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Wall Street lance les paris

Par 27 mai 2020octobre 23rd, 2022Alertes, LMA Alertes

James AltucherCher lecteur de Top 1% Altucher,

Nous aurions pu constater que le S&P 500 a pris près de 2% sur la journée d’hier et considérer q’il s’agissait d’une journée fantastique pour les actions – mais nous ne vivons pas dans un monde aussi simple.

En politique, chacun défend des mesures qui servent ses intérêts et ceux de ses partisans, et non ceux de la majorité des gens.

Ainsi, les républicains défendent une politique qui servent leur programme et les démocrates en font autant. Et, comme souvent, ce qui profite à un parti – au moins aux yeux des électeurs – profite rarement à l’autre.

La Bourse ne fonctionne pas différemment.

Les investisseurs baissiers sont pleinement actifs en ce moment. Ils disent à qui veut bien l’entendre que le marché n’est pas loin d’atteindre un pic, car les sociétés à la belle dynamique de croissance restent scotchées.

Cependant, les investisseurs haussiers pensent que l’intérêt pour les titres de banques et autres actions de valeur, ainsi que les distances prises vis-à-vis des FANG et autres actions de sociétés en croissance (phénomène qui se produit actuellement), n’est qu’une rotation sectorielle.

Comme évoqué la semaine dernière, nombre d’investisseurs considèrent la rotation sectorielle comme l’élément vital d’un marché haussier.

Résultat : votre perception de la force ou de la faiblesse d’un marché est conditionnée – comme en politique – par la configuration de votre portefeuille.

C’est un biais d’investisseur, tout simplement.

Rotation haussière ou baissière ?

En temps normal, je préfère de loin que les titres technologiques – le Nasdaq – fassent grimper le marché, car les marchés menés par les techs (en dépit de la situation en 1999 et en 2000) ont tendance à avoir une capacité de résistance supérieure.

Par conséquent, quand je vois des marchés animés par des secteurs comme la finance, l’assurance et l’aérien, je ne suis généralement pas enthousiaste.

Mais ce marché n’a rien d’ordinaire !

Nous n’assistons pas à un abandon massif des titres technologiques et à une frénésie pour les titres bancaires. La tendance est plutôt inverse.

Les titres de sociétés de technologie de l’information comme Alteryx (NYSE : AYX), Fastly (NASDAQ : FSLY) et Twilio (NASDAQ : TWLO) fléchissent avec un volume relativement modéré. Dans le même temps, les traders de Wall Street recherchent des titres n’ayant pas encore connu de reprise sur lesquels parier.

Et ce pari pousse les traders à privilégier des secteurs fortement touchés comme l’assurance et les compagnies aériennes.

Réouverture de l’économie vs. télétravail

Une autre manière, probablement préférable, d’envisager la rotation sectorielle actuelle est de procéder à une prise de bénéfice sur des titres qui récolteront les fruits de l’adoption du télétravail, et non sur ceux qui tireront parti d’une réouverture de l’économie ou d’une nouvelle normalité économique.

En conséquence, des titres tels que Zoom (NASDAQ : ZM), Square (NYSE : SQ) et Chewy (NASDAQ : CHWY) perdent un peu de terrain, tandis que des titres tels que Delta Air Lines (NYSE : DAL), JP Morgan (NYSE : JPM) et Raytheon Technologies (NYSE : RTX) vivent des jours exceptionnels.

Voici ce que vous devez comprendre…

Des actions comme Zoom ne s’effondrent pas, mais marquent une pause et consolident leurs gains récents.

L’économie du télétravail profite à un très grand nombre d’entreprises, mais en broient également beaucoup.

Tandis que des entreprises comme Slack (NYSE : WORK), Shopify (NYSE : SHOP) et Nvidia Corporation (NASDAQ : NVDA) ont vu leur activité s’accroître considérablement, d’autres – comme American Airlines (NYSE : AAL), Royal Caribbean Cruises (NYSE : RCL) et Kohl’s Corp (NYSE : KSS), qui dépendent de la présence physique des clients – continuent de souffrir terriblement.

Moralité : si les sociétés aux excellents résultats ont peut-être encore plusieurs jours, voire semaines d’embellie devant elles, partir du principe que la faiblesse des titres technologiques et des sociétés axées sur le télétravail sera durable est une erreur.

Bien à vous,

Signature James Altucher

James Altucher
Rédacteur en Chef