Skip to main content

Alerte n°153 – Alerte Nouvelle Opération : Un grand changement de stratégie

Par 24 mars 2020octobre 13th, 2022Alertes, ARS Alertes

James AltucherCher lecteur de Revenus Secrets,

Lorsque cette calamité s’est abattue sur les marchés financiers, je me suis dit que le Bitcoin et les autres crypto-monnaies se comporteraient bien, qu’elles serviraient de refuges pour les investisseurs.

Mais j’ai découvert que le vrai refuge en temps de crise, c’était le papier toilette.

Et en réalité, c’est tout ce qu’il y a à savoir, concernant la réaction actuelle des gens, pour se rendre compte que ce type d’exagération peut se transférer de nos vies personnelles au marché actions.

Cela fait bizarre, quand on pense que le désastre des dot.com, en 2001, et la crise financière de 2008-2009 remontent l’un et l’autre à plus de dix ans.

Mais cette fois, on dirait que c’est pire.

Le récent repli du marché est arrivé bien plus vite que dans ces deux cas. Nous rivalisons avec 1987 et 1929, en termes de rapidité, mais ces marchés se sont effondrés bien plus, du haut vers le bas, que ce qui nous attend, à mon avis.

Pourquoi ?

Réponse en deux mots : la Fed.

Les choses pourraient s’aggraver avant de s’améliorer

Partout dans le monde, les banques centrales ont tiré des leçons des précédents échecs. Elles se sont rendu compte qu’elles disposaient d’un arsenal pour empêcher qu’une nouvelle Grande Dépression ne se produise.

Bien entendu, en fonction des politiques que les banques centrales seront contraintes de dégainer, nous pourrions constater de l’inflation, dans le monde entier, au cours des dix prochaines années. Mais en fait, c’est quelque chose que la banque centrale américaine attend depuis des années.

De plus, si l’inflation se produit sur le plan mondial, l’impact global sera atténué.

Les choses pourraient s’aggraver avant de s’améliorer, sur le marché actions.

Nous allons assister à une bonne proportion de faillites, que beaucoup de gens confondent avec la cessation pure et simple des activités. Dans le cas de nombreuses sociétés cotées en Bourse, la faillite ne signifie pas qu’elles mettent la clé sous la porte. Au contraire, cela entraîne une restructuration de la dette et un effondrement du cours de l’action avant que le titre ne soit retiré de la cote lorsqu’il ne vaut plus rien.

Mais l’entreprise poursuit ses activités.

Dans un tel climat, générer des revenus en vendant des puts sur des actions spécifiques devient un peu plus risqué. Or nous devons gérer ce risque de manière proactive, dans ce contexte de marché.

La capacité d’endurance des principaux indices

La récente volatilité et la baisse de marché nous offrent l’opportunité de générer un revenu instantané à partir des principaux indices, un peu comme nous le faisions avec des actions spécifiques.

Aujourd’hui, nous allons générer un revenu à partir des deux de ces principaux indices – et parmi les plus connus – le Russell 2000 et le Nasdaq, via leurs ETF respectifs :

  • iShares Russell 2000 ETF (NYSE : IWM) ;
  • Invesco QQQ Trust (NASDAQ : QQQ).

Ces indices ne vont pas dégringoler à zéro. Si d’aventure cela devait arriver, alors il faudrait bien plus qu’un stock de papier toilette pour survivre. Mais ne vous inquiétez pas. Ils ne vont pas dégringoler à zéro.

Voyez-vous, les principaux indices tels que le Nasdaq et le Russell 2000 bénéficient de quelque chose que l’on appelle le « biais du survivant« .

Selon sa définition, ce biais consiste à se concentrer sur les gens ou les choses qui ont survécu lors d’un processus de sélection, mais à négliger par inadvertance ceux qui n’ont pas survécu en raison de leur manque de visibilité.

En ce qui concerne les indices boursiers, lorsqu’une entreprise ne correspond plus à leurs critères, elle est « éjectée ». Cela peut se produire pour toutes sortes de raisons : elle devient trop grande, fusionne avec une autre société, ou bien perd trop de valeur. Nous allons nous concentrer sur ce dernier point.

Si une société commence à perdre de la valeur et qu’elle semble au bord de la faillite, nous pouvons nous attendre à ce que les créateurs et gestionnaires des indices ci-dessus retirent ce titre de l’indice et le remplace par une action plus solide.

