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Investir dans le vin : une épargne rentable et hors système

Par 1 septembre 2023novembre 9th, 2023contenue

Investir dans le vin… Voilà une idée de placement alternatif intéressante pour qui souhaite diversifier ses investissements tout en faisant fructifier son capital, sans avoir besoin de spéculer. L’actif est tangible (réel), charismatique – auréolé d’une bonne dose de fierté nationale – et surtout rentable. Le vin se bonifie avec le temps, dans les caves comme dans les portefeuilles. Mieux encore, il permet de débancariser une partie de votre argent mais aussi de l’éloigner du tumulte des marchés actions. Une bonne façon de protéger votre épargne en alliant art de vivre et patrimoine. Voici donc quelques conseils utiles pour investir dans ce que la France fait de mieux après les impôts : les grands crus et les bons vins millésimés !

Pourquoi investir dans le vin ?

Investir en Bourse est sans doute l’un des moyens les plus rentables pour s’enrichir. C’est connu. Dans le temps, c’est même une évidence. En effet, les marchés actions sont historiquement inscrits sur une trajectoire haussière de long terme. Et ce ne sont pas les fans de DCA sur le S&P500, de plus en plus nombreux, qui vous diront le contraire…

Mais, pour l’investisseur, la conjoncture et les crises à répétition ne sont pas de tout repos. C’est un fait, les actions vont et viennent au gré des soubresauts boursiers et des aléas économiques, ce qui peut très vite en décourager plus d’un… Aussi, pour lisser le risque et accroître son potentiel de rendement, une bonne diversification de votre portefeuille est primordiale…

A ce titre, les stratégies de placements alternatifs peuvent vous permettre d’y adjoindre un volet encore plus défensif. (Avec, bien sûr, l’or physique, valeur refuge par excellence !) Investir dans le vin, par exemple, présente bien des avantages. En effet, tout comme les œuvres d’art, les montres de luxe ou encore les sneakers en édition limitée, le vin est un support d’investissement atypique. Atypique, certes, mais pas dénué d’intérêts pour autant.

Le vin, un investissement plaisir (voire militant)

D’abord parce que l’investissement viticole est avant tout un placement « plaisir ». L’actif est tangible et consommable. Vous pouvez choisir de le déguster* ou non. Parfait pour les grandes occasions ou quand la perspective de revente traîne un peu trop en longueur… (Ce qui peut arriver quand on jette son dévolu sur un nectar rare mais très peu demandé, par exemple.)

Certains verront même dans cet investissement un acte militant. De ceux qui contribuent à valoriser notre art de vivre, notre culture et notre patrimoine national. De ceux qui nous semblent avoir du sens au-delà de la simple recherche de rentabilité. Un bon moyen de s’engager aux côtés de nos producteurs locaux en soutenant l’un des fleurons économiques de notre terroir.

Investir hors banque et hors Bourse

En parlant d’acte militant d’ailleurs… Saviez-vous qu’investir dans le vin vous permettait d’investir hors système ?

Il vous permet d’abord de sécuriser une partie de votre argent en le plaçant en dehors des banques. Ce qui est appréciable par les temps qui courent, à l’heure où l’inflation neutralise le déjà très faible rendement de votre Livret A. Et ce, sans même parler de la défiance grandissante des particuliers vis-à-vis du système bancaire traditionnel en général. Une perte de confiance notamment alimentée par les crises financières successives et les trop nombreuses rumeurs de bank run qu’elles génèrent.

Mais ce n’est pas tout…

Investir dans le vin est également une façon de prendre du recul avec la Bourse. En effet, comme tout placement alternatif, il a pour particularité d’être décorrélé des marchés financiers. C’est notamment le cas des grands crus qui bénéficient, en plus, d’une moindre volatilité – de quoi mettre une partie de votre portefeuille à l’abri des fluctuations des marchés.

Le marché du vin d’investissement surperforme le CAC 40

Un argument d’autant plus intéressant que le marché du vin d’investissement a connu une croissance soutenue ces dernières années.

