
C’est clair, je passe plus de temps en ligne que hors connexion, ces temps-ci.
J’adore faire des one-man shows car cela me ramène à la réalité. Cela peut paraître étrange que la réalité, ce soit de se tenir, micro à la main, face à des inconnus pris au hasard à qui l’on raconte des blagues. Mais avez-vous passé beaucoup de temps dans une rame de métro, à New York ? Ce n’est pas très différent.
Ce que je veux dire, c’est qu’en tant que société, nous nous sommes dématérialisés au point de vivre dans la Matrice [NDR : référence au film Matrix].
Avez-vous déjà publié une photo sur Facebook ou Instagram, avant de la supprimer parce qu’elle n’avait pas obtenu assez de commentaires ou de likes ? Et ce tweet que vous avez envoyé et qui n’a pas suscité les réactions que vous espériez recevoir ? L’avez-vous supprimé ?
Ironiquement, en agissant ainsi, vous alimentez la Matrice. Les données sont collectées chaque fois que vous publiez quelque chose, même lorsque vous supprimez un élément publié. Ces données sont utilisées pour vous envoyer des publicités, et vous attirer encore plus. Que vous en ayez conscience ou non, cela se produit sur tous les médias avec lesquels vous interagissez, y compris les services de streaming et de télévision.
Tout est connecté. En réalité, nous vivons dans une version simplifiée de Matrix.
Et même si beaucoup de monde pense que seuls les Facebook et Google de ce monde profitent de ces publicités, il existe des sociétés plus modestes, en coulisse, qui profitent énormément de l’achat/vente de « placement de publicités/produits » (« ad placement« ).
C’est l’un des thèmes moteurs à l’origine de notre recommandation d’aujourd’hui. Mais au lieu de nous focaliser sur les réseaux sociaux, j’aimerais que nous nous intéressions aux téléviseurs connectés (CTV), et notamment à Telaria (NYSE : TLRA).
Une application de « mise en relation » de la publicité et des médias
Telaria offre une plateforme logicielle spécifiquement conçue pour mettre en relation les diffuseurs de contenus et les annonceurs.
La société se concentre sur les télévisons connectées/intelligentes (CTV), les médias dits OTT et les mobiles. Elle a opéré une importante transition en passant de l’achat/vente au côté vente uniquement.
Le terme Over-the-top (« OTT ») fait référence aux services médias offrant un contenu directement via Internet – en contournant la télévision par câble ou satellite traditionnelle. Il s’agit notamment de Comcast, Spectrum et Cox, pour ne citer que ceux-là.

Déjà, la société affiche une liste de clients impressionnante. Telaria est la plateforme de monétisation dont Warner Brothers se sert exclusivement, et elle vient de nouer un partenariat avec Hulu, propriété de Disney.
Attendez-vous à voir apparaître le flambant neuf Disney+ sur sa liste de clients (ci-dessous) très bientôt !

Cela dit, la transition n’a pas été facile, pour Telaria.
Il y a un an, Wall Street a sanctionné la société pour avoir publié des bénéfices décevants après avoir débuté sa transition vers la nouvelle plateforme. Je pense que bon nombre de ceux qui ont dit des choses négatives, il y a un an, pourraient faire marche arrière et gommer ces tweets, posts et rapports.
Pourquoi ? Parce que la société tourne à plein régime, désormais…
Le mois dernier, Telaria a impressionné ses actionnaires, avec la publication de ses résultats pour le 2e trimestre. Elle a publié une perte de 0,03 $ par action surpassant les attentes. Et son chiffre d’affaires de 18,4 M$ a surpassé de loin les 15,98 M$ estimés.
De plus, la direction a relevé ses estimations de chiffre d’affaires sur la totalité de l’exercice de 66-70 M$ à une nouvelle fourchette de 68-72 M$.
Si l’on creuse un peu plus, on s’aperçoitque les activités du segment CTV ont progressé de 133% d’une année sur l’autre à mesure qu’il se développe. Ce segment représente désormais 39% des recettes trimestrielles de Telaria.
Étant donné que l’on estime que le marché CTV devrait atteindre 350 Mds$ cette année, avec une croissance annuelle composée (CAGR) de 21% au cours des cinq prochaines années, il est évident que la transition opérée par Telaria pour se concentrer sur le CTV, l’OTT et les mobiles était une bonne décision.

Pour la société et ses actionnaires, la récompense se situera dans sa déclaration de résultat : la rentabilité est imminente, soit au cours de ce trimestre, soit du prochain, et dans les deux cas, elle est à portée de main.
La possibilité de transformer le secteur publicitaire
Le potentiel de Telaria va au-delà du service de mise en relation des annonceurs et des diffuseurs.
La direction a également lancé des capacités de ciblage pour la CTV.
Je continue de surveiller pour voir si elle passe à un modèle économique basé sur l’abonnement, avec ses diffuseurs.
« Abonnements ». J’adore ce terme.
Rappelez-vous, le SaaS (« software-as-a-service » : logiciels à la demande) – le modèle économique fondé sur l’abonnement à des sociétés offrant des logiciels – est le moteur du cloud. Les modèles basés sur l’abonnement offrent de la visibilité et de la constance, deux choses que nous adorons en tant qu’investisseurs.
De nouvelles catégories d’activités se créent chaque mois, grâce au cloud. Avec l’aide de Telaria (et de The Trade Desk), un nouveau secteur économique pourrait bientôt apparaître : le AaaS (« Advertising-as-a-Service » : la publicité à la demande).
Bien que Telaria soit une petite société dont la capitalisation boursière n’est que de 475 M$, je m’attends à de grandes choses au cours des prochaines années.
Et voici comment nous allons profiter de la télévision connectée.
Action à prendre :
Vendre 10 puts TLRA OCT2019 10 P.
C’est une option de vente sur Telaria (NYSE : TLRA) d’expiration 18 octobre 2019 et de strike 10 $.
Ce put est actuellement au prix de 1 $ (bid à 0,90 $ et ask à 1,10 $).
En faisant cela, vous obtiendrez 1 000 $ de revenus aujourd’hui.
En retour, vous acceptez l’obligation d’acheter des actions TLRA – mais seulement si l’action tombe en dessous de 10 $ à l’expiration le 18 octobre.
Si cela se produit, nous devrons investir 1 000 $ par contrat pour acheter les actions de la société.
Avec 10 contrats, c’est 10 000 $ – moins les 1 000 $ recueillis – pour acheter 1 000 actions.
Maintenant, si l’action est au-dessus de 10 $ à l’échéance, alors nous empochons les 1 000 $ et n’avons aucune obligation d’acheter les actions !
N’oubliez pas la relation d’un contrat à 100 actions et ne vendez JAMAIS des contrats pour plus d’actions que vous ne pouvez vous permettre d’acheter.
Dans votre compte de courtage, localisez les options de vente TLRA du 18 octobre 2019, 10 $ :
- Le symbole est TLRA191018P00010000.
- Ouvrez la chaîne d’options sous le symbole boursier (ou ticker) TLRA.
- Assurez-vous de choisir le bon mois (octobre 2019).
- Assurez-vous de choisir les options mensuelles (expirant le 18 octobre 2019).
- Choisissez le prix d’exercice de 10 $.
- Sélectionnez les options « put » (options de vente).
- Sélectionnez le nombre de contrats à vendre (10 contrats dans cet exemple).
- Une fois que vous avez le bon contrat, cliquez sur « vendre ».
- Choisissez « ordre à cours limité ». Ceci fixe le prix de la transaction.
- Utilisez un ordre à cours limité entre le bid (meilleur acheteur) et le ask (meilleur vendeur) du moment.
- Cliquez sur « transmettre » pour transmettre l’ordre.
Si vous avez de la difficulté à vendre au prix de 1 $, vous pouvez choisir d’abaisser graduellement votre limite. Mais ne vendez pas pour moins de 0,70 $.
Bien entendu, si le prix est au-dessus de 1 $ lorsque vous êtes devant les écrans, vendez à ce prix plus élevé. En bref, vendez au prix du marché du moment, entre le bid et le ask, en essayant d’optimiser, mais pas en dessous de 0,70 $. Si vous ne pouvez pas vendre au-dessus de ce prix, laissez passer cette opportunité et attendez la suivante, ou attendez de voir comment se comporte l’action dans les prochains jours (il se peut qu’elle baisse et que le prix du put augmente).
Pour avoir les niveaux du bid et du ask en temps réel et ainsi réaliser un trade pertinent par rapport au prix du marché, il est fortement recommandé de prendre l’abonnement aux données en temps réel pour les options US chez votre broker.
Sincèrement,
James Altucher

