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Alerte n°100 – Alerte Nouvelle Opération : Des revenus fondés sur l’économie de l’abonnement

Par 27 août 2019octobre 13th, 2022Alertes, ARS Alertes

James AltucherCher lecteur de Revenus Secrets,

Le célèbre comédien Mitch Hedberg a déclaré un jour : « Un escalator ne peut jamais tomber en panne, sinon il deviendrait un escalier. »

Je considère les entreprises de la même façon lorsqu’elles perdent de l’élan. Elles ne sont pas en panne : quelque chose cesse simplement de fonctionner, parfois. Il revient à ses dirigeants d’identifier ce qu’ils peuvent faire pour que le cours de l’action puisse remonter, même à un rythme plus lent, au lieu de dégringoler.

Aujourd’hui, nous recommandons Nutanix (NASDAQ : NTNX), une entreprise qui a lutté contre un escalator qui allait dans une seule direction : la descente.

Un parcours semé d’embûches jusqu’au sommet

La valorisation boursière de la société a été réduite de moitié depuis le mois de mai, après une perte d’élan. Et même si Nutanix est temporairement « devenue un escalier », ses dirigeants traitent promptement les problèmes auxquels l’entreprise est confrontée.

Elle se lance également dans le changement de paradigme le plus puissant que nous ayons constaté depuis des dizaines d’années, en matière commerciale : le passage vers un modèle de revenus récurrents (les abonnements). Nous en parlerons plus loin.

Les logiciels de services cloud et les solutions d’hyperconvergence de la société rendent l’infrastructure invisible, et les services informatiques peuvent alors se concentrer sur le logiciel et/ou sur les applications qui gèrent leurs activités.

Une infrastructure d’hyperconvergence place l’intégralité de la base de données d’une entreprise dans un seul système central intégré. Le calcul, le stockage, le réseau et la virtualisation des ressources sont intégrés dans une seule « boîte » et autour de matériels standards.

Nutanix Hypercongerved test drive
En résumé, le logiciel de Nutanix permet aux équipes de simplifier le traitement des données et de diminuer les frais d’exploitation. Cela réduit les coûts, offre un meilleur support, permet d’avoir des équipes informatiques réduites et plus efficaces, renforce la protection des données et devrait fournir de meilleures performances.

Mais dernièrement, tous ces critères ne convergent pas, et cela place Nutanix dans une position difficile.

Alors nous devons nous demander à quel point l’escalator Nutanix s’est dégradé.

Selon la dernière publication de ses résultats pour le 3e trimestre, la perte de 0,56 $ par action enregistrée par la société est moins importante (de 0,04 $) que l’on ne s’y attendait, mais son chiffre d’affaires de 287,6 M$ est inférieur aux estimations, et ce à hauteur de 10 M$.

La facturation globale de 346 M$ a également déçu les traders, en plus du chiffre d’affaires, mais j’ai été rassuré par les 58,9 M$ de trésorerie disponible. Cela m’indique que la société possède de l’argent dont elle peut se servir pour améliorer sa situation actuelle.

Malheureusement, les estimations relatives au 4e trimestre ont réellement découragé les investisseurs. La direction s’attend à une perte de 0,65 $/action pour un chiffre d’affaires aux alentours des 285 M$, mais Wall Street avait tablé sur une perte de seulement 0,48 $/action, pour un chiffre d’affaires de 334 M$.

Et même si ces estimations de chiffre d’affaires ont l’air déplorables, la situation n’est pas aussi mauvaise qu’il n’y paraît, et n’était pas si imprévisible que cela.

Le passage aux abonnements

Voyez-vous, Nutanix est en train de passer d’un modèle économique basé sur la vente de matériels et de produits à un modèle basé sur la vente d’abonnements, appelé le SaaS (« software-as-a-service« ).

En raison de ce changement, la société a perçu moins de recettes à l’avance, dans la mesure où la vente de matériel est un modèle économique basé sur un seul paiement « une bonne fois pour toutes » : vous vendez quelque chose, la personne vous paye le prix intégral et vous enregistrez une recette.

Ça, c’est l’ancienne école, et un modèle économique en voie de disparition.

Ce changement signifie que les chiffres des recettes et de la croissance changent également : quand on vend des abonnements, les recettes sont réparties sur toute la durée de vie du contrat.

Or, au cours du dernier trimestre, les recettes correspondant aux abonnements ont représenté près des deux tiers du chiffre d’affaires de Nutanix, avec une durée de contrat moyenne se situant aux alentours des 44 mois.

Pour Nutanix, le problème a surgi lorsque la société a mal géré le développement commercial au beau milieu de ce changement.

Un déséquilibre intervenu dans la génération de prospects a provoqué un creux dans le taux de progression de sa clientèle. La direction s’est trop appuyée sur une croissance tendancielle de la clientèle conforme à l’ancien modèle, et a donc redirigé trop de fonds vers les nouveaux prospects, selon le nouveau modèle fondé sur les abonnements, et ce au détriment du marketing.

