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Alerte n°87 – Alerte Nouvelle Opération : Venez surfer sur la vague de l’eSport

Par 25 juin 2019octobre 13th, 2022Alertes, ARS Alertes

James AltucherCher lecteur de Revenus Secrets,

Ne jamais tomber amoureux d’une action. C’est une règle d’or en matière d’investissement.

Par contre, le fait d’apprécier un thème ou un secteur en particulier est une toute autre histoire.

Là, je dis « go ! ». Trouvez le thème ou le secteur qui modifie notre manière d’investir.

Personnellement, je vois trois grands thèmes se profiler à l’horizon : le cannabis, l’édition génomique et l’eSport.

Voilà les secteurs qui, selon moi, pourraient non seulement modifier la façon dont les gens vivront demain, mais également rapporter énormément.

C’est ce qui caractérise les sociétés des secteurs émergents : elles ont du « potentiel », mais cela implique également de l’incertitude. Or l’incertitude crée des primes élevées sur le marché des options, ce qui nous permet de réaliser des gains plus considérables.

Et il se trouve que cela nous arrange bien.

Une multitude d’opportunités

Aujourd’hui, je saute à nouveau dans l’arène de l’eSport, avec une société bien placée sur le marché du jeu vidéo en Asie du Sud-Est, mais également sur celui du commerce en ligne (ou e-commerce).

Il s’agit de Sea Ltd. (NYSE : SE).

Sea est une entreprise spécialisée dans le divertissement, l’e-commerce et les services financiers en ligne. Elle est principalement présente à Taïwan, en Thaïlande, au Vietnam et en Indonésie.

Je suis sûr que vous avez déjà entendu parler d’Airpay, alors je ne l’évoquerai que brièvement. Il s’agit d’un service de paiement et de portefeuille en ligne ; il représente moins de 1% des recettes de Sea. Juste pour dire qu’il existe… mais il ne compte pas vraiment.

Garena Digital, la plateforme dédiée aux jeux pour téléphones et PC, à l’eSport et au streaming en temps réel, est l’épine dorsale de Sea Ltd. Ce segment de l’entreprise représente plus des deux tiers de ses recettes.

Free Fire, un jeu de tir et de survie édité par Sea, est devenu viral. Cet hybride de Battle Royal et des jeux fantasy fait intervenir un joueur contre 49 autres dans un combat à mort où le vainqueur rafle tout. On a constaté que cela avait particulièrement bien marché avec Fortnite et PUBG, également.

En avril dernier, la société a organisé à Bangkok le tournoi Garena World 2019, le plus vaste évènement d’eSport de la région. Il a rassemblé plus de 270 000 visiteurs et attiré plus de 30 millions d’internautes. Avant cela, elle a lancé la première Free Fire Cup. Cet évènement a attiré plus de 27 millions de visiteurs sur Internet et généré 1,1 million de vues sur YouTube.

Bien que les titres développés en interne offrent des marges opérationnelles plus élevées – ce qui veut dire que Sea gagne plus d’argent – la philosophie des dirigeants de l’entreprise est d’apporter des contenus de grande qualité, qu’ils soient développés en interne ou sous licence.

Cette stratégie peut produire des marges fluctuantes.

Bref, pour que Sea se bâtisse une solide réputation d’entreprise dont les jeux sont de qualité et fidélise ses utilisateurs, on peut s’attendre à ce que ses bénéfices soient un peu chaotiques, à court terme.

Les investisseurs axés sur le court terme vont surréagir.

Pour nous, cela signifie que nous aurons probablement plusieurs opportunités d’encaisser des gains, sous réserve que le scénario central demeure intact.

Sea s’internationalise

Grâce à Free Fire, Garena, division de Sea, enregistre une spectaculaire croissance en Asie du Sud-Est et en Amérique latine. La toute récente accélération de l’entreprise en Inde, en Russie et en Turquie est encore plus impressionnante.

Le succès de Free Fire en Amérique latine a attiré l’attention des développeurs et déclenché de multiples discussions avec des développeurs de jeux du monde entier envisageant de lancer leurs plateformes en Amérique latine via Sea.

Le fait que Sea élargisse son portefeuille en Amérique latine pourrait considérablement augmenter son marché potentiel total.

Un autre élément alimente l’intérêt que Sea suscite à l’international. Il s’agit de ses relations avec Tencent, et du premier projet issu de ces relations : une version pour smartphone du jeu Call of Duty, qui va être lancée sur la plateforme Garena, en partenariat avec Tencent et Activision.

Ce jeu fait partie des plus célèbres de l’Histoire et de ceux qui ont eu le plus de succès. Comme c’est un jeu occidental au départ, il va être adapté pour correspondre au public d’Asie du Sud-Est.

Les attentes de la direction de Sea sont très élevées, s’agissant de la popularité de ce jeu et des résultats financiers qu’il produira.

