamment en milieu de semaine par la publication de Netflix – avec une réaction enthousiaste des investisseurs que je n’avais pas anticipée, tout comme je ne m’attendais pas à ce que le Nasdaq explose tous les compteurs, porté par une nouvelle envolée des FANG et autres GAFAM.
A l’inverse, en Europe, le contexte sanitaire a contribué à une lourdeur persistante qui, dès mardi matin, me fit tiquer. Après les propos d’Angela Merkel la semaine dernière, le Premier ministre britannique Boris Johnson a par exemple laissé entendre que le confinement au Royaume-Uni pourrait durer… jusqu’à l’été. De même, le ministre de la Santé Olivier Véran a indiqué hier soir que la propagation du variant anglais pourrait nécessiter un nouveau confinement. Bref, les restrictions sanitaires se multiplient (y compris à Hong Kong) et il va sans dire qu’elles sont de nature à plomber l’ambiance. La publication ce matin d’indicateurs d’activité décevants en zone euro (je fais ici référence au PMI Composite de janvier, tombé à 47,5 points, après 49,1 points le mois précédent, attendu qu’un niveau inférieur à 50 points témoigne d’une contraction économique) n’a évidemment rien arrangé.
Pour autant, et c’est bien tout le « problème », au niveau corporate, le newsflow n’est pas si mauvais, à l’image des bonnes publications du géant néerlandais des semi-conducteurs ASML, du groupe suisse du luxe Richemont et du géant industriel allemand Siemens ce matin, lequel a fusé vers de nouveaux plus hauts. Aux Etats-Unis en revanche, les chiffres d’Intel et d’IBM, publiés hier en after hour, ont été fraîchement accueillis et les deux géants américains de la tech étaient en net repli en préouverture. Pour l’anecdote, l’action Intel avait pourtant bondi de 6% hier soir alors que les résultats avaient fuité avant la cloche…
Etant donné ma prudence générale sur le CAC40, je n’étais guère enclin à acheter une big cap, au contraire, et « shorter » me semblait tout aussi risqué au vu de l’absence de validation par Wall Street et du newsflow corporate susmentionné en Europe. Dans ce contexte, seules quelques midcaps françaises avaient retenu mon attention pour des achats. Las ! Comme je vous le disais en évoquant le cas de Chargeurs, il n’existe aucun Turbos pour se lancer. Bref, un sacré sac de nœuds…
Niveau positions, après avoir été inspiré de ne pas insister sur les derniers Put S&P 500 et Nasdaq mercredi matin (l’envolée de l’indice technologique ayant ensuite rapidement poussé le cours des Put sous les 20 €), nous sommes revenus à la vente hier au moment opportun sur l’Eurostoxx 50. Avec ici une entrée réalisée dans le petit drapeau ascendant (visible en pointillés noirs + flèche rouge sur mon graphique intraday ci-dessous), suivie d’un allègement dans l’accélération de ce matin (cf cercle noir).
Cette vente est en fait un bon exemple de ce que je recherche en termes de points de trading et de timing : se placer dans une phase de réflexion/consolidation sur un actif donné, phase dont la résolution débouche ensuite sur une nouvelle accélération, lors de laquelle nous encaissons. Car pour le coup ce matin, sauf à faire du scalping, il eût objectivement été impossible de vendre à chaud à l’ouverture, sauf à s’être placé en amont, ce qui fut bien le cas ici.
D’ailleurs, et pour en terminer là, l’entrée de cet après-midi sur le S&P 500 participe un peu de la même logique (cf flèche rouge).
Même si ma conviction est peut-être un peu moins forte qu’hier (d’où le levier des Put plus réduit), et malgré la surprenante teneur des chiffres macro US cet après-midi, vu la lourdeur des matières premières dans leur ensemble, j’ai quand même envie de voir ce que cette fin de semaine va donner outre-Atlantique….
Voici un récapitulatif des trades pris cette semaine :
S&P (Turbo Put 58SZC) : après notre PBP au plus bas de vendredi dernier, nous avons soldé la ligne en milieu de semaine alors que les velléités de rebond se confirmaient. PBP à +13% ; solde revendu mercredi matin (+7% en moyenne sur l’ensemble).
Nasdaq 100 (Turbo Put 19XGC) : malgré de bons débuts vendredi dernier, l’envolée de Netflix en milieu de semaine nous a conduits à revendre la ligne. Un moindre mal alors que dans le sillage de l’envolée de l’indice a posteriori, le cours des Put tombait ensuite vite sous les 20 €. Put revendus mercredi matin (-7%).
Eurostoxx 50 (Turbo Put 5429Z) : alors que le reflux que j’attendais hier a bel et bien été au rendez-vous (la baisse s’accélérant même à l’ouverture des cash conjointement à mon alerte, portant ainsi vite la plus-value latente au-delà des +15%), nous avons sécurisé une nouvelle PBP. PBP à +10% (au minimum) ; conservez le solde sur stop automatique inchangé..
S&P (Turbo Put 51XJC) : nous sommes revenus à la vente dans le rebond intraday de cet après-midi, ayant également en tête cette idée, sur un produit toutefois légèrement moins « sensible ». Conservez ; stop automatique à 6,10 €.
Bonne fin de semaine à tous, d’avance bon week-end et à lundi,
Mathieu
Rédacteur en chef / SMS Cash Alert



