
Que l’on croit au karma ou non, on ne peut nier à quel point ce qui se passe actuellement au sein du parti républicain est ironique.
Le président, la première dame, de multiples sénateurs, une assistante, un ex-porte-parole et un ex-gouverneur… Tous testés positifs au COVID en quelques jours. Et tout cela au sein d’un parti qui s’est énormément moqué du principe du port du masque et du COVID lui-même.
S’agissant de l’impact potentiel sur l’élection et les marchés financiers, cela dépendra en grande partie de la santé des personnes récemment diagnostiquées. Il y a de grandes chances que cela accroisse la volatilité des marchés – ce qui est parfait pour générer des revenus – et que le fait que le COVID ait atteint le sommet de l’État réveille ceux qui se montrent complaisants à son égard.
Mais soyons honnêtes : disons que cela réveillera les derniers qui peuvent encore l’être, car certaines personnes ne veulent pas croire autre chose que ce qu’elles croient déjà.
Même si je ne souhaite à personne de tomber malade, j’admets volontiers que cela aura un impact sur les marchés et que nous devons nous adapter en conséquence.
Cette information va ramener le COVID sur le devant de la scène, une nouvelle fois. Ce n’est pas comme s’il l’avait vraiment quittée. La semaine dernière, j’ai utilisé le terme post-COVID, dans un autre article. Je reconsidère l’utilisation du préfixe « post ».
Le monde sur fond de COVID regorge d’articles sur le télétravail, le divertissement à domicile, le télé-apprentissage et le sport à domicile. Vendredi dernier, j’ai discuté avec le dirigeant d’une grande compagnie d’assurance santé. Il m’a indiqué non seulement qu’un grand nombre de ses salariés étaient en télétravail, mais aussi qu’ils étaient plus efficaces de cette façon.
Cette tendance n’est pas près de s’achever, et c’est ce qui nous amène à notre recommandation d’aujourd’hui : Nautilus Inc. (NLS).
Dominer la tendance « à domicile »
La société a vu ses revenus s’envoler au deuxième trimestre à cause de l’explosion de la demande en matériel de sport à domicile.
Pour autant, même si la demande en matériel de sport à domicile a incontestablement dopé l’activité de Nautilus, ce n’est pas l’augmentation des ventes d’haltères constatée au début du printemps qui m’a poussé à m’intéresser à cette entreprise.
Nautilus, c’est avant tout l’histoire d’un redressement spectaculaire. Et la meilleure, avec les histoires de redressement, c’est qu’elles sont souvent entourées de doutes et de volatilité, ce qui est excellent pour notre stratégie de revenus.
Fin juillet 2019, la société a engagé Jim Barr IV pour exercer les fonctions de CEO. Jim est connu pour sa capacité à remettre sur le bon cap des navires à la dérive, et lorsque Nautilus l’a recruté, la franchise de fitness – autrefois dominante – était bien mal en point.
Pour rappel, Jim était jusqu’à récemment président du groupe Ritchie Bros, un leader mondial dans la vente d’équipements industriels d’occasion. Et avant cela, Jim a été vice-président exécutif et directeur du numérique chez OfficeMax, président de l’activité en ligne chez Sears et dirigeant pendant plus de 10 ans au sein des activités en ligne de Microsoft.
Avant même la pandémie de COVID-19, Jim savait qu’il était important de développer une expérience à domicile personnalisée pour les consommateurs. Jim et son équipe ont commencé à mettre en oeuvre leur plan consistant à numériser et à améliorer l’expérience à domicile personnalisée pour leurs clients, alors que bon nombre d’analystes de Wall Street pensaient que Nautilus s’orientait probablement vers la faillite.
Mais aujourd’hui – et en partie grâce à l’explosion de la demande en matériel de sport à domicile, consécutive à la fermeture des salles de sport en mars (à cause du COVID) – Nautilus ne se contente pas de rebondir : le groupe pulvérise toutes les attentes.
La société a enregistré des résultats record, au deuxième trimestre 2020, tout en augmentant de 500% la capacité de ses usines. Malgré cette énorme augmentation de capacité, le carnet de commandes a bondi à 34 M$ au début du troisième trimestre.
À ce stade, l’histoire de Nautilus est simple : une entreprise qui n’est pas parvenue, pendant des années, à innover et à suivre les tendances en constante évolution dans l’univers du fitness, a su refaire surface et s’imposer comme un acteur dominant du secteur.
Mais contrairement à l’un de ses principaux concurrents, Peloton, dont la capitalisation boursière s’élève à 28 Mds$, Nautilus affiche une capitalisation boursière d’environ 500 M$. Avec une valeur inférieure à 2% de celle de Peloton, Nautilus est une véritable aubaine.