Alors, oui, et cela ne vous aura peut-être pas échappé, la consommation mondiale de vin connaît quelques ralentissements depuis 2007. Mais ce n’est pas le sujet qui nous occupe dans ces lignes.

En tant que placement le vin se porte bien.

Pour preuve, regardez ce graphique :

 

vin investissement vs CAC40

L’indice iDealwine 100 (en rouge) surperforme largement le CAC 40 (source : iDealwine)

 

Comme vous pouvez le constater, depuis janvier 2019, l’indice iDealwine 100 – indice synthétique créé par iDealwine et qui « entend fournir une information générale sur l’état du marché » – se comporte plutôt bien. Il surperforme le CAC 40.

Il faut dire que les collectionneurs, les investisseurs et même les fonds d’investissement s’intéressent de plus en plus aux grands crus et autres bouteilles de prestige en tant qu’actif tangible. Et, comme vous avez pu le constater avec le graphique ci-dessus, cette demande croissante s’inscrit sur une tendance de long terme.

Long terme qui va d’ailleurs de pair avec les perspectives de rendement offertes par l’investissement viticole. Car, oui, le vin se bonifie avec le temps, dans les caves comme dans les portefeuilles. Si cet actif atypique peut vous offrir un rendement significatif, il faudra tout de même vous armer d’un peu de patience avant de voir le prix de vos bouteilles s’apprécier…

En effet, l’offre étant limitée, le temps joue sur les prix du vin – sous l’effet cumulé d’une raréfaction des stocks (consommation) et d’une forte demande. Sur le papier, un vin rare est cher. Il est cher parce qu’il est rare et demandé. Attention toutefois, l’extrême rareté d’un vin ne garantit en rien une revente aisée. En effet, les vins les plus rares sont aussi les moins liquides (l’actif pas le nectar). Ils ne font pas partie de ceux qui sont le plus échangés sur les places de marché…

Il faut le savoir.

Comment investir dans le vin ?

Et c’est l’un des facteurs que vous devrez prendre en compte quand vous choisirez vos vins d’investissement pour diversifier vos placements. Tout comme, entre autres :

  • la notoriété de l’appellation ;
  • les classements passés ;
  • la réputation ou l’effet « gourou » (cf. le cas du célèbre critique Robert Parker) ;
  • le vieillissement des bouteilles…
  • et, comme on vient de le voir, la rareté.

Rassurez-vous, même si cela peut toujours aider, vous n’avez pas besoin d’être un œnologue émérite ou un riche magnat des affaires pour commencer à investir dans le vin. En effet, les possibilités ne manquent pas, même pour l’amateur.

Vous pouvez, par exemple, investir :

  • dans des vignes ;
  • dans des ETF et autres actions du secteur ;
  • via des fonds d’investissement ;
  • dans le vin physique (les bonnes bouteilles donc).

Attardons-nous un peu sur ce dernier point. Comment se procurer les meilleures bouteilles du marché, la fine fleur du vin d’investissement ?

5 règles d’or pour commencer à investir dans le vin

Quand on parle de vins d’investissement, on parle de vins de prestige. Donc de bouteilles jouissant d’un beau potentiel d’appréciation général, en termes de vieillissement comme de valorisation. Pas de la piquette du supermarché du coin.

On vient de le voir, ces vins doivent donc être choisis en fonction de leur qualité, de leur rareté et de la réputation de leur domaine. La liquidité compte aussi ! Inutile pour autant de jouer à l’expert en tentant de deviner les futures tendances. Le secteur des grands vins est un monde difficile d’accès, avec ses modes et ses codes. Il convient d’écouter le marché.

