Les cryptos gagnent 60 millions de consommateurs
Cher lecteur de NewTech Insider,
Dans les années 1990, la startup de paiement en ligne, PayPal Holdings (NASDAQ : PYPL), a profité du phénomène « disruptif » de l’Internet pour bouleverser le secteur des paiements.
Aujourd’hui, PayPal est devenue une entreprise qui pèse 237 Mds$ et elle enregistre toujours une croissance rapide grâce aux changements de nos modes de paiement. Il y a notamment le fait qu’un nombre croissant de consommateurs opère une transition vers le paiement numérique, sans espèces et sans contact.
Avec le COVID-19, cette tendance n’a fait que se renforcer, et nous a offert un gain de 20 % ces quatre derniers mois.
Mais PayPal accomplit de grandes avancées dans un contexte où un autre changement disruptif est en train de s’ancrer…
Les cryptomonnaies font fureur chez les spéculateurs, les traders et autres passionnés de monnaies évoluant en dehors des sentiers battus. Et, désormais, vous ne serez plus limité à un service de paiement PayPal libellé en dollar ou en euro. Vous pourrez payer dans des crypto-monnaies telles que le Bitcoin, le Bitcoin Cash, l’Ethereum et le Litecoin.
Oui, c’est un événement de taille, dans l’univers des cryptomonnaies.
Les cryptomonnaies ont tendance à être très volatiles, ce qui les rend peu séduisantes comme moyen de paiement, leur valeur pouvant brutalement changer. Mais, si PayPal assure la transaction et la règle en monnaie traditionnelle, le risque des commerçants disparaît quasiment. Car, avec le service de PayPal, un acheteur peut régler en Bitcoin, mais votre compte est crédité en bonne vieille monnaie sonnante et trébuchante.
Avec ce nouveau service, vous pourrez acheter, conserver ou vendre des cryptomonnaies via votre compte PayPal. Vous pourrez acheter des biens et des services sur le réseau PayPal qui regroupe 26 millions de commerçants.
L’année prochaine, ce réseau sera encore plus vaste, dans un contexte où l’application de paiement peer-to-peer (entre particuliers) Venmo offrira également la possibilité de régler en cryptomonnaies (si vous ne connaissez pas Venmo, un hybride entre les réseaux sociaux et le transfert d’argent, lisez cet article). Le fait que cette entreprise ouvre les cryptomonnaies à ses 60 millions d’utilisateurs devrait avoir un énorme impact.
Ma recommandation
Conservez vos actions PayPal Holdings (US70450Y1038 – NASDAQ : PYPL).
Le Halo-FI s’installe partout
Dans le même temps, la course au Halo-Fi s’accélère.
Les plus grands acteurs technologiques sont engagés dans une course à la mise en service de leurs satellites. Bezos, Musk… et Tim Cook, chez Apple, pourrait être le suivant…
Par ailleurs, notez bien que cette technologie n’est pas aussi futuriste qu’on le pense…
En fait, certaines personnes commencent déjà à bénéficier de l’Internet haut débit par satellite. SpaceX a récemment lancé une version bêta de son projet Starlink et testé un Internet mondial.
Les résultats viennent juste d’être communiqués, et ils sont fantastiques ! A l’aide uniquement de satellites et de leurs appareils terrestres personnels, les utilisateurs ont signalé des vitesses de téléchargement variant de 50 à 100 Mbps, en moyenne.
Space X vient encore de lancer 60 nouveaux satellites Starlink – j’ai l’impression que nous allons répéter cela longtemps. Environ 800 sont donc désormais en orbite. Même s’il n’est pas complet, ce réseau spatial a déjà un impact sur les vies des bêta utilisateurs vivant dans des zones reculées.
L’usine Starlink débite environ 120 satellites par mois. Cela veut dire 4 par jour. Si les lancements de SpaceX parviennent à suivre cette cadence (ses lanceurs peuvent en envoyer 60, à chaque fois, dans l’espace), cette société pourrait franchir la barre des 2 000 satellites dans l’espace d’ici le milieu de l’an prochain, si ce n’est avant.
J’espère que nous assisterons au déploiement des services commerciaux à peu près à ce moment-là.
La promesse du Halo-Fi, et ce qu’elle pourrait signifier pour l’avenir d’Internet, est l’un des scénarios les plus exaltants qu’il m’a été donné d’étudier…
En ce moment, alors que beaucoup d’entre nous sont coincés à la maison, en situation de télétravail et/ou d’enseignement à distance pour nos enfants et petits-enfants, l’Internet haut débit est devenu une nécessité encore plus cruciale.
L’Internet par satellite offre de loin la solution la plus prometteuse pour assurer des communications rapides à distance.
En 2019, l’économie mondiale de l’espace était évaluée à 366 Mds$… dont 74 % représentés par le secteur des satellites. Les 26 % restants étant le budget spatial des Etats combinés aux vols commerciaux… qui n’existent pas encore mais sont en bonne voie de voir le jour.
Economie mondiale de l’espace : 366 Mds$
Secteur hors satellite : 95 Mds$ / Services associés aux satellites 123 Mds$ /Equipements terrestres 130,3 Mds$
Les opportunités de profits semblent infinies, et ce n’est que le début.
Mais SpaceX, avec son projet Starlink, n’est qu’une entreprise parmi celles qui se sont engagées dans cette course à un Internet ultra rapide venant de l’espace…
Si vous ne vous êtes pas encore positionné sur ce scénario, c’est le moment de passer à l’action. Consultez nos deux dossiers dédiés au sujet ici et ici.
