
Plus, mieux et plus vite : voilà le chant des sirènes, en matière d’innovation.
D’une certaine façon, c’est ce qui motive nos décisions d’investissement et de trade.
Et si je vous disais que je suis en mesure de vous montrer une stratégie d’investissement vous permettant de gagner plus d’argent, plus vite, tout en prenant moins de risques, et en augmentant votre probabilité de réussite ?
Vous sauteriez immédiatement sur l’occasion. Sans hésiter.
Alors voilà pourquoi je vous recommande aujourd’hui Schrödinger (NASDAQ : SDGR), car c’est ce que fait cette société, en gros, pour les laboratoires et biotechs qui s’efforcent de découvrir des médicaments.
L’avenir du développement de médicaments
Schrödinger associe le concept d’apprentissage automatique (terme sophistiquée désignant l’intelligence artificielle ou IA) et la modélisation basée sur la physique. Là, on parle de science sous-jacente des interactions moléculaires assistée par un cerveau informatique.
La conception traditionnelle de médicaments requiert la conception manuelle de molécules.
Il faut synthétiser et tester plus de 5 000 molécules sur 4 à 6 ans pour franchir toutes les étapes de la découverte d’un candidat médicament : de l’identification de classes de composés actifs aux « leads » (molécules les plus actives), à l’optimisation et au développement expérimental.
Et après avoir accompli tout cela, des problèmes peuvent encore intervenir sur les propriétés définitives du médicament.
Or la plateforme de Schrödinger n’exige que 1 000 molécules synthétisées, testées sur 2 ou 3 ans, pour évoluer de la découverte à l’optimisation d’un candidat.
Si l’on ajoute à cela une baisse de probabilité des problèmes liés au profil des propriétés du médicament, vous comprendrez l’enthousiasme que suscite Schrödinger.
Ses cinq programmes propriétaires ciblent les cancers de l’oesophage, des poumons, des ovaires, du pancréas, du sein, le lymphome et le carcinome à cellules rénales. Il peut s’agir de tumeurs solides, de cancers hématologiques ou de cancers d’origine génétique. La science utilisée dans son portefeuille de développement est un peu complexe pour l’aborder ici, mais les premières recherches sont encourageantes.
Un fort soutien chez les grands investisseurs
Les 20 plus grands laboratoires pharmaceutiques ont tous utilisé le logiciel de Schrödinger, en 2019.
La société compte plus de 1 300 clients, dans le monde, qui utilisent sa plateforme logicielle. Tous ont souscrit des contrats annuels d’une valeur d’au moins 1 000 $.
Schrödinger applique également sa plateforme au développement d’un portefeuille d’identification de ses propres médicaments. Il compte 5 candidats, actuellement, ainsi que 25 programmes de développement en partenariat avec Takeda, Agios, Nimbus Therapeutics et Sanofi, entre autres.
Ces collaborations ouvrent la voie à d’autres sources de revenus et versements potentiels sous forme de royalties, paiements d’étape et participation en actions/options. Et tout cela vient s’ajouter aux revenus issus des honoraires de recherche que la société perçoit déjà.
Schrödinger a fait son entrée en Bourse en octobre 2020. À cette occasion, la société a levé 232 M$, mais ce qui m’a attiré, ce sont les investisseurs présents avant son introduction en Bourse.
Les émissions d’actions A à E ont attiré Bill Gates (deux fois !), David Shaw (milliardaire fondateur de D.E. Shaw), Baron Funds, Deerfield, et six autres groupes d’investissement institutionnels.
Un énorme bond en avant
La mise sur le marché d’un médicament est extrêmement complexe, et c’est peut-être même ce qu’il y a de plus difficile, dans le monde du commerce. Je pense que peu de gens se rendent compte du nombre d’échecs subis, dans ce secteur, pour chaque réussite.
Environ deux tiers des recherches et essais précliniques ne parviennent pas à atteindre le stade d’Investigational New Drug, ou « IND« , de la FDA (nouveau médicament expérimental). Et les chiffres sont encore pires, en ce qui concerne le processus d’évaluation, des essais précliniques aux essais de Phase III.