Si ces substitutions ne se produisent pas très souvent sur l’indice Dow Jones Average, elles surviennent souvent, chaque année, sur le Russell 2000 et le Nasdaq.

Si l’on observe les 15 principales sociétés du Nasdaq, depuis l’an 2000, on découvre qu’il n’en reste que 3, aujourd’hui, au top 15 : Microsoft, Cisco, et Intel.

Et bien que la valeur de plusieurs entreprises de ce top 15 ne soit plus qu’une fraction de ce qu’elle était à l’époque – on pense notamment à WorldCom, qui était classée septième et dont la faillite a été spectaculaire – QQQ se situe encore à deux fois son pic de l’an 2000, et affiche une progression de 850% par rapport à ses plus bas de 2002. Et ces chiffres étaient considérablement plus élevés il y a encore deux mois.

Certaines sociétés vont faire faillite à cause de cette pandémie. Mais pas les indices.

Le mois qui vient de s’écouler nous a appris que les marchés peuvent chuter bien plus que la plupart des gens ne le pensaient. Non seulement nous devons créer un vaste périmètre de sécurité autour de nos positions, mais nous devons également définir notre risque bien au-dessus de zéro, au cas où nous subirions un « replay » de 1929 ou même 1987.

À la suite du récent krach, je pense qu’un périmètre de sécurité supplémentaire de 25% pendant deux mois est raisonnable.

L’ETF Russell 2000 a déjà baissé de 40% par rapport à ses plus hauts de 2020.

QQQ est, quant à lui, en baisse de 28% par rapport à ses plus hauts.

Si ces deux ETF devaient chuter encore de 25%, cela nous placerait dans une zone jamais vécue par bon nombre d’individus, sur toute leur existence de trader (à l’exception des vétérans).

Seul le krach de 2008 s’est produit dans ces proportions, et encore sur une période de trois mois. Or cette chute dure depuis six semaines, et la Fed est prête à dégainer des milliers de milliards de dollars pour soutenir les grandes et petites entreprises ainsi que les particuliers.

Nous pouvons appliquer un léger changement à notre stratégie traditionnelle afin de réduire le risque global sans pour autant sacrifier nos revenus.

On modifie un peu la stratégie pour réduire le risque (et continuer à réaliser des gains !)

Au lieu de vendre simplement des puts 25% en dessous de la valeur actuelle, nous allons vendre des put 25% en dessous de la valeur de clôture du vendredi, tout en achetant simultanément des puts 35% à 40% en dessous de leur valeur à la clôture du vendredi.

Cela réduira notre risque global, au cas où les mesures de la Fed échoueraient, ou que la crise dégénèrerait au-delà des projections actuelles.

On continuera de le faire en un seul trade appelé « put credit spread« .

Heureusement, presque tous les courtiers en ligne offrent la possibilité de sélectionner un put credit spread.

Regardons à quoi ressemble cette nouvelle stratégie en étudiant un exemple, puis observons les résultats potentiels.

Première étape : notre méthode éprouvée

Jetons un coup d’oeil sur un exemple historique.

Voici à quoi ressemble une vente de put standard, pour nous, actuellement.

Vendez 4 puts Stitch Fix (NASDAQ : SFIX) d’expiration 21 juin 2019, de strike 22 $, au prix actuel proche de 2 $.

C’est ce que vous voyez tous les mardis. Et nous aurions encaissé 800 $ en vendant le put.

Tout va bien avec cette stratégie. C’est simplement qu’elle n’offre pas beaucoup de protection, si les actions chutent, chose tout à fait possible sur ce marché baissier.

Cette stratégie introduit dans le processus une nouvelle étape qui nous offrira non seulement une protection contre la baisse, mais réduira également considérablement les fonds exigés pour réaliser le trade, comparés à une seule vente de put.

La prochaine étape consiste à acheter un certain nombre de puts équivalant à ce que nous venons de vendre.

C’est ce que l’on appelle un put credit spread, et je vais vous expliquer de quoi il s’agit.

Deuxième étape : on se sert des put credit spread pour réduire le risque et maximiser les rendements

Je poursuis avec l’exemple de Stitch Fix.

Pour exécuter un put credit spread, vous devez appliquer un trade « combinaison d’options » (ou « combo d’options » ou « strategy builder« ).