Une manne financière au deuxième trimestre
Jusqu’au deuxième trimestre 2020, le chiffre d’affaires de Nautilus affichait sans cesse une croissance anémique, voire carrément négative.
L’entreprise a vu son chiffre d’affaires augmenter très légèrement au premier trimestre 2020, montrant que le plan de redressement de Jim commençait à porter ses fruits, alors qu’elle avait vu son chiffre d’affaires se contracter au quatrième trimestre 2018 et au cours des quatre trimestres de l’année 2019.
Et je ne parle pas d’une légère contraction de l’activité… Le chiffre d’affaires en glissement annuel s’est contracté de 26,5%, 21,85%, 32,23% et 9,72% respectivement sur les quatre trimestres 2019.
Certes, le chiffre d’affaires de l’exercice 2019 a été catastrophique, mais le plan de redressement et l’arsenal déployé par Jim Barr pour assurer la transformation numérique durant le second semestre 2019 ont commencé à porter leurs fruits.
Regardez les chiffres publiés par Nautilus, début août 2020, lorsque la société a annoncé ses résultats du 2e trimestre…
- Le chiffre d’affaires net s’élevait à 114,2 M$, en hausse de 93,5% par rapport aux 59 M$ enregistrés au deuxième trimestre 2019.
- Le bénéfice brut atteignait 47,4 M$, en hausse de 170,6% par rapport aux 17,5 M$ enregistrés l’an dernier.
- Le taux de marge brute s’est hissé à 41,5%, contre 29,7% l’an dernier.
- La perte d’exploitation était de 7,1 M$, contre une perte de 85,4 M$ l’an dernier.
Il convient également de préciser que les produits de Nautilus ont été soumis à un droit de douane de 7,50% en 2020, ce qui n’était pas le cas en 2019. De plus, les coûts d’acheminement en provenance d’Asie sont sensiblement plus élevés en ce moment à cause des contraintes logistiques.
Les événements qui ont fait dégringoler Nautilus avant l’arrivée de Jim Barr appartiennent au passé. Cela n’a plus aucune importance.
Ce qui compte désormais, c’est l’agressivité dont Jim et son équipe feront preuve pour mettre en oeuvre la transformation numérique du groupe, ainsi que leur capacité à adopter un modèle de revenus récurrents et à répondre rapidement aux demandes des clients.
S’ils parviennent à atteindre ces trois objectifs, on pourra affirmer que l’action Nautilus – qui vaut environ 19 $ actuellement – est considérablement sous-évaluée.
Or, dans la mesure où le plan de croissance de Jim semble porter ses fruits, mon équipe et moi-même nous attendons à voir l’un de ces deux évènements se produire :
- une forte hausse du cours de l’action ;
- ou – chose tout aussi probable – un rachat de l’entreprise à un prix considérablement supérieur à sa valeur actuelle.
La roue tourne
Surveiller les mouvements des meilleurs fonds spéculatifs et traders de Wall Street a toujours fait partie intégrante de ma stratégie. Mais il existe une autre façon, moins évidente, de suivre ce que font les meilleurs du secteur. Et c’est précisément ce dont nous nous sommes servis, mon équipe et moi, pour vérifier si ce que nous repérions chez Nautilus avait aussi été repéré par ceux qui gèrent des millions, voire des milliards de dollars.
À la fin du deuxième trimestre 2019 – peu de temps avant que Jim Barr ne soit recruté pour redresser l’entreprise – 114 entités (traders, fonds spéculatifs, établissements financiers) indiquaient détenir des actions Nautilus, sur leurs formulaires de déclaration 13F déposés à la SEC. Ce chiffre était en baisse de 17,4% par rapport au trimestre précédent.
Au troisième trimestre, le nombre de déclarations 13F indiquant des participations dans Nautilus était tombé à 80, soit une nouvelle baisse de 29,82%. Et au quatrième trimestre 2019, le nombre de déclarations 13F indiquant des participations dans Nautilus avait de nouveau dégringolé à 62 !
Je sais que c’est ce que l’on répète sans cesse sur les chaînes de télévision financières, mais la tendance est réellement votre amie.
Dans le cas de Nautilus, mieux valait NE PAS aller à l’encontre de la tendance à l’effondrement des participations détenues par des investisseurs institutionnels.
Sincèrement, entre la diminution du nombre de participations détenues par des investisseurs institutionnels et l’effondrement du cours de l’action, il est facile de comprendre pourquoi la plupart des gens de Wall Street anticipaient une faillite.