Pour ne rien arranger, Nutanix a souffert d’une pénurie de force de vente au cours des derniers trimestres.

Cela dit, c’est une bonne nouvelle pour la société. Les dirigeants ont identifié le problème et il peut être résolu. Mais cela exigera peut-être plusieurs trimestres. Comme il s’est amorcé au deuxième trimestre, on devrait commencer à constater le fruit des mesures correctives au moment où la société publiera ses estimations pour le 1er trimestre, lors de la publication des chiffres concernant le 4e trimestre.

Ce décalage des mesures correctives explique la baisse de chiffre d’affaires constatée pour le 3e trimestre et les estimations décevantes pour le 4e trimestre.

Une candidate au rachat potentielle

La société a signé 50 contrats pesant plus de 1 M$, au dernier trimestre, et les produits constatés d’avance ont progressé plus vite que le chiffre d’affaires total. C’est ce qui va faire « remonter l’escalator » plus vite que prévu. Cela pourrait également placer Nutanix dans le viseur d’un acteur majeur en quête d’acquisitions.

Tableau Nutanix
Voyez-vous, l’éditeur de logiciels VMWare s’est agrandi, récemment, en rachetant à la fois Pivotal Software et Carbon Black le même jour, outre sa relation existante avec Dell/EMC. Cela pourrait forcer certains concurrents comme Oracle (un géant pesant 175 Mds$) à passer à l’action.

Pour Oracle, Nutanix arriverait à point nommé et, avec une valorisation boursière actuelle qui a chuté à 4 Mds$, son acquisition serait facile.

Alors voici comment je souhaite jouer cette partie.

Action à prendre :

Vendre 6 puts NTNX SEP2019 17,5 P.

C’est une option de vente sur Nutanix (NASDAQ : NTNX) d’expiration 20 septembre 2019 et de strike 17,50 $. Ce put est actuellement au prix de 1,05 $ (bid à 1 $ et ask à 1,10 $).

En faisant cela, vous obtiendrez 630 $ de revenus aujourd’hui.

En retour, vous acceptez l’obligation d’acheter des actions NTNX – mais seulement si l’action tombe en dessous de 17,50 $ à l’expiration le 20 septembre.

Si cela se produit, nous devrons investir 1 750 $ par contrat pour acheter les actions de la société.

Avec 6 contrats, c’est 10 500 $ – moins les 630 $ recueillis – pour acheter 600 actions.

Maintenant, si l’action est au-dessus de 17,50 $ à l’échéance, alors nous empochons les 630 $ et n’avons aucune obligation d’acheter les actions !

N’oubliez pas la relation d’un contrat à 100 actions et ne vendez JAMAIS des contrats pour plus d’actions que vous ne pouvez vous permettre d’acheter.

Dans votre compte de courtage, localisez les options de vente NTNX du 20 septembre 2019, 17,50 $ :

  • Le symbole est NTNX190920P00017500.
  • Ouvrez la chaîne d’options sous le symbole boursier (ou ticker) NTNX.
  • Assurez-vous de choisir le bon mois (septembre 2019).
  • Assurez-vous de choisir les options mensuelles (expirant le 20 septembre 2019).
  • Choisissez le prix d’exercice de 17,50 $.
  • Sélectionnez les options « put » (options de vente).
  • Sélectionnez le nombre de contrats à vendre (6 contrats dans cet exemple).
  • Une fois que vous avez le bon contrat, cliquez sur « vendre ».
  • Choisissez « ordre à cours limité ». Ceci fixe le prix de la transaction.
  • Utilisez un ordre à cours limité entre le bid (meilleur acheteur) et le ask (meilleur vendeur) du moment.
  • Cliquez sur « transmettre » pour transmettre l’ordre.

Si vous avez de la difficulté à vendre au prix de 1,05 $, vous pouvez choisir d’abaisser graduellement votre limite. Mais ne vendez pas pour moins de 0,80 $.

Bien entendu, si le prix est au-dessus de 1,05 $ lorsque vous êtes devant les écrans, vendez à ce prix plus élevé. En bref, vendez au prix du marché du moment, entre le bid et le ask, en essayant d’optimiser, mais pas en dessous de 0,80 $. Si vous ne pouvez pas vendre au-dessus de ce prix, laissez passer cette opportunité et attendez la suivante, ou attendez de voir comment se comporte l’action dans les prochains jours (il se peut qu’elle baisse et que le prix du put augmente).

Pour avoir les niveaux du bid et du ask en temps réel et ainsi réaliser un trade pertinent par rapport au prix du marché, il est fortement recommandé de prendre l’abonnement aux données en temps réel pour les options US chez votre broker.

Sincèrement,

Signature James Altucher

James Altucher