En ce moment, je pense qu’Apple unira ses forces au système Starlink de SpaceX… bien qu’on ait déjà assisté à des scénarios plus étranges… Et nous ne sommes qu’en 2020…
Je pense qu’Apple va s’associer avec d’autres entreprises pour réunir les équipements et les envoyer dans l’espace. Ensuite, Apple gèrera le réseau effectif, une fois que les satellites seront dans l’espace.
Il paraît que la société a été en pourparlers avec Boeing (NYSE : BA) pour un partenariat sur un projet de transmission haut débit par satellite visant à créer un réseau Internet parallèle venant de l’espace.
Boeing a déposé des projets auprès de l’US Federal Communications Commission, concernant un réseau de 1 400 à 3 000 satellites, une énorme constellation susceptible de fournir un jour l’équivalent d’un Wi-Fi venant de l’espace.
Boeing pourrait-il un jour bâtir une constellation de satellites pour servir la vaste clientèle d’Apple ? Certainement.
Le fait qu’Apple fasse équipe avec un fournisseur n’aurait rien d’inédit. Pendant des années, à la suite du lancement du premier iPhone, le seul réseau que vous pouviez utiliser aux Etats-Unis était AT&T.
En attendant, la carte 5G sur laquelle nous nous sommes positionnés récemment, Nokia (NYSE : NOK), n’est pas absente de cette course à l’espace, elle non plus. Alors qu’elle enchaîne d’impressionnants succès en termes de déploiement terrestre de la 5G, elle s’efforce également d’apporter la 4G dans l’espace.
Vers la Lune ? Eh oui. La NASA voit loin. Nous sommes allés sur la Lune en 1969 pour la première fois, mais nous n’y sommes pas retournés depuis 50 ans. La NASA met tout en œuvre pour qu’on y retourne, mais cette fois pour y rester.
Or, une présence humaine permanente sur la Lune exige des réseaux de communication capables de couvrir de longues distances, si les gens vivent dans des lieux très espacés les uns des autres. La technologie 4G est bon marché et convient parfaitement à la surface de la Lune.
Je n’ai pas vu les détails décrivant comment ce réseau 4G sera installé. Peut-être sera-t-il directement basé sur la Lune. Mais je pense qu’il est également probable que des stations 4G soient placées en orbite lunaire. D’une altitude aussi élevée, on obtient une couverture bien plus vaste avec moins d’équipements, ce qui veut dire que des satellites de type Halo-Fi pourraient permettre aux futurs astronautes de communiquer avec leur maman.
La DARPA s’associe avec Telesat
A travers l’Histoire, tous ceux qui ont tenu une position élevée, sur le champ militaire, ont eu l’avantage, dans tous les conflits. Or, l’espace est la position élevée par excellence, et le Département américain de la Défense tient énormément à y avoir accès, contre toute menace potentielle.
Les consommateurs ne sont pas les seuls à s’intéresser à la nouvelle technologie qui a permis cette vague d’innovations dans le domaine des communications. Le gouvernement américain s’y intéresse aussi. Un réseau comptant des centaines, voire des milliers, de petits satellites de communication et d’observation serait extrêmement résilient, et résistant aux attaques.
L’US Space Force, créée récemment dans cette perspective, a même un nom pour son projet de Halo-Fi militaire : Blackjack.
Loral Space (NASDAQ : LORL), qui détient une participation majoritaire dans Telesat, collabore étroitement avec le Département de la Défense (« DoD ») pour réaliser une version militaire du Halo-Fi.
La DARPA (Defense Advance Research Projects Agency) – cette même agence gouvernementale qui a inventé Internet autrefois a attribué – a sollicité Telesat pour développer les « plateformes » (ou « châssis ») autour desquels sont construits les satellites, en quelque sorte. L’agence a l’intention de placer en orbite certains de ces satellites en développement, afin de démontrer quel serait le potentiel d’une constellation en orbite basse pour la fourniture de communications haut débit.
Les nouveaux satellites n’utiliseront pas que les communications radio mais repousseront les limites des communications technologiques via des connexions laser inter-satellitaires. Les longueurs d’onde du spectre visible peuvent transporter d’énormes quantités de données. Voilà pourquoi on privilégie la fibre optique pour connecter le monde depuis des dizaines d’années.
Dans l’air, le spectre visible est moins pratique, dans la mesure où il est facilement bloqué par des objets solides et le temps, et qu’il exige en plus un champ de vision. Mais dans l’espace totalement dégagé, c’est une autre histoire. Un réseau maillé (« mesh ») de satellites munis d’émetteurs-récepteurs à longueurs d’onde optiques serait capable de transporter de colossales quantités de données, et pourrait pratiquement constituer une deuxième dorsale Internet.
Ce sont des avancées militaires très exaltantes, et comme c’est souvent le cas avec les projets de la DARPA, elles pourraient filtrer un jour dans des applications commerciales, comme cela s’est produit avec Internet.
Et la branche Telesat de Loral serait en mesure de développer une grande partie de l’expertise nécessaire, grâce au travail accompli dans le cadre de ce contrat DARPA.
Ma recommandation
Achetez les actions Loral Space (US5438811060 – NASDAQ : LORL)
au prix maximum de 25 $ par action.
A un avenir éclatant !
Ray Blanco
NewTech Insider

Les cryptos gagnent 60 millions de consommateurs