C’est simplement un type de trade qu’il faut choisir dans une autre fenêtre de sélection, dans l’onglet OPTIONS de votre compte de courtage en ligne. Il faut simplement faire un clic supplémentaire, pour sélectionner la stratégie put credit spread. L’image ci-dessous illustre ce que je veux dire. [NDR : les visuels présentés dans cette partie ne sont que des exemples, la présentation varie légèrement d’un courtier à un autre ; dans la partie présentant les détails du trade, nous vous présenterons comment cela se présente chez Lynx.]

exemple trade put spread

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Donc, outre la vente de quatre puts d’expiration 21 juin 2019, de strike 22 $, nous achèterions en même temps quatre puts d’expiration 21 juin 2019, de strike 18 $.

Donc la quantité reste la même. La date d’expiration reste la même. La différence est la suivante : nous achèterons des puts dont le strike est plus bas.

Nous percevrons tout de même 800 $ en vendant ces puts, mais notre revenu net sera diminué par l’achat des puts d’expiration 21 juin 2019 et de strike 18 $.

Dans cet exemple, l’achat des puts de strike 18 $ coûte 240 $. Par conséquent, notre revenu est de 560 $ (800 $ perçus – 240 $ dépensés).

Alors pourquoi procéder ainsi ?

C’est simple. En contrepartie de la baisse de notre revenu, nous réduisons énormément à la fois notre risque et les fonds exigés sur notre compte pour réaliser cette vente.

Comparons les deux trades pour voir exactement ce que je veux dire.

Vente de puts standard

La vente des puts d’expiration 21 juin et de strike 22 $, à elle seule, nous rapporterait 800 $ de revenus.

Si l’action vaut 22 $ à la clôture, le 21 juin, alors nous dépenserons 8 800 $ moins les 800 $ perçus pour acheter 400 actions.

Cela signifie qu’il faudrait que vous disposiez de 8 000 $ sur votre compte pour réaliser cette opération.

Voici la répartition :

  • Revenu : 800 $ ;
  • Capital immobilisé : 8 000 $.

Put credit spread

Lorsque nous réalisons un combo d’options en achetant les puts d’expiration 21 juin et de strike 18 $, nous abaissons notre revenu à 560 $.

Toutefois, notre risque est désormais calculé sur la différence entre les strikes (22 $ – 28 $), multipliée par le nombre de contrats… multipliée par le nombre d’actions par contrat (100)… moins le revenu perçu.

Mathématiquement, voici à quoi cela ressemble : (4*100*(22-18)) -560 $ = 1 040 $.

C’est juste. Il nous faut 1 040 $, seulement, sur notre compte, pour réaliser ce trade, et nous pouvons percevoir un revenu de 560 $.

  • Revenu : 560 $
  • Capital immobilisé : 1 040 $

Comparez cela aux 8 000 $ qu’il nous fallait pour pouvoir réaliser un gain potentiel de 800 $.

Et voici la meilleure partie : presque tous les sites de courtage sont configurés pour que vous puissiez faire ce put credit spread en un seul trade.

Cela signifie que vous pouvez vendre et acheter les puts simultanément, sans devoir réaliser deux transactions distinctes.

Voici comment chaque trade apparaît sur un compte de courtage classique. Vous remarquerez la différence :

Portefeuille

(Une transaction pour réaliser les deux trades)

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Voici les seules différences entre la stratégie actuelle et cette nouvelle stratégie : faire une sélection différente dans le menu déroulant « Select a strategy« , et indiquer le type de contrat put que vous désirez acheter.

Quelle que soit la façon dont se termine le trade – l’action clôture au-dessus, en dessous ou entre les deux strikes – nous empochons un revenu net. Avec la possibilité de réaliser des gains encore plus importants.

À présent, décomposons la façon dont ce type de trade fonctionne…

(NB : le trade ci-dessous est utilisé dans un but de formation, seulement. Ce n’est qu’un exemple.)

Scénarios de put credit spread

Maintenant que nous avons abordé la façon de faire, parlons de ce qui pourrait se passer.

Scénario 1 : L’action clôture au-dessus des deux strikes

Les deux puts expirent sans valeur et vous pouvez conserver le revenu sans autre obligation concernant l’action.

