
Ne vous laissez pas leurrer par les marchés : le secteur du cannabis continue d’évoluer.
En fait, sur le segment du cannabis médical, mon action favorite vient tout juste d’annoncer de grandes nouvelles…
GW PHARMACEUTICALS PLC (NASDAQ : GWPH) a dévoilé que la Commission européenne venait d’autoriser l’Epidyolex (oui avec un « y »), son médicament anti-épilepsie.
Les lecteurs anglo-saxons ont probablement reconnu le nom de ce médicament vital, en raison de son étroite ressemblance avec celui de son équivalent américain : l’Epidiolex (avec un « i »).
Il s’agit d’un médicament de seconde ligne recommandé pour les crises liées aux syndromes de Lennox-Gastaut (SLG) ou de Dravet. Il doit être utilisé en complément du clobazam chez les patients âgés de 2 ans et plus.
C’est une avancée considérable…
L’autorisation accordée par l’Agence européenne du médicament (EMA) à l’Epidyolex, solution orale à base de cannabidiol (CBD), est une première, en matière de mise sur le marché d’un médicament sur ordonnance dérivé de cannabidoïdes.
Par ailleurs, il s’agit du seul traitement à base de CBD autorisé par l’EMA dans le traitement des syndromes de Dravet et de Lennox-Gastaut.
Or, il peut réellement modifier l’existence des patients dans la mesure où les syndromes de Dravet et de Lennox-Gastaut sont non seulement extrêmement difficiles à traiter, mais également des formes d’épilepsie potentiellement mortelles.
Pour rappel, l’Epidiolex – autorisé l’an dernier aux Etats-Unis pour le traitement des crises d’épilepsie – a généré un chiffre d’affaires de plus de 68 M$ au 2e trimestre 2019 après le lancement de sa commercialisation fin 2018.
Sur le seul 1er semestre 2019, l’Epidiolex a généré un chiffre d’affaires de 101,9 M$.
Et mis à part la question du chiffre d’affaires, ce médicament a réellement fait la différence…
Considérons l’histoire de Grace, par exemple. Grace n’était qu’un bébé de 4 mois lorsqu’elle a été victime d’une première crise ayant conduit au diagnostic du syndrome de Dravet. Elle a subi jusqu’à 400 crises par jour, déclenchées par toutes sortes de choses allant d’un changement de température à un sentiment d’exaltation.
Les parents de Grace ne savaient pas quoi faire, mais ils savaient qu’elle méritait de pouvoir profiter de la vie. Voilà pourquoi, lorsque leur docteur a proposé de la faire participer à un essai clinique faisant intervenir l’Epidiolex, ils ont su qu’il fallait saisir cette chance.
Et l’impact de cet essai est réellement inspirant… Avant l’Epidiolex, Grace pouvait avoir une crise lorsque son père rentrait à la maison, car elle était heureuse de le voir. Mais, à présent, elle peut courir vers lui et se jeter dans ses bras sans craintes.
Et puis il y a Cameron, également, qui souffrait de 40 à 50 crises par jour dues au syndrome de Lennox-Gastaut. Selon sa mère, Cameron était pris dans un « cycle permanent de crise et de sommeil », ce qui altérait ses fonctions cognitives. Ses symptômes étaient si aigus qu’il ne pouvait même pas avoir une conversation avec sa famille.
Avec l’aide de l’Epidiolex, Cameron est désormais capable de dire à sa famille combien il les aime.
Et avec cette récente autorisation accordée à l’Epidyolex, les citoyens européens espèrent pouvoir raconter à leur tour d’aussi belles histoires.
La Commission européenne a délivré son autorisation après réception des données émanant de quatre essais cliniques de Phase III, dont trois réalisées sur 714 patients, tous atteints des syndromes de Dravet et de Lennox-Gastaut.
Lorsque l’Epidyolex est pris en complément des traitements prévenant les crises, il réduit considérablement le nombre de ces dernières.
A mesure que de nouvelles thérapies de GW Pharmaceuticals seront testées en vue d’être autorisées, nous espérons également voir le cours de l’action GWPH s’envoler, l’Epidyolex étant désormais autorisé sur le marché européen.
Je vais continuer à surveiller les progrès de cette entreprise révolutionnaire et je vous tiendrai informé.
Ma recommandation
Conservez vos actions GW Pharmaceuticals PLC (NASDAQ : GWPH).
BB sort de notre portefeuille
Pour finir, et cela ne vous aura pas échappé, le stop que nous avions placé sur BLACKBERRY LTD (NASDAQ : BB), à 6,50 $, a été enfoncé le 24 septembre dernier.
Pourtant, comme je vous en avais fait part : « Le newsflow est encourageant et j’ai bien envie d’aller voir le flop – comme on dit au poker avec les résultats qui seront présentés le 27 septembre. »
Mais, voilà, entretemps les résultats sont bel et bien tombés… des revenus inférieurs aux attentes (244 M$ contre un consensus à 268 M$) et une lourde perte (44 M$) ont contribué à plomber le titre.
Clairement, pour l’heure, le groupe de Waterloo (Ontario, Canada), vient d’essuyer une sévère défaite boursière.
Si vous n’avez pas vendu vendez.
Reportez-vous à notre site web pour le consulter à tout moment.
Pour un avenir meilleur,

