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Update du portefeuille

Par 29 janvier 2021octobre 4th, 2022Alertes, SMS/WIN Alertes

Cher trader,

La semaine dernière déjà, je faisais le constat d’un certain nombre de divergences. Depuis lors, les choses n’ont fait que s’accentuer et, pour faire simple, que l’on parle d’achat ou de vente, il y a toujours eu « un petit quelque chose » qui ne collait pas par rapport à mes critères, qui plus est sur la plupart des classes d’actifs.

Sur l’or tout d’abord. En toute transparence, j’avais commencé à surveiller la relique barbare hier après-midi. Sauf que ce jeudi, dans le sillage « logique » du rebond technique des actifs à risque (les indices donc), nous avons assisté à une rechute des contrats obligataires (cf. l’encadré + la flèche rouge ci-dessous) et par extension à une légère remontée des taux longs américains. De fait, il manquait la cohérence nécessaire pour se positionner sur l’once de métal fin avec plus de levier.

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Pour rappel, à toutes fins utiles, le « T-Note » (les obligations américaines à dix ans) et l’or présentent une forte corrélation historique, tant pour l’aspect refuge que pour la recherche d’un rendement minimum sans risque. L’or n’ayant aucune rémunération, il est proportionnellement moins attractif à mesure que le rendement du « T-Note » remonte, et vice versa.

Même son de cloche ensuite sur le pétrole, que je surveille depuis le début de la semaine étant donné le range horizontal de court terme actuellement en place (cf. mon deuxième graphique ci-dessous). En effet, étant donné la compression de volatilité qui en découle, la sortie de cette phase est susceptible d’être impulsive.

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Or, comme avec le binôme or/T-Note, il y a systématiquement eu du pour et du contre en termes de newsflow ces derniers jours. D’un côté, le scénario baissier a gagné en crédibilité avec le ralentissement économique découlant de nouvelles mesures de restrictions sanitaires (reconfinements), lesquelles risquent d’entraîner une réduction de la consommation d’or noir (la demande donc). En outre, si les statistiques américaines de vendredi dernier ont été globalement rassurantes, prenant ainsi le contrepied de PMI décevants, celles d’hier (commandes de biens durables et PIB), ressorties inférieures aux attentes, ne plaident pas non plus pour un biais haussier.

De l’autre, le chiffre des stocks hebdomadaires de brut aux Etats-Unis dévoilé en milieu de semaine, avec une chute de près de 10 millions de barils la semaine passée venue vigoureusement contredire l’estimation moyenne des économistes d’une légère augmentation de 1,5 million, ne militait pas pour une baisse marquée à court terme.

Ambivalence enfin sur le front des indices/actions, ce tout au long de la semaine. Certes, le biais baissier sur les indices a fini par payer, mais il a manqué de confirmations sur le front des actions pour shorter de manière plus marquée. Plus exactement, les publications de résultats corporate se sont dans l’ensemble révélées meilleures que prévu. Ce matin encore, Daimler ou encore Ericsson ont été recherchés, mais cela n’a pas empêché les indices européens d’évoluer une nouvelle fois en territoire négatif. Même constat outre-Atlantique, par-delà le bon comportement d’Eli Lilly et de Caterpillar, qui s’adjugent chacun de 3 à 4 % dans le sillage de leurs publications.

Il en découle un yoyo et des humeurs très changeantes sur les indices qui, toutefois, ne me surprennent pas outre mesure. Et en parlant d’humeur, tout est allé encore très vite ces derniers jours. Après le sell-off de Wall Street mercredi, regardez par exemple où était déjà retombé le Fear and Greed Index de CNN :

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En lecture immédiate, cet indicateur contrarien était déjà entré en zone d’excès de pessimisme, ce qui est typique d’une zone de creux sur les indices et explique nos encaissements sur les Put hier matin.

Même configuration ce jeudi où, idéalement, il aurait fallu shorter à 18 heures (cf. la fin de mon mail d’hier soir). C’eut certes été « jouable » en CFD ou en futures, mais pas en Turbos étant donné le risque overnight de gap.

En effet, les marchés asiatiques ont été quelque peu ballottés – d’où des futures européens en repli de 1 à 2% – après, déjà, une première attaque baissière en Chine mardi matin. En cette fin de semaine, des doutes sur la liquidité sont venus alimenter l’aversion au risque, alors que le taux du marché monétaire chinois vient d’atteindre son plus haut niveau depuis près de six ans, illustrant ainsi le caractère fébrile de la liquidité interbancaire.

Une nouvelle « tuile » qui vient s’ajouter à un contexte sanitaire des plus incertains en Europe, tandis que Wall Street a connu mercredi sa plus forte baisse journalière en clôture depuis l’automne. Au bout du compte, et en toute sincérité, ce tableau général ne me dit rien qui vaille.

Voici un récapitulatif des trades pris cette semaine :

Eurostoxx 50 (Turbo Put 5429Z) : bonne anticipation + bonne gestion = un trade parfaitement géré. Put soldés à 41% hier matin.

S&P (Turbo Put 51XJC) : reprenez ici mes propos introductifs de vendredi dernier. La correction du S&P500 a bel et bien été au rendez-vous et notre stop aura parfaitement tenu en première partie de semaine. La baisse observée ensuite sur les marchés actions a ensuite donné lieu à un encaissement partiel, à l’exact plus bas. PBP à +15% hier matin ; conservez le solde sur stop automatique initial inchangé à 6,10 €.

Or (Turbo Call 52MCC) : dommage ce manque de confirmation sur l’obligataire US depuis hier (dixit mes propos introductifs) alors qu’en intraday pur ma cible des 1875 $ a été atteint au centime près –cf pointillés noirs ci-dessous (au cas où, après le S&P 500/l’Eurostoxx la veille, vous douteriez encore de la pertinence de mes points).

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Même si la fin d’après-midi est plus nuancée, on va quand même maintenir la ligne « pour voir ». Conservez sur stop automatique actif et inchangé à 2,85 €.

 

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Bonne fin de semaine à tous, d’avance bon week-end et à lundi,

Mathieu
Rédacteur en chef / SMS Cash Alert