Scénario 2 : L’action clôture en dessous des deux strikes

Le put que nous avons vendu et le put que nous avons acheté s’annuleront mutuellement à l’expiration. Vous ne devrez donc pas acheter les actions. Mais vous subirez une perte si cela se produit.

Comme d’habitude, le put que nous avons vendu nous oblige à acheter l’action en dessous d’un certain prix : 22 $ dans ce cas.

Toutefois, le put que nous avons acheté (et que nous ajoutons désormais à notre stratégie) nous donne le droit de vendre à un certain prix : 18 $ dans ce cas.

Alors au bout du compte, vous achetez 400 actions à 22 $ (8 800 $) et vendez 400 actions à 18 $ (7 200 $). Et donc, votre compte sera débité de 1 600 $.

Mais rappelez-vous que vous avez perçu 560 $, au départ. Et si vous intégrez cette somme dans le calcul, votre perte sera de 1 040 $.

Mais voici la meilleure partie, dans le contexte de marché actuel : même si l’action a été matraquée et s’est effondrée, ce n’est pas grave.

Vous ne perdrez pas plus que la somme nécessaire pour réaliser ce trade. (Soit 1 040 $ dans notre exemple.)

Scénario 3 : L’action clôture entre les deux strikes

Cela ne devrait pas se produire souvent. Mais dans ce cas, nous agirions et rachèterions le put que nous avons vendu avant expiration pour éviter de devoir acheter automatiquement l’action.

Cela signifie que si l’action cote entre 22 $ et 18 $, il faudra clôturer le put que nous avons vendu (« buy-to-close« ). Mais nous avons déjà clôturé certains trades (rachat de puts vendus), par le passé. Alors nous y sommes habitués.

En fonction du cours auquel se situe l’action, entre ces deux strikes, cela peut produire un gain net ou une perte nette. Mais là encore, il y a une énorme marge de sécurité en cas de baisse, dans les deux cas.

Les pertes sont limitées. Le montant qu’il faut investir au départ est moins élevé. Et nous obtenons toujours un revenu régulier à l’avenir.

Je suis sûr que vous aurez des questions à poser concernant cette stratégie. N’hésitez pas à me les transmettre ici.

Mais en attendant, passons directement à notre premier trade officiel.

Action à prendre sur IWM :

Vendre 2 put credit spread (PCS) 75 $ / 60 $ d’expiration 15 mai 2020 sur l’ETF iShares Russell 2000 (IWM) aux environs de 1,55 $.

Ou achetez le pour -1,55 $, ce qui revient au même (voir plus bas).

Cela correspond à vendre 2 puts IWM MAY2020 75 P et à acheter 2 puts IWM MAY2020 60 P.

En faisant cela, vous obtiendrez 310 $ (1,55 $ x 100 x 2) de revenus aujourd’hui, que vous conserverez dans son intégralité si IWM clôture au-dessus de 75 $ à l’expiration le 15 mai 2020.

En retour, vous acceptez de prendre un risque maximal de 2 690 $ (3 000 $ – 310 $) dans le cas où IWM clôturerait sous 60 $ le 15 mai 2020.

Dans votre compte de courtage, localisez les options adéquates :

  • ouvrez la chaîne d’options sous le symbole boursier (ou ticker) IWM ;
  • assurez-vous de choisir les options mensuelles (expirant le 15 mai 2020) ;
  • identifiez les options « put » (option de vente) de strike 60 $ et 75 $ ;
  • créez un combo d’options (sur Lynx Basic) ou strategy builder (si vous êtes sur TWS) ;
  • intégrez la vente de IWM MAY2020 75 P dans le combo ;
  • intégrez l’achat de IWM MAY2020 60 P dans le combo ;
  • une fois que vous avez le bon combo, cliquez sur « create order » ;
  • sélectionnez le nombre de contrats à vendre (2 contrats dans cet exemple) ;
  • choisissez « ordre à cours limité », ceci fixe le prix de la transaction pour le combo ;
  • utilisez un ordre à cours limité entre le bid (meilleur acheteur) et le ask (meilleur vendeur) du moment ;
  • cliquez sur « transmettre » ou « send order » pour transmettre l’ordre.

Portefeuille

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Remarque : vous réalisez un achat à prix négatif, cela signifie que vous recevez un crédit pour la transaction. Assurez-vous de relire la description de la transaction à droite de l’écran (vente du bon put et achat du bon put, avec la bonne quantité) pour vous assurer de réaliser la bonne transaction.