Pour commencer à investir dans le vin, mieux vaut donc vous concentrer sur les grands crus – dont la notoriété internationale n’est plus à démontrer – et les vins millésimés tout en observant ces cinq règles d’or :

1️⃣ Bordeaux toujours ! Bourgogne, Rhône et monde (un peu) pour diversifier ;

2️⃣ privilégiez les domaines sûrs et de grande réputation, les blue chips du marché du vin (le top 50 surtout, le top 100 pour la diversification) ;

3️⃣ optez pour des millésimes jeunes qui auront le temps de se bonifier dans la durée (le gros des échanges se fait sur des vins de 5 à 10 ans d’âge) ;

4️⃣ l’avis des « gourous » compte. Une grande majorité des consommateurs se considèrent comme néophytes. Aussi, le rôle des experts est devenu prépondérant. Leurs avis ont une grande influence sur le prestige et le prix des vins (notamment les millésimes) ;

5️⃣ Attention aux contrefaçons !
(L’achat et la revente en « caisses bois » d’origine, de 6 à 12 bouteilles, est une première garantie.)

Une fois cette grille de sélection en place, il ne vous reste plus qu’à constituer votre cave patrimoniale. Le marché des ventes aux enchères de vins est florissant et vous pouvez y accéder directement en ligne sur des sites comme iDealwine.

Des caves patrimoniales clé en main

Reste le principal obstacle à la réussite de votre investissement : le stockage. Le vin est un produit vivant qui s’altère s’il est soumis à de brusques variations de température. Le taux d’humidité joue également. Pour bien vieillir, il doit pouvoir être conservé dans les meilleures conditions. Dans des caves thermorégulées à l’hygrométrie parfaite. Mais, vous vous en doutez, cela à un coût.

De même, tout comme l’or, le vin est un bien qui peut attirer les convoitises. La cave qui stockera vos précieux flacons doit être assurée en bonne et due forme. L’assurance habitation traditionnelle ne couvre pas les biens de collection. Difficile en effet d’assurer avec une police habitation multirisque la valeur de caisses de Pétrus ou de Château Lafite à plus de 10 000 € chacune ! Il vous faudra donc bien souvent investir dans une cave sécurisée et une assurance spécifique, ou opter pour une garde « à distance ». De nos jours, bon nombre de sociétés proposent de stocker vos vins pour quelques euros la bouteille.

Deux opérateurs en particulier offrent des services complets de création et de gestion de caves patrimoniales et assure des garanties sérieuses : Cavissima et Patriwine. Leurs services sont simples et clé en main : vous achetez vos vins d’investissement par leur intermédiaire, ils les stockent et les assurent dans leurs chais. Ils se chargent même de la très délicate phase de revente.

Si le coût de ces services n’est pas négligeable, vous êtes bel et bien personnellement propriétaire de vos bouteilles. Vous pouvez tout à fait vous les faire livrer pour les rapatrier chez vous et les consommer.

Et la fiscalité du vin d’investissement alors ?

Ce tour d’horizon initiatique de l’investissement viticole s’achève ici. S’il vous a convaincu de creuser plus avant l’idée, gardez tout de même bien en tête que, comme pour tout placement – aussi plaisir et hors système soit-il – investir dans le vin comporte des risques. Choisissez bien vos bouteilles. Faites-vous aider par des professionnels. Diversifiez-vous ! Et surtout soyez patient. La demande peut varier et la valorisation des vins peut fluctuer.

Avec une compréhension solide du marché du vin, des stratégies d’investissement bien réfléchies et une approche prudente, vous ne pourrez qu’expérimenter les délices et les avantages de l’investissement dans ce domaine fascinant.

Et si jamais la revente de certaines bouteilles se laisse trop désirée, vous pourrez toujours les consommer* ! En cas de transaction concluante toutefois, pensez bien à mettre la fiscalité de votre côté. En effet, tant que vos cessions n’excèdent pas 5000 €, vous ne serez ni soumis à l’impôt sur le revenu, ni aux prélèvements sociaux. Et vous pouvez en réaliser plusieurs dans la même année. Champagne !

 

* Attention, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération, même s’il s’agit de grands crus classés.

rapport lachroniqueagora

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