Au quatrième trimestre 2019, le nombre d’investisseurs institutionnels déclarant à la SEC détenir des actions Nautilus s’établissait à 62, et ce chiffre n’a pas bougé jusqu’à la fin du premier trimestre 2020.
Le nombre d’investisseurs institutionnels déclarant détenir une participation au capital de Nautilus est passé à 105, soit une augmentation de près de 70% !
Ce qu’il faut retenir, c’est que même si de nombreux fonds spéculatifs et investisseurs institutionnels ont commencé à redécouvrir Nautilus, des centaines – voire des milliers – de fonds spéculatifs, de traders, de gestionnaires de grande fortune et d’investisseurs institutionnels, pesant des milliards de dollars, ne se sont pas encore rendu compte de tout le potentiel de l’entreprise.
Investir sur des scénarios de redressement peut se révéler délicat. Car sans un excellent PDG, de fidèles clients et l’offre de produits adéquate, une entreprise en difficulté n’a pas la moindre chance de survivre. Mais avec la bonne combinaison de ces trois éléments, elle peut offrir une excellente occasion de se faire payer pour détenir des actions offrant un incroyable potentiel de hausse mais suscitant des attentes peu enthousiastes.
Grâce aux excellents résultats du groupe au deuxième trimestre, nous savons désormais que l’entreprise dispose d’une clientèle fidèle et d’une gamme de produits leaders dans leur secteur, que Nautilus n’arrive d’ailleurs pas à conserver en stock, selon ses propres termes.
Ce qu’il faut retenir, c’est que Nautilus a encore beaucoup de chemin à parcourir, mais je pense que toutes les conditions sont réunies pour que l’entreprise prospère et nous permette de percevoir un joli revenu.
Voici comment nous allons procéder.
Action à prendre :
Vendre 6 puts NLS NOV2020 15 P.
C’est une option de vente sur Nautilus Inc. (NLS) d’expiration 20 novembre 2020 et de strike 15 $. Ce put est actuellement au prix de 1,17 $ (bid à 1,15 $ et ask à 1,20 $).
En faisant cela, vous obtiendrez 702 $ de revenus aujourd’hui.
En retour, vous acceptez l’obligation d’acheter des actions NLS – mais seulement si l’action est en dessous de 15 $ à l’expiration le 20 novembre.
Si cela se produit, nous devrons investir 1 250 $ par contrat pour acheter les actions de la société.
Avec 6 contrats, c’est 9 000 $ – moins les 702 $ recueillis – pour acheter 600 actions.
Maintenant, si l’action est au-dessus de 15 $ à l’échéance, alors nous empochons les 702 $ et n’avons aucune obligation d’acheter les actions !
N’oubliez pas la relation d’un contrat à 100 actions et ne vendez JAMAIS des contrats pour plus d’actions que vous ne pouvez vous permettre d’acheter.
Dans votre compte de courtage, localisez les options de vente NLS du 20 novembre 2020, 15 $ :
- Le symbole est NLS201120P00015000.
- Ouvrez la chaîne d’options sous le symbole boursier (ou ticker) NLS.
- Assurez-vous de choisir le bon mois (novembre 2020).
- Assurez-vous de choisir les options mensuelles (expirant le 20 novembre 2020).
- Choisissez le prix d’exercice de 15 $.
- Sélectionnez les options « put » (options de vente).
- Sélectionnez le nombre de contrats à vendre (6 contrats dans cet exemple).
- Une fois que vous avez le bon contrat, cliquez sur « vendre ».
- Choisissez « ordre à cours limité ». Ceci fixe le prix de la transaction.
- Utilisez un ordre à cours limité entre le bid (meilleur acheteur) et le ask (meilleur vendeur) du moment.
- Cliquez sur « transmettre » pour transmettre l’ordre.
Si vous avez de la difficulté à vendre au prix de 1,17 $, vous pouvez choisir d’abaisser graduellement votre limite. Mais ne vendez pas pour moins de 1 $.
Bien entendu, si le prix est au-dessus de 1,17 $ lorsque vous êtes devant les écrans, vendez à ce prix plus élevé. En bref, vendez au prix du marché du moment, entre le bid et le ask, en essayant d’optimiser, mais pas en dessous de 1 $.
Si vous ne pouvez pas vendre au-dessus de ce prix, laissez passer cette opportunité et attendez la suivante, ou attendez de voir comment se comporte l’action dans les prochains jours (il se peut qu’elle baisse et que le prix du put augmente).
Pour avoir les niveaux du bid et du ask en temps réel et ainsi réaliser un trade pertinent par rapport au prix du marché, il est fortement recommandé de prendre l’abonnement aux données en temps réel pour les options US chez votre broker.
Sincèrement,
James Altucher