Si vous avez de la difficulté à acheter au prix de -1,55 $, vous pouvez choisir d’augmenter graduellement votre limite. Mais n’achetez pas pour plus de -1,35 $.

Bien entendu, si le prix est en dessous de -1,55 $ lorsque vous êtes devant les écrans, achetez à ce prix plus bas. En bref, achetez le combo PCS au prix du marché du moment, entre le bid et le ask, en essayant d’optimiser, mais pas au-dessus de -1,35 $.

Si vous ne pouvez pas acheter en dessous de ce prix, laissez passer cette opportunité et attendez la suivante, ou attendez de voir comment se comporte l’action dans les prochains jours (il se peut qu’elle baisse et que le prix du credit spread augmente).

Pour avoir les niveaux du bid et du ask en temps réel et ainsi réaliser un trade pertinent par rapport au prix du marché, il est fortement recommandé de prendre l’abonnement aux données en temps réel pour les options US chez votre broker.

Action à prendre sur QQQ :

Vendre 2 put credit spread (PCS) 125 $ / 110 $ d’expiration 15 mai 2020 sur l’ETF Invesco QQQ Trust (QQQ) aux environs de 1,25 $.

Ou achetez le pour -1,25 $, ce qui revient au même (voir plus bas).

Cela correspond à vendre 2 puts QQQ MAY2020 125 P et à acheter 2 puts QQQ MAY2020 110 P.

En faisant cela, vous obtiendrez 250 $ (1,25 $ x 100 x 2) de revenus aujourd’hui, que vous conserverez dans son intégralité si QQQ clôture au-dessus de 125 $ à l’expiration le 15 mai 2020.

En retour, vous acceptez de prendre un risque maximal de 2 750 $ (3 000 $ – 250 $) dans le cas où QQQ clôturerait sous 110 $ le 15 mai 2020.

Dans votre compte de courtage, localisez les options adéquates :

  • ouvrez la chaîne d’options sous le symbole boursier (ou ticker) QQQ ;
  • assurez-vous de choisir les options mensuelles (expirant le 15 mai 2020) ;
  • identifiez les options « put » (option de vente) de strike 110 $ et 125 $ ;
  • créez un combo d’options (sur Lynx Basic) ou strategy builder (si vous êtes sur TWS) ;
  • intégrez la vente de QQQ MAY2020 125 P dans le combo ;
  • intégrez l’achat de QQQ MAY2020 110 P dans le combo ;
  • une fois que vous avez le bon combo, cliquez sur « create order » ;
  • sélectionnez le nombre de contrats à vendre (2 contrats dans cet exemple) ;
  • choisissez « ordre à cours limité », ceci fixe le prix de la transaction pour le combo ;
  • utilisez un ordre à cours limité entre le bid (meilleur acheteur) et le ask (meilleur vendeur) du moment ;
  • cliquez sur « transmettre » ou « send order » pour transmettre l’ordre.

Portefeuille

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Remarque : vous réalisez un achat à prix négatif, cela signifie que vous recevez un crédit pour la transaction. Assurez-vous de relire la description de la transaction à droite de l’écran (vente du bon put et achat du bon put, avec la bonne quantité) pour vous assurer de réaliser la bonne transaction.

Si vous avez de la difficulté à acheter au prix de -1,25 $, vous pouvez choisir d’augmenter graduellement votre limite. Mais n’achetez pas pour plus de -1 $.

Bien entendu, si le prix est en dessous de -1,25 $ lorsque vous êtes devant les écrans, achetez à ce prix plus bas. En bref, achetez le combo PCS au prix du marché du moment, entre le bid et le ask, en essayant d’optimiser, mais pas au-dessus de -1 $.

Si vous ne pouvez pas acheter en dessous de ce prix, laissez passer cette opportunité et attendez la suivante, ou attendez de voir comment se comporte l’action dans les prochains jours (il se peut qu’elle baisse et que le prix du credit spread augmente).

Pour avoir les niveaux du bid et du ask en temps réel et ainsi réaliser un trade pertinent par rapport au prix du marché, il est fortement recommandé de prendre l’abonnement aux données en temps réel pour les options US chez votre broker.

Sincèrement,

Signature James Altucher

James Altucher