Mais Schrödinger accomplit des avancées majeures, dans ce secteur.
La semaine dernière, la société a publié un solide chiffre d’affaires de 26,2 M$ pour le 1er trimestre, soit une croissance de 26% d’une année sur l’autre. Les recettes provenant des logiciels représentent 23,8 M$, soit une croissance de 28% d’une année sur l’autre.
La société enregistre toujours une perte. Toutefois, ses marges brutes demeurent élevées, à 83%, alors elle devrait devenir rentable avec le temps. Et elle a accompli énormément de choses au cours de ce 1er trimestre. Schrödinger a :
- déployé de nouvelles capacités logicielles, en étendant le champ d’application de sa technologie et en améliorant sa précision ;
- élargi sa collaboration existante avec le géant pharmaceutique AstraZeneca ;
- rejoint une alliance comprenant Novartis, Takeda, Gilead et WuXi AppTec, dans une démarche multi-entreprises visant à découvrir et à développer de nouvelles thérapies antivirales à petites molécules pour lutter contre le COVID-19.
Alors voici comment procéder…
Action à prendre :
Vendre 2 puts SDGR JUN2020 55 P.
C’est une option de vente sur Schrödinger (NASDAQ : SDGR) d’expiration 19 juin 2020 et de strike 55 $. Ce put est actuellement au prix de 3,80 $ (bid à 3,60 $ et ask à 4 $).
En faisant cela, vous obtiendrez 760 $ de revenus aujourd’hui.
En retour, vous acceptez l’obligation d’acheter des actions SDGR – mais seulement si l’action tombe en dessous de 55 $ à l’expiration le 19 juin.
Si cela se produit, nous devrons investir 5 500 $ par contrat pour acheter les actions de la société.
Avec 2 contrats, c’est 11 000 $ – moins les 760 $ recueillis – pour acheter 200 actions.
Maintenant, si l’action est au-dessus de 55 $ à l’échéance, alors nous empochons les 760 $ et n’avons aucune obligation d’acheter les actions !
N’oubliez pas la relation d’un contrat à 100 actions et ne vendez JAMAIS des contrats pour plus d’actions que vous ne pouvez vous permettre d’acheter.
Dans votre compte de courtage, localisez les options de vente SDGR du 19 juin 2020, 55 $ :
- Le symbole est SDGR200619P00055000.
- Ouvrez la chaîne d’options sous le symbole boursier (ou ticker) SDGR.
- Assurez-vous de choisir le bon mois (juin 2020).
- Assurez-vous de choisir les options mensuelles (expirant le 19 juin 2020).
- Choisissez le prix d’exercice de 55 $.
- Sélectionnez les options « put » (options de vente).
- Sélectionnez le nombre de contrats à vendre (2 contrats dans cet exemple).
- Une fois que vous avez le bon contrat, cliquez sur « vendre ».
- Choisissez « ordre à cours limité ». Ceci fixe le prix de la transaction.
- Utilisez un ordre à cours limité entre le bid (meilleur acheteur) et le ask (meilleur vendeur) du moment.
- Cliquez sur « transmettre » pour transmettre l’ordre.
Si vous avez de la difficulté à vendre au prix de 3,80 $, vous pouvez choisir d’abaisser graduellement votre limite. Mais ne vendez pas pour moins de 3,50 $.
Bien entendu, si le prix est au-dessus de 3,80 $ lorsque vous êtes devant les écrans, vendez à ce prix plus élevé. En bref, vendez au prix du marché du moment, entre le bid et le ask, en essayant d’optimiser, mais pas en dessous de 3,50 $.
Si vous ne pouvez pas vendre au-dessus de ce prix, laissez passer cette opportunité et attendez la suivante, ou attendez de voir comment se comporte l’action dans les prochains jours (il se peut qu’elle baisse et que le prix du put augmente).
Pour avoir les niveaux du bid et du ask en temps réel et ainsi réaliser un trade pertinent par rapport au prix du marché, il est fortement recommandé de prendre l’abonnement aux données en temps réel pour les options US chez votre broker.
Sincèrement,
James Altucher