Pour des raisons de concurrence, la société ne fait aucun commentaire et ne divulgue aucun autre jeu de son portefeuille de développement. En revanche, elle a bien mentionné qu’elle expérimentait encore la monétisation des mécanismes de Free Fire. Même si jusqu’à présent, cela n’a pas été une réussite totale, la société a l’intention d’appliquer ce qu’elle a appris à de nouveaux titres, et notamment Call of Duty, à l’avenir.

Même si la branche eSport de Sea est celle qui m’exalte le plus, ce n’est pas la seule chose à prendre en compte. La société accomplit de grandes avancées avec son application de commerce en ligne : Shopee.

Dans la catégorie shopping, Shopee est l’application la plus téléchargée et n°1 du secteur dans l’ensemble de l’Asie du Sud-Est. Rien qu’en Indonésie, Shopee a traité un million de commandes par jour, en moyenne, au 1er trimestre 2019. Cela représente deux fois le volume de son concurrent le plus proche, au Vietnam.

Sea se sert des livraisons subventionnées (livraisons gratuites) comme outil d’acquisition de clients. Cela fonctionne car c’est facile à comprendre. Ironiquement, moins d’un quart des gens se servent de la livraison gratuite sur les plus grandes places de marché. C’est une dépense efficace en termes d’acquisition de nouveaux clients.

Les recettes ont explosé de 194% d’une année sur l’autre pour atteindre 578 M$ au premier trimestre. Bien que l’EBITDA [NDR : bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement] de l’entreprise affiche une perte de 32 M$, c’est une amélioration considérable par rapport à la perte de 147 M$ de l’an dernier. C’est en grande partie dû aux 450 millions de joueurs enregistrés sur Free Fire. Le revenu moyen par utilisateur a grimpé de 1,20 $ à 1,40 $ par rapport à l’année précédente.

J’adore le secteur de l’eSport, et Sea nous permet de nous positionner sur une zone géographique qui déborde d’opportunités et de croissance.

Voici comment nous allons nous positionner sur cette étoile montante.

Action à prendre :

Vendre 3 puts SE JUL2019 34 P.

C’est une option de vente sur Sea Ltd. (NYSE : SE) d’expiration 19 juillet 2019 et de strike 34 $.

Ce put est actuellement au prix de 1,60 $ (bid à 1,55 $ et ask à 1,65 $).

En faisant cela, vous obtiendrez 480 $ de revenus aujourd’hui.

En retour, vous acceptez l’obligation d’acheter des actions SE – mais seulement si l’action tombe en dessous de 34 $ à l’expiration le 19 juillet.

Si cela se produit, nous devrons investir 3 400 $ par contrat pour acheter les actions de la société.

Avec 3 contrats, c’est 10 200 $ – moins les 480 $ recueillis – pour acheter 300 actions.

Maintenant, si l’action est au-dessus de 34 $ à l’échéance, alors nous empochons les 480 $ et n’avons aucune obligation d’acheter les actions !

N’oubliez pas la relation d’un contrat à 100 actions et ne vendez JAMAIS des contrats pour plus d’actions que vous ne pouvez vous permettre d’acheter.

Dans votre compte de courtage, localisez les options de vente SE du 19 juillet 2019, 34 $ :

  • Le symbole est SE190719P00034000.
  • Ouvrez la chaîne d’options sous le symbole boursier (ou ticker) SE.
  • Assurez-vous de choisir le bon mois (juillet 2019).
  • Assurez-vous de choisir les options mensuelles (expirant le 19 juillet 2019).
  • Choisissez le prix d’exercice de 34 $.
  • Sélectionnez les options « put » (options de vente).
  • Sélectionnez le nombre de contrats à vendre (3 contrats dans cet exemple).
  • Une fois que vous avez le bon contrat, cliquez sur « vendre ».
  • Choisissez « ordre à cours limité ». Ceci fixe le prix de la transaction.
  • Utilisez un ordre à cours limité entre le bid (meilleur acheteur) et le ask (meilleur vendeur) du moment.
  • Cliquez sur « transmettre » pour transmettre l’ordre.

Si vous avez de la difficulté à vendre au prix de 1,60 $, vous pouvez choisir d’abaisser graduellement votre limite. Mais ne vendez pas pour moins de 1,40 $.

Bien entendu, si le prix est au-dessus de 1,60 $ lorsque vous êtes devant les écrans, vendez à ce prix plus élevé. En bref, vendez au prix du marché du moment, entre le bid et le ask, en essayant d’optimiser, mais pas en dessous de 1,40 $. Si vous ne pouvez pas vendre au-dessus de ce prix, laissez passer cette opportunité et attendez la suivante, ou attendez de voir comment se comporte l’action dans les prochains jours (il se peut qu’elle baisse et que le prix du put augmente).

Sincèrement,

Signature James Altucher

James